OPTIONS SUR DEVISES 2

Les techniques de couverture du risque de change

• Définition et principe
• Terminologie
• Avantages et inconvénients
• Exemples

Définition et principe
• L'acheteur d'une option d'achat de devises acquiert le droit - et non l'obligation - d'acheter un certain montant de devises à un prix fixé dès l'origine (appelé prix d'exercice), jusqu'à, ou à, une certaine échéance (appelée date d'exercice).
• L'acheteur d'une option de vente de devises acquiert le droit - et non l'obligation - de vendre un certain montant de devises. Comme dans le cas d'une option d'achat, cours et échéance sont fixés préalablement.
Le détenteur d'une option peut donc décider librement de l'exercer, c'est-à-dire d'acheter ou de vendre la devise au prix d'exercice. Mais il peut également renoncer à utiliser ce droit si le cours qu'il peut obtenir sur le marché des changes est plus avantageux pour lui.
L'option de change permet donc à son détenteur de couvrir son risque de change tout en préservant la possibilité de réaliser un gain de change dans le cas d'une évolution favorable du cours de la devise.

En contrepartie du service et des risques encourus par le vendeur de l'option (généralement un banquier), une prime, plus ou moins importante suivant les situations (devises, durées de couverture, cours garantis), est demandée à l'acheteur de l'option. Le risque de l'acheteur d'options est ainsi limité au montant de cette prime.

Le dénouement d'une option peut se faire selon trois voies : il y a abandon de l'option si l'acheteur d'option trouve avantage à acheter (ou à vendre) ses devises sur le marché des changes. Il y a exercice de l'option dans le cas contraire. Enfin, il y a revente de l'option lorsque celle-ci a encore une valeur positive et que l'entreprise n'a pas réalisé son opération commerciale.

Quand l'entreprise exercera-t-elle son option ?
• Un importateur , qui veut se protéger d'une hausse de la devise dans laquelle il est facturé, achète une option d'achat de devises. Si le cours de la devise a effectivement fortement augmenté et est au-dessus de celui de l'option, l'entreprise a intérêt à exercer celle-ci. Si, à l'inverse, le cours a fortement diminué (donnant une variation supérieure au prix de l'option), l'entreprise a intérêt à abandonner celle-ci.
• Un exportateur achète, quant à lui, une option de vente de devises pour se protéger contre une baisse de la devise dans laquelle il a facturé son client étranger. Si le cours a effectivement fortement baissé et est en-deçà de celui de l'option, l'entreprise a intérêt à exerce celle-ci. Si, à l'inverse, le cours a fortement augmenté (donnant une variation supérieure au prix de l'option), l'entreprise a intérêt à abandonner l'option et à changer les devises sur le marché au comptant.

Terminologie
• Option d'achat « call » et option de vente « put » : Le droit d'acheter une devise X s'appelle un « call X ». Le droit de vendre une devise Y s'appelle un « put Y ». Comme l'achat ou la vente d'une devise X suppose une contrepartie dans une devise Y, une option d'achat (de vente) d'une devise X est en même temps une option de vente (d'achat) d'une devise Y.
• Option européenne et option américaine : dans le cas d'une option européenne, l'exercice de l'option ne peut se faire qu'à l'échéance, tandis que dans le cas d'une option américaine, l'option peut être exercée pendant toute la durée de vie du contrat jusqu'à son échéance. Toutes autres choses restant égales, la prime d'une option américaine sera plus élevée que la prime d'une option européenne.

Avantages et inconvénients

L'option de change est un instrument particulièrement adapté à la couverture des risques certains mais également et surtout aux risques incertains.

Prenons un exemple pour illustrer cette notion de risque incertain. Un exportateur remet une offre en devises dans le cadre d'un appel d'offres, et ne sait pas si elle sera acceptée. En cas de baisse de la devise concernée, sa marge risque d'être amputée dans des proportions qui peuvent remettre en cause la rentabilité de cette offre. A l'inverse de la couverture à terme ou des avances sur devises, la détention d'une option lui permet de ne pas s'engager à livrer des devises dont il n'est pas sûr qu'il les encaissera, tant que son offre n'est pas acceptée. De plus, en cas d'acceptation de l'offre, cette technique lui permet de bénéficier d'une évolution favorable de la devise par abandon de l'option de vente de devises.

Les entreprises qui vendent sur base de catalogues font également face à un risque incertain lié à un chiffre d'affaires prévisionnel aléatoire qu'il vaut mieux couvrir par l'achat d'options de vente de devises.

Notons cependant que l'utilisation des options n'a d'intérêt que dans la mesure où l'on a affaire à des opérations en devises portant sur des montants importants (plusieurs centaines de milliers d'euros), le gain réalisé devant compenser le montant de la prime versée.


Exemples

Vous trouverez ci-dessous deux exemples pour illustrer la manière dont l'importateur et l'exportateur peuvent se protéger contre le risque de change avec des options.

1. Couverture de change d'une importation par achat d'une option de vente

Graindor, société européenne, importe des USA des graines de tournesols pour un montant de 1 million de USD le 1er mars 1999. Ces graines sont payables à trois mois. Graindor veut se couvrir contre une hausse du dollar par rapport à l'euro. Le cours comptant est de 1 EUR = 1,16 USD.

La banque propose à Graindor l'option de vente suivante :
• prix d'exercice : 1 EUR = 1,16 USD ;
• échéance = juin 1999 ;
• prime = 3 %.
Lors de l'achat de l'option de vente, l'importateur paie la prime d'un montant de 1 000 000 x 0,03 = 30 000 USD, soit 30 000 / 1,16 = 25 862 EUR.

Ainsi, l'importateur s'assure d'un coût maximal dans trois mois de 1 000 000 / 1,16 + 25 862 = 887 931 EUR.

A l'échéance, trois cas peuvent se présenter :
• le dollar s'est apprécié : 1 EUR = 1,14 USD. L'importateur exerce son option et le prix de son importation s'élèvera à 887 931 EUR ;
• le dollar s'est déprécié : 1 EUR = 1,19 USD. L'importateur n'exerce pas son option et achète sur le marché comptant le dollar. Le prix de son importation en euros, en tenant compte de la prime versée = 1 000 000 / 1,19 + 25 862 = 866 198 EUR, montant inférieur à celui calculé ci-dessus ;
• le dollar est inchangé : 1 EUR = 1,16 USD. Il est indifférent d'exercer ou non l'option. Le prix de son importation est de 887 931 EUR.
L'importateur, en se couvrant par l'achat d'une option de vente, s'assure un coût maximal de la devise, mais peut bénéficier d'une baisse éventuelle de la devise.


2. Couverture de change d'une exportation par achat d'une option d'achat

Graindor exporte le 1er janvier 2000 vers l'entreprise anglaise Pies&Cakes de l'huile de tournesol pour un montant de 500 000 GBP. La marchandise est payable à trois mois. Il veut se couvrir contre une baisse de la livre par rapport à l'euro. Le cours comptant est de 1 EUR = 0,70 GBP.

La banque propose à Graindor l'option de vente suivante :
• prix d'exercice : 1 EUR = 0,71 GBP
• échéance = mars 2000
• prime = 2,8 %.
Lors de l'achat de l'option d'achat, l'exportateur paie 500 000 x 0,028 = 14 000 GBP, soit 14 000 / 0,70 = 20 000 EUR.

Ainsi, l'exportateur s'assure, pour 500 000 GBP, d'un montant minimal de (500 000 / 0,71) - 20 000 = 684 225 EUR.

A l'échéance, trois cas peuvent se présenter :
• la livre s'est dépréciée : 1 EUR = 0,74 GBP. L'exportateur a intérêt à exercer son option et recevra dons 684 225 EUR pour ses exportations ;
• la livre s'est appréciée : 1 EUR = 0,67 GBP . L'exportateur n'exerce pas son option. Il vend les livres sur le marché au comptant et reçoit 500 000 /0,67 = 746 269 EUR. Compte tenu de la prime versée, son revenu net s'élève à 746 269 - 20 000 = 726 269 EUR pour ses exportations ;
• la livre reste inchangée : Il est indifférent d'exercer l'option ou pas.
L'exportateur, en se couvrant par l'achat d'une option d'achat, s'assure un coût minimal de la devise, mais peut bénéficier d'une hausse éventuelle de la devise.

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# Online seit Dienstag, 04. Dezember, 2007 um 03:49

OPTIONS SUR DEVISES 1

Trading d'options de change – Première partie
Options Trading
En finance, quand on parle d'options, on pense d'abord aux options sur actions, étant donné que ce sont les options les plus répandues. Mais les options visent aussi d'autres produits financiers tels que les Matières Premières, les contrats à terme, les indices et aussi les devises. En fait, le marché des options de change est parmi les plus variés des marchés d'options. C'est sur ce marché qu'ont été inventées les options dites de deuxième génération ou exotiques.
Les options de change (qu'on appelle aussi options sur devises) sont de plus en plus populaires auprès des investisseurs et des spéculateurs privés qui cherchent à couvrir un risque ou tout simplement accroître leurs revenus en profitant de la hausse ou de la baisse du sous-jacent ou de la volatilité (spéculation). Pour comprendre ce que sont les options, pensez à une sorte de police d'assurance : le contrat ne prend effet que dans certaines circonstances bien déterminées. Il en va de même pour les options : elles n'entrent en vigueur que si certains paramètres déterminés à l'avance sont réunis.
Que sont les options de change ? – Définition
Une option est un contrat entre un acheteur et un vendeur en vertu duquel l'acheteur a le droit, et non l'obligation, d'exercer l'option et donc d'acheter (call) ou de vendre (put) une quantité déterminée d'un actif (le sous-jacent = ici, il s'agit de devises) à un prix donné (prix d'exercice ou strike price) et à (ou jusqu'à) une date fixée à l'avance (échéance ou maturité). En retour pour ce droit, l'acheteur de l'option de change devra payer une prime (“premium” en anglais) au vendeur.
Ce produit dérivé permet de spéculer sur le cours futur d'une paire de devises, dans une optique de couverture (assurance) ou spéculation.
Droits et obligations du vendeur et de l'acheteur
Droits de l'acheteur : La partie qui achète l'option d'achat (call option) ou de vente (put option) peut décider d'exercer ou non son droit d'acheter (dans le cas d'une option d'achat) ou de vendre (dans le cas d'une option de vente) une devise contre une autre jusqu'à l'échéance. S'il choisit d'exercer ce droit, il prend une position du sous-jacent dans le marché au comptant (spot). Celle-ci est instantanément liquidée en vue d'un payement immédiat (si gain il y a).
La seule obligation de l'acheteur est la prime qu'il doit payer au vendeur. A l'échéance, le souscripteur d'une option d'achat peut exercer son droit d'acheter le sous-jacent au prix d'exercice (strike price) tandis que le souscripteur d'une option de vente peut exercer son droit de vendre le sous-jacent au prix d'exercice.
Risque : Au pire, l'acheteur risque de ne pas rentrer dans ses frais, c'est-à-dire d'avoir payé la prime “pour rien”. Le risque se limite donc au montant de la prime.
Gains potentiels : Théoriquement, le profit potentiel de l'acheteur est illimité.
Obligations du vendeur : Si l'acheteur exerce son droit d'acheter ou de vendre, la partie qui vend l'option de change est dans l'obligation de prendre la position opposée du sous-jacent au cours à terme dans le marché au comptant. L'idée est que la prime payée par l'acheteur couvre le risque au cas où le vendeur soit obligé d'acheteur/de vendre le sous-jacent à un cours à terme défavorable sur le marché au comptant.
Ainsi, lors d'opérations sur options de change, le vendeur doit disposer de suffisamment d'argent pour couvrir l'exigence de marge. Si le cours varie en défaveur du vendeur, il se peut qu'on demande à celui-ci de rajouter des fonds dans son compte pour couvrir la marge requise.
Risque : En théorie, le risque du vendeur est illimité.
Gains potentiels : Ils sont limités à la valeur de la prime qu'il reçoit de l'acheteur.
Prix d'exercice
Le prix d'exercice (strike price) d'une option est le prix auquel, à la date d'échéance, l'acheteur peut acheter (ou vendre dans le cas d'une option put) l'actif sous-jacent. Dans le cas d'une option d'achat (call) l'acheteur réalisera un profit si le prix d'exercice est supérieur au cours à terme du sous-jacent (suffisamment pour couvrir le montant de la prime + un gain). Dans le cas d'une option de vente (put), l'acheteur réalisera un profit si le prix d'exercice est inférieur au cours à terme du sous-jacent (suffisamment pour couvrir le prix de la prime et plus). En général, plus l'écart entre le prix d'exercice et le cours à terme est important à l'achat, plus le prix de l'option sera bas, étant donné que théoriquement, il a moins de chance d'atteindre le prix d'exercice.
Dans la monnaie / En dehors de la monnaie / A la monnaie
Selon que le prix d'exercice de l'option de change est inférieur, supérieur ou égal au cours à terme de l'actif sous-jacent, on distingue trois situations : “dans la monnaie”, “en dehors de la monnaie” et “à la monnaie”*.
L'option est dite: Pour un call (option d'achat) Pour un put (option de vente)
“dans la monnaie” prix d'exercice < cours à terme du sous-jacent prix d'exercice > cours à terme du sous-jacent
“en dehors de la monnaie” prix d'exercice > cours à terme du sous-jacent prix d'exercice < cours à terme du sous-jacent
“à la monnaie” prix d'exercice = cours à terme du sous-jacent prix d'exercice = cours à terme du sous-jacent
*On parle aussi de “en jeu”, “hors jeu” et “à parité”
Pertes et Gains
Lorsqu'une option de change put ou call est “dans la monnaie”, elle possède ce qu'on appelle une valeur intrinsèque. Sur le schéma ci-dessous, vous pouvez voir comment fonctionnent profits et pertes (P&L) dans le cas d'une option d'achat (call) :
La Prime
Lors de vos calculs de profits/pertes, n'oubliez pas de prendre en compte la prime (premium). La prime n'est autre que le prix de l'option. Pour qu'elle soit profitable et qu'elle couvre le montant de la prime, une option doit donc être assez loin “dans la monnaie”. Et comme vous pouvez le voir dans le graphe ci-dessus même si une option est “dans la monnaie”, il se peut que vous ne rentriez pas dans vos frais et donc que vous essuyiez des pertes.
Cette prime est calculée selon un modèle mathématique (le modèle Black Scholes) et s'exprime soit en montant de l'actif sous-jacent, soit en pourcentage du nominal de l'option. Le prix de la prime varie en fonction de plusieurs facteurs dont le prix d'exercice que vous avez choisi et la volatilité des cours. (Pour en savoir plus sur les déterminants du prix d'une option, voir la suite, “Trading d'options de change II”.)
Option “européenne”/ option “américaine”
L'option est dite américaine si l'on peut l'exercer à tout moment jusqu'à la date d'échéance ou européenne si l'on ne peut l'exercer qu'à son échéance.
Formes et types d'options sur devises
Dans le trading sur le forex comme dans le trading d'options, on distingue deux formes d'options : l'option d'achat (call option) et l'option de vente (put option).
• Une option call confère à l'acheteur le droit d'acheter une certaine quantité de l'actif sous-jacent (une devise contre une autre) à un prix donné (le prix d'exercice ou strike price) et à (ou avant) une date précise, l'échéance.
• Une option put confère au souscripteur de l'option (l'acheteur), le droit de vendre le sous-jacent au prix d'exercice choisi et à la date d'échéance convenue (ou jusqu'à cette date).
Les options (put et call) sont divisées en deux grandes catégories, qui comportent elles-mêmes plusieurs Types d'options de change :
• Les options dites classiques ou “vanille” (vanilla options) . Il s'agit là des options les plus élémentaires et les plus simples. Elles font généralement référence aux options call et put. Veuillez noter que les contrats de type put et call ne sont pas deux pendants d'une même transaction mais bien deux transactions séparées. Ce qui veut dire que pour tout acheteur d'une option d'achat (call), il y a un vendeur call et pour tout acheteur d'option de vente (put).
• Les options dites exotiques (exotic options) . Contrairement aux options classiques (vanilla) caractérisées par un prix d'exercice et une date d'échéance standards, les options exotiques comportent des critères de temps et de prix plus élaborés. Les options exotiques sont variées et comportent différents types d'options comme les options à barrière ou “ barrier options”, (par exemple les options knock-in ou à barrière activante ou désactivante), et les options binaires (“ binary options” ou encore “ digital options”) telles que les options “ one-touch” ou “explosives”.
Détermination du prix des options
Lorsque vous achetez ou vendez des options sur devises ou autre actif sous-jacent, la prime (le prix de l'option) est calculée automatiquement d'après plusieurs formules mathématiques. Elle est exprimée soit en montant (du sous-jacent) soit en pourcentage du nominal de l'option.
Intuitivement, le prix d'une option reflète la probabilité d'exercer celle-ci : plus cette probabilité est grande, plus l'option coûtera cher. Plusieurs facteurs influent sur le prix de l'option, notamment :
• L'écart entre le cours au comptant du sous-jacent (prix actuel) et le prix d'exercice (cet écart se nomme la valeur intrinsèque).
• Durée restant à courir et “valeur temps” . En général, plus l'échéance de tombée de l'option est lointaine, plus la prime est élevée. De la même façon, la valeur d'une option diminue à mesure que son échéance approche étant donné que les chances qu'elle n'entre en vigueur s'amoindrissent.
• La volatilité du marché. C'est l'un des facteurs les plus importants dans la détermination du prix d'une option de change. La volatilité mesure les variations de cours de la paire sous-jacente sur le marché au comptant. En temps de volatilité élevée, la probabilité que l'option expire “dans la monnaie” est plus grande. Cela signifie que le vendeur de l'option a pris un risque plus important et en échange de ce risque, il demande une prime plus élevée. En général, plus la volatilité est grande, plus l'option (call ou put) coûte cher. Dans le prix d'une option, on distingue deux types de volatilité : la volatilité implicite, qui correspond aux anticipations de marché, et la volatilité historique, qui elle correspond aux variations passées de l'actif.
La valeur de l'option est aussi affectée par d'autres facteurs tels que les taux d'intérêt et d'autres conditions de marché, quoique de façon moindre. L'évaluation de la valeur théorique d'une option européenne se fait généralement d'après le modèle Black-Scholes.
Le prix global d'une option correspond à la valeur intrinsèque ajoutée à la valeur temps.
La valeur intrinsèque : A quel point l'option est “dans la monnaie” (la différence entre le prix d'exercice et le cours du sous-jacent. Elle correspond au gain qui serait réalisé si l'option était exercée dans l'immédiat. Quand celle-ci est nulle, l'option est considérée comme “en dehors de la monnaie”.
La valeur temps ou valeur extrinsèque : La valeur d'une option au-delà de la valeur intrinsèque. En d'autres termes, cette valeur correspond à la différence entre la prime et la valeur intrinsèque, et elle traduit la valorisation de la probabilité que l'option tombe “dans la monnaie” entre aujourd'hui et sa maturité, et donc la valeur qu'accordent acheteur et vendeur au temps restant à courir jusqu'à l'échéance de l'option. Celle-ci est calculée à partir de différents facteurs dont la volatilité et le cours du sous-jacent au comptant, ainsi que la durée jusqu'à l'échéance. A mesure que la date de maturité approche, la valeur temps se rapproche de zéro. Ainsi, une option de change à deux mois d'échéance coûtera plus cher que la même option à un mois d'échéance étant donné que le cours sous-jacent dispose de plus de temps pour varier éventuellement dans une direction favorable. Et pour ce temps en plus, le vendeur reçoit une prime plus élevée.
Les Lettres grecques
Les lettres grecques ou plus simplement les “grecques” correspondent à une série de mesures statistiques qui découlent du modèle Black-Scholes, représentées chacune respectivement par une lettre de l'alphabet grec. Ces indicateurs donnent aux spéculateurs un aperçu des résultats passés du sous-jacent en mesurant l'impact d'une variation des paramètres déterminant le prix (écart cours sous-jacent/ prix d'exercice, valeur temps, volatilité, taux d'intérêt) sur celui-ci.
Voici les principales mesures dérivées du modèle Black-Scholes :
• Le delta : mesure la sensibilité du prix de l'option à une variation donnée du cours du sous-jacent, ou autrement dit, la corrélation entre le prix de l'option et le prix du sous-jacent.
• Le gamma : mesure la sensibilité de delta à une variation du cours du sous-jacent. Il permet de voir si le prix de l'option change plus vite ou moins vite que le prix du sous-jacent (convexité du prix de l'option)
• Le thêta : mesure le degré de sensibilité du prix de l'option au passage du temps.
• Le véga (“nu”) : mesure le degré de sensibilité du prix de l'option aux variations de volatilité du sous-jacent (volatilité implicite).
• Le rhô : mesure le rapport entre le prix de l'option et les taux d'intérêt.
Toutes ces mesures sont inter-corrélées et ne sont bien entendues pas fixes. Elles donneront aux spéculateurs une idée de la façon dont le prix de l'option se comporte quand le cours du sous-jacent varie (en supposant que les autres variables demeurent constantes). Les traders professionnels se servent des grecques pour calculer et localiser le risque (volatilité et taux d'intérêt).
Ces mesures sont calculées quand vous vérifiez le prix de l'option. Et même s'il n'est pas indispensable de connaître leurs formules, il est bon se savoir à quoi ces mesures correspondent.
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# Online seit Dienstag, 04. Dezember, 2007 um 03:47

MON PARCHEMIN DE TRADER

Voici un post que jai lu et qui m'a beaucoup fait du bien. prenez en grand soin et rendez fier de vous le concepteur de ce document, Mr MOUSTAFA. quant a moi, je suis dispoosé a vous donner quelques petits tuyaux pourvu que vous me soumetiez vos inquietude à fxadvanced_trading@yahoo.fr

"Je suis Moustafa Belkhayate, 42 ans, trader international sur les marchés boursiers.

C'est avec plaisir que je vous présente l'un des plus passionnants métiers au

monde : le métier qui consiste à aller à la source même de l'argent, c'est à dire les

marchés financiers, et y puiser de manière régulière largement de quoi vivre, et

même plus. Comme vous allez le constater, le but n'est pas seulement de s'enrichir

financièrement, aussi et surtout intellectuellement et humainement.

L'expérience et les informations que je partage volontiers avec vous m'ont coûté très

cher à acquérir. Du temps, de l'argent et des tonnes d'émotions. Je vous les offre

sans rien en échange. Mais si vous insistez, sachez que je réfléchis actuellement à la

création d'une Fondation pour les Enfants, et que je suis preneur de toute

compétence intellectuelle et humaine.

Qu'est ce qu'un trader ?

La définition académique :

Le trader a pour rôle essentiel d'établir la cotation des produits financiers du marché

et de prendre des positions sur les valeurs aux meilleurs cours ou taux. Il travaille

pour le compte de son propre établissement, d'organismes de placements collectifs

ou de clients.

Il prend des positions sur le marché, exécute les ordres des clients et recherche des

contreparties lorsque c'est nécessaire.

Il dispose des cotations en temps réelles, des indices mondiaux ainsi que des

informations d'ordre économique grâce aux écrans Reuter ou Bloomberg.

Il travaille avec le middle-office et le back-office qui sont chargés de l'enregistrement

administratif des opérations faites par le trader pendant la journée.

La définition pratique :

C'est un homme ou une femme qui passe des ordres d'achat ou de vente sur des

produits financiers : actions, obligations, matières premières, devises, indices

boursiers, taux d'intérêts, options etc.

C'est un spéculateur, c'est à dire une personne qui a pour unique objectif de faire

des profits dans un laps de temps assez court en négociant une valeur boursière.

Un bon trader ne spécule qu'une heure par jour en moyenne.

Nous sommes au début de 2003. Les Etats Unis sont aux portes de l'Irak. L'un

prétend combattre le terrorisme, l'autre prétend combattre l'impérialisme. Le risque

d'une catastrophe nucléaire n'a jamais été aussi grand. Tout va de plus en plus vite.

Nous avons tous la nette impression que notre civilisation vient de donner un sérieux

coup d'accélérateur. Pour aller où ?

Personne ne sait...

Ceux qui sont tétanisés par cette vitesse retiennent leur souffle et attendent...

Ceux qui, accrochés à leurs repères d'antan, cherchent derrière eux un quelconque

refuge contre ce qui leur paraît incontrôlable et donc dangereux...

Et il y a ceux qui vivent avec leur époque, advienne que pourra.

En fonction de l'interprétation que nous faisons de ce qui nous arrive par ces temps

modernes, nous décidons de CONTINUER à vivre ou d'ARRETER de vivre.

Ce livret s'adresse à ceux qui acceptent de continuer. A ceux qui pensent encore que

quelque chose d'extraordinaire peut leur arriver...Ils ont la foi. Ils sont heureux de

vivre, heureux de ce qu'il va leur arriver.

Ce livret parle d'argent. De la manière d'en gagner, mais surtout de la finalité

intellectuelle et humaine de la spéculation. C'est un sujet délicat car chacun de nous

a un rapport très personnel avec ce qu'on appelle le nerf de la guerre. En fonction de

ce rapport, vous serez un excellent spéculateur ou un tendre pigeon.

Non seulement les principes que vous allez découvrir marchent, mais ils marchent

TRES bien. Ils ont deux particularités fondamentales :

1. Ils sont valables aussi bien sur les actions que sur les devises, les matières

premières, les indices boursiers, les taux d'intérêt ou sur tout autre produit

financier.

2. Ils n'exigent aucune connaissance des lois de l'économie et de la finance. Nul

besoin d'être un expert en analyse financière ou en micro économie pour

gagner de l'argent sur les marchés.

Cela semble invraisemblable mais la lecture de ce livret va vous le prouver.

A qui s'adresse-t-il ?

Ce livre s'adresse à ceux qui ont une foi intime qu'en dehors des pures lois de la

finance et de l'économie, il y a certaines lois presque imperceptibles et inexplicables

qui gouvernent dans le milieu boursier. Pour les autres, irréductibles rationnels, qui

ne croient qu'en ce qu'ils voient, qu'en ce qu'ils peuvent calculer, expliquer,

comprendre...ce livret les fera sourire.

Ce livret s'adresse à ceux qui portent déjà en eux les principes que je compte

décrire. Le simple fait de les lire et de réaliser qu'ils peuvent les appliquer dans le

trading (dans ce livre ce mot sera synonyme de spéculation) peut les aider à les

mettre en place dans leur esprit et dans leur corps.

Des centaines (de bons !) livres existent sur les techniques boursières, les stratégies,

les philosophies etc. Des cours vidéo, des séminaires, des conférences ...Ce n'est

donc pas l'information qui manque. Et pourtant, seule une petite minorité de traders

(spéculateurs) arrive régulièrement à des résultats positifs. On estime que sur la

planète boursière 5% des traders gagnent l'argent des 95 autres %. C'est dire que

l'information et le savoir ne suffisent pas.

Ces traders d'exception ont quelque chose de plus...Et c'est justement l'objet

principal de ce livret : étudier en détail ces principes qui font la différence entre les

meilleurs et les ordinaires. Dans le trading, comme dans la vie, la majorité des

personnes

savent ce qu'ils doivent faire, mais pour des raisons plus ou moins

conscientes, ils se débrouillent

pour ne pas prendre la décision qui correspond à ce

savoir. Pourquoi ?

Voilà une des questions les plus importantes pour comprendre le succès ou l'échec

d'un spéculateur. Les principes que nous allons étudier tenteront une réponse.

Ce livret s'adresse à ceux qui osent porter un regard sur eux mêmes. Sans se juger

ni se critiquer. Juste constater des faits. Ce n'est pas donné à tout le monde, car rien

n'est plus difficile que de se regarder dans un miroir en toute objectivité. Et pourtant

c'est une étape fondamentale pour réussir dans le trading. Nous verrons plus loin

pourquoi.

Ce livre s'adresse enfin à ceux qui aiment le trading, qui est d'abord une passion

avant d'être un moyen pour vivre. A ceux qui sentent d'instinct qu'ils peuvent bien

réussir dans ce domaine, mais qui n'arrivent pas encore à tirer leur épingle du jeu. Ils

changent de logiciel, de marché, de méthode... Ils sont encore perdants... et ils ont

de très bonnes excuses.

Quant on perd sur les marchés financiers, aucune excuse n'est valable. Voilà le

premier principe fondamental pour faire des progrès. Aucune excuse car le seul et

unique responsable d'une opération de trading c'est le trader et jamais le courtier, ni

un journal financier, ni un conseiller médiocre, ni une malchance terrible ou une

mauvaise connexion internet. Quand un trader fait une opération négative et intègre

dans son intérieur qu'il en est seul responsable, il a non seulement le courage de

clôturer cette position mais surtout il est à même d'assumer un autre choix avec

moins de mauvaise conscience que s'il persistait à jouer à l'autruche.

Un jour, j'ai proposé dans un forum sur Internet d'offrir gratuitement mon analyse

personnalisée de portefeuille des 20 premiers messages. J'ai été très surpris : 19

portefeuilles sur 20 avaient un grand point commun : plus de 70% du portefeuille

étaient placés dans une position négative ...et ce depuis plus de 2 mois en

moyenne !! Ils ne sont pas sortis à temps et là ils attendent, ils espèrent que les

actions en question vont remonter. Et quand je leur conseille de clôturer les

positions, leur réponse est étonnamment identique :

«

Mais...j'ai beaucoup perdu sur ces positions...je ne peux me permettre de sortir

maintenant...plus grand chose à perdre....Si j'encaisse les pertes et cela

remonte...je ne le supporterai pas...j'ai attendu 3 mois (sous entendu j'ai souffert 3

mois ) je peux encore attendre...je ne suis pas pressé...Elles vont finir par

remonter... »

Un seul va suivre mes conseils et clôturer toutes ses positions perdantes. Deux

semaines plus tard, je reçois un message ...de sa femme :

«

Monsieur, je vous remercie vivement d'avoir convaincu mon mari de sortir ses

positions sur CMGI, AMDI et IBM. Je ne sais pas où elles en sont aujourd'hui mais

une chose est sûre : vous avez libéré mon mari, il est plus gentil avec les enfants,

avec moi ... l'ambiance à la maison est plus décontractée... »

D'une manière générale, une position qui vous fait souffrir est une mauvaise position.

Il faut impérativement la quitter, sans la moindre hésitation. C'est un principe

essentiel à respecter pour deux bonnes raisons :

·

Eviter que votre vie de trader vienne empiéter sur votre vie privée.

·

Vous épargner davantage de pertes.

Depuis que Georges Soros, trader sur les futures, a terrassé la Banque Centrale

d'Angleterre en empochant un milliard de dollars au passage, les professionnels

réalistes sont conscients que nous vivons désormais une ère révolutionnaire où les

Etats et les Banques Centrales ont perdu le pouvoir et le contrôle sur les marchés

financiers. C'est une réalité difficile à accepter mais le fait est que ce sont les gérants

de portefeuille (particulièrement les traders) qui font la loi sur les marchés

internationaux.

Plusieurs de ces gérants ont une puissance financière supérieure à bien des

Banques Centrales et leur objectif consiste uniquement à spéculer et non à investir.

C'est à dire à faire un profit le plus vite possible en anticipant non pas la valeur

potentielle d'un titre ou d'un produit financier mais la réaction émotionnelle des

investisseurs et autres spéculateurs.

La principale activité des opérateurs des marchés financiers consistant à prévoir la

psychologie des autres opérateurs (donc à spéculer et non pas à investir), toutes les

bonnes théories sur l'économie et la finance se retrouvent prises à contre pied. Nous

verrons dans ce livret pourquoi et comment les marchés se moquent des principes,

qui constituent pourtant leurs propres fondements.

Le but ici est de vous donner des éléments de réflexion pour constituer votre propre

méthode de trading, en fonction de votre personnalité, de vos objectifs et de votre

psychologie. Vous « sentirez » que désormais vous n'allez pas juste jouer mais que

vous êtes suffisamment outillés et motivés pour être un

gagnant sur les marchés

financiers.

Vous allez peut-être perdre au début mais vous apprendrez. Vous verrez, c'est

passionnant.

On n'a pas besoin de sortir d'une grande Ecole de commerce ou d'ingénieur pour

exceller dans le domaine de la spéculation. 75% des meilleurs gestionnaires au

monde sur ces marchés sont issus d'une formation autodidacte.

En décortiquant les différentes phases d'une opération de trading ( avant, pendant et

après) on comprend mieux le processus de la réussite ou de l'échec.

Avant :

1. Disponibilité psychologique et physique du trader.

2. Rumeurs et informations financières, économiques, politiques, social etc.

3. Analyse fondamentale de l'action ou du contrat.

4. Analyse technique et graphique de l'action ou du contrat.

5. Money management.

6. Intuition du trader.

7. Savoir-faire technique pour passer l'ordre de manière optimale.

8. Choix d'un courtier performant pour l'exécution des ordres.

Pendant :

9. Gestion psychologique et technique

10. Intuition du trader.

Après :

11. Gestion de la réussite ou de l'échec de l'opération.

Regardez de près ces 11 phases. Prenez le temps d'y réfléchir et classez les par

ordre d'importance. Appliquez vous car ce classement n'est pas banal...c'est

l'ossature de votre manière de voir les choses et d'approcher les marchés boursiers.

C'est le pilier de votre méthode de trading. Ne regardez pas mon classement avant

d'avoir fait le votre, sinon sur un bout de papier, au moins mentalement. Je le répète,

pour une lecture profitable de ce livre, il est essentiel que vous preniez le temps de

faire ce classement. En face de chaque phase, vous pouvez mettre un pourcentage

représentant le poids de cette phase dans la réussite ou l'échec de votre trade

(opération aller-retour). Soyez honnête avec vous même.

Voici mon classement. Il reflète ma vision du trading et bien entendu il n'engage que

moi :

1- Money management = 70%

2- Analyse technique et graphique = 15 %

3- Disponibilité psychologique et physique du trader. = 5 %

4- Gestion de la réussite ou de l'échec de l'opération. = 3 %

5- Savoir faire technique pour passer l'ordre = 3 %

6- Choix d'un courtier performant pour l'exécution des ordres. = 3 %

7- Intuition du trader ( avant et pendant ). = 0 %

8- Rumeurs et informations financières, économiques, = 0.5 %

9- Analyse fondamentale de l'action ou du contrat. = 0,5 %

----------------------

100 %

Conclusion :

a) Comme vous le constatez, je n'accorde pratiquement aucune importance aux

rumeurs, informations financières, économiques, politiques, ni à l'analyse

fondamentale.

Ces informations, quand elles sont valables, sont déjà utilisées par les traders

professionnels qui sont cent fois mieux outillés que nous dans ce domaine. Quand

elles sont publiées, c'est toujours trop tard pour le trader moyen. D'autant plus qu'il

n'y a aujourd'hui aucune logique économique ou financière, comme nous allons le

voir plus loin.

J'ai mis 0.5% car il arrive qu'une nouvelle attire mon attention sur une action ou un

contrat, et là je vais regarder son graphique.

b) La part de l'intuition doit être nulle. Alors que certains investisseurs prennent des

positions basées à 80 voire 100 % sur leur instinct, leur bonne intuition. Quand je

leur dis que je ne vois pas pourquoi ils ont acheté telle action, ils me répondent avec

un sourire assuré, mi amusé, que c'est un « choix du coeur », qu'ils l'ont senti, qu'ils

l'ont rêvé, qu'ils « en sont sûrs et certains et que je verrai ... », que leur intuition ne

les trompe que rarement....Ou alors ils ne répondent pas , se contentant de me

montrer de l'index leur nez, en s'appliquant à prendre un air mystérieux.

Résultat : en 10 ans d'expérience dans ce domaine, je ne connais aucun investisseur

ni aucun trader qui ait gagné de l'argent sur le long terme grâce à son intuition.

Pourquoi ?

D'abord l'intuition est une notion abstraite qui trompe plus souvent qu'on le pense

...peut être parce que 90% de ce qu'on prend pour de l'intuition n'est que la

sensation plus ou moins inconsciente de ce que l'on souhaite.

Ensuite l'intuition a ceci de particulier qu'on ne se rappelle que des bons tuyaux

qu'elle nous a soufflés, mais jamais des mauvais.

Enfin, l'intuition étant la mère de la présomption, un investisseur présomptueux perd

toute lucidité et toute objectivité, car il reste attaché à sa « croyance » même quand

elle le fait perdre.

Il faut cependant faire la différence entre l'intuition et l'instinct. Quand un trader prend

position par instinct, en général 95 de fois sur cent la position sera profitable...mais

le problème, vous l'avez deviné, c'est d'être sûr que c'est par instinct, et non par

intuition. Voilà un sujet de réflexion très important dans le trading, nous l'étudierons

avec plaisir dans un chapitre dédié.

c) Vous avez remarqué les 70% du money management. Pour moi c'est l'essentiel

du trading. Nous allons voir en détail pourquoi et comment. Juste une réflexion :

La majorité des investisseurs privés et même institutionnels consacrent leur énergie,

leur temps et leur argent à chercher quel est le meilleur moment pour acheter et le

meilleur moment pour vendre. Ils considèrent, plus ou moins consciemment, que

le

timing

représente l'essentiel d'une opération boursière.

Je suis convaincu que c'est une erreur. Et j'écris ce livret en partie pour le prouver.

Pour gagner de l'argent sur les marchés financiers de manière régulière et en

contrôlant parfaitement le risque à tout moment il faut que la stratégie adoptée soit

constituée d'au moins 70% de

money management et seulement 30% de timing,

savoir-faire et signaux de systèmes de trading compris.

La question n'est pas de savoir quand il faut acheter ni quand il faut vendre. Mais de

définir au départ deux éléments qui constituent la véritable clé du Trading :

1- Quel pourcentage de mon capital vais-je risquer sur le premier trade ?

2- De combien vais-je augmenter mon exposition lorsque je gagne et de combien

vais-je la diminuer lorsque je perds ?

Répondre à ces deux questions c'est faire usage de Money management. Et donc

trader correctement. Cette notion est si importante que j'y consacre presque 95 % de

mes études et recherches.

Vous allez souvent voir des pourcentages. J'aime la science des probabilités et je

dois reconnaître qu'elle me le rend bien. Pratiquement toute ma méthode de

spéculation est structurée autour des lois de probabilités très simples mais d'une

efficacité surprenante.

Préparez vous justement à devenir un trader surprenant.

Principe N°1 : La Responsabilité du Trader

Le premier principe qu'un trader doit imprimer dans son esprit avant toute décision

est celui ci : Toute ce qu'il va lui arriver pendant sa journée de trading est

entièrement et indiscutablement sous sa responsabilité.

Je commence par cette notion car elle constitue la pièce maîtresse de l'arsenal

psychologique du trader

Quand vous arrivez devant vos écrans le matin, avant de vous asseoir prenez

l'habitude de réaliser que vous allez créer ce qui va vous arriver. Que vous êtes à

l'origine de vos pertes comme de vos gains.

Ce n'est ni la connexion internet, ni la mauvaise analyse de votre collègue, encore

moins la faute à votre broker, si vous vous retrouvez dans une position perdante.

Avant de passer un ordre, acceptez que vous, et vous seul êtes entièrement

responsable de cet acte.

J'ai souvent vu dans les salles de marché les responsabilités diluées, ce qui permet

à chacun de se sentir innocent s'il s'agit de mauvais trade et auteur compositeur de

l'oeuvre si le trade est gagnant.

Cet esprit d'irresponsabilité n'est pas propre à une salle de marché. En ouvrant bien

les yeux, vous le trouvez partout : celui là se plaint que le journal a publié de faux

cours de clôture, que son broker l'a mal ou pas du tout informé de la date d'expiration

de ses options, celui ci se réfugie derrière la lenteur soudaine et malencontreuse de

la station de trading online etc.

Lorsque vous perdez de l'argent, il n'y a qu'un seul et unique responsable : VOUS.

Aucune excuse n'est valable . Ni même la malchance.

J'ai même entendu l'incroyable ; un particulier me dit un jour :

« L'action a chuté brutalement en une seule journée. Evidemment moi j'étais au

travail, pas devant mon écran. Ce n'est que le soir que j'ai constaté la

catastrophe...Ah si seulement j'avais été là à l'ouverture...j'aurai immédiatement

clôturé la position....Mais bon malheureusement moi je travaille ...je ne peux pas

être au four et au moulin... »

C'est ahurissant, n'est ce pas, d'être à ce point inconscient de son irresponsabilité

devant un fait somme toute assez grave. Engager de l'argent personnel, ou d'une

entreprise qui vous fait confiance, sur le terrain tumultueux de la bourse n'est pas

une chose anodine. C'est très sérieux. A vous de tout vérifier avant de passer à

l'acte, car une fois la décision prise, plus rien ne peut arriver dont vous ne serez tenu

responsable à 100%.

Michel décide d'acheter des actions Eurotunnel, d'après des analyses en lesquels il

a confiance. Eurotunnel chute. Il dit à sa femme :

« C'est la faute du PDG ; Il fait n'importe... »

Sa femme lui répond : « Non moi je pense que c'est la faute des mauvaises

analyses...de toute façons c'est politique ces choses là à ce niveau... »

Voilà ce que j'appelle un raisonnement complètement irresponsable. Michel se sent

une victime alors qu'il est le coupable.

Un trader doit savoir assumer sa décision, quoi qu'il arrive. Il n'existe pas d'imprévu

dans la spéculation boursière tout simplement parce que, dés le départ, tout doit être

prévu. Absolument tout.

Si des professionnels de tourisme viennent se plaindre que la tension de guerre en

Irak est en train de briser leurs affaires, les uns accusant Bush d'être le responsable

de leur malheur, les autres accusant Saddam, c'est qu'ils n'ont pas tout prévu. Il leur

fallait acheter de l'Or, par exemple pour couvrir le risque dont ils se plaignent

aujourd'hui. C'est ce qu'on appelle la couverture croisée : en cas de guerre, ce qu'ils

gagnent sur l'Or compense ce qu'ils perdent en clientèle, et en cas de règlement

rapide, ils seront heureux de ne pas faire jouer leur « assurance-or », si j'ose dire.

Ce n'est parce que je paye une assurance que j'espère faire un accident. C'est pour

me protéger...contre justement l'imprévu.

Comme vous commencez à le voir, cette notion de responsabilité est indispensable

à un trader. Il doit toujours structurer sa position de manière à ce qu'il n'y ait aucun

imprévu sur lequel il pourrait s'appuyer pour justifier une quelconque maladresse.

Etre toujours conscient qu'il lui incombe de tout vérifier, prévoir et analyser

avant

d'agir. Car une seconde après c'est trop tard, il a désormais basculé dans un monde

où il sera tenu responsable de

tout ce qui arrivera.

Principe N° 2 La Discipline du Trader

Le marché paye le trader qui fait preuve de discipline.

Seulement, que c'est difficile de développer cette rigueur et cette constance

lorsqu'on est devant un marché qui bouge sans arrêt.

Arrêtez vous là et posez vous cette question : « Suis je ce trader discipliné ? ».

Si vous répondez non, vous avez déjà fait la moitié du chemin ...pour le devenir.

Nous allons voir plus bas comment accomplir le reste du parcours.

Si vous répondez oui, je vais me permettre une autre question :

« Vous arrive-t-il , mais alors très rarement, peut être une fois sur cent , d'enfreindre

cette rigueur et de faire une action indisciplinée...pour rectifier un petit peu le tir ? »

Je pense que oui. Alors vous n'êtes pas un trader discipliné. Et vous êtes plus

dangereux que le premier, comme on va le voir.

La discipline est une notion qui a une dimension entière. Ou l'on est discipliné ou

bien l'on ne l'est pas.

Prenons le cas de la cigarette. J'entends souvent une personne qui dit qu'elle est

non fumeur. Mais il lui arrive, bien sûr exceptionnellement, de fumer une cigarette.

Cette personne peut elle prétendre au statut de non fumeur ? Non.

Son statut est « fumeur occasionnel ».

Christine dit qu'elle ne boit jamais d'alcool, puis précise « sauf bien sûr le Jour de

l'An ou lors d'une fête entre amis ».

L'importance de ses définitions est capitale. Car l'être humain répond aux définitions

qu'il s'est donné.

Un trader qui pense qu'il est discipliné, mais qui ne l'est pas en réalité fera un jour un

écart fatal et en 2 minutes il effacera tout ce qu'il a fait de positif sur toute une année.

Il doit fixer dés le départ son objectif ET le point d'invalidation qui remet en cause son

scénario. Puis il doit trader en fonction de ce plan et ne jamais y intervenir en cours

de route car alors il ne construira jamais une méthode rigoureuse.

Principe N° 3 Le mental du Trader

La spéculation est une activité qui a la particularité de créer au fur et à mesure ses

propres lois. Le spéculateur doit faire avec ou s'écarter. Il n'a pas d'autre choix. Il ne

doit pas aller sur les marchés pour les défier, pour essayer une intuition, une idée,

pour voir ce que cela peut donner, car la spéculation n'est pas un jeu, mais un art.

L'art de la guerre.

Un art qui se respecte autant qu'un art martial, par exemple. Si vous avez un point

faible vous ne pouvez l'ignorer ou faire semblant qu'il n'existe pas.

Il s'agit plus de combattre le maillon faible que de développer les maillons forts.

L'histoire a vu d'excellents spéculateurs sombrer brusquement dans un abîme si

profond qu'ils n'ont jamais plus pu se relever. Pourtant ils étaient des "génies " dans

leur domaine. Celui-ci a négligé son point faible lié à sa véritable motivation

professionnelle, celui-là avait pour talon d'Achille une passion pour le jeu proprement

dit.

Pour réussir dans ce métier, il faut un entraînement complet et équilibré du corps, de

l'esprit et des émotions. Ce n'est certainement pas juste une affaire de techniques et

de tactiques boursières. C'est beaucoup plus sérieux que ça !

Regardez les professionnels ; ils utilisent presque tous les mêmes logiciels d'analyse

technique, les mêmes sources d'informations, ont suivi pratiquement les mêmes

formations et ont en général dans le domaine technique et stratégique le même

niveau...la différence se fait donc uniquement sur la profondeur de leurs analyses

psychologiques du marché et des rapports qu'ils entretiennent avec eux mêmes.

Le seul et véritable adversaire d'un spéculateur est sa propre personne.

Quand il perd, c'est lui et non le marché qui est à l'origine de cette perte. Voilà une

phrase qui peut vous sembler évidente mais combien de spéculateurs en ont

conscience ? La majorité pense fortement que quand elle gagne c'est grâce à son

génie et quant elle perd c'est à cause du marché.

Le marché n'a jamais tort. Puisqu'il se contente de dire ce qui se passe.

Etes-vous réellement prêts à vous engager dans cette voie ?

A remettre en question certains de vos principes concernant l'argent, le jeu, l'amour

propre etc.?

Ne me dites pas de vous donner juste les techniques et le reste vous en ferez votre

affaire...Ces techniques , vous pouvez les trouver partout, dans des livres sur des

sites, dans des écoles etc.

Avant d'apprendre à spéculer il est essentiel, voire primordial d'avoir la franchise de

plonger en soi pour connaître la raison véritable qui vous pousse à devenir un

spéculateur. Cette raison est et sera pour toujours votre moteur de réussite... ou

d'échec. Vous comprenez l'importance de cette introspection.

Qu'est ce qui fait la différence entre les meilleurs spéculateurs du monde et les

autres ?

C'est très simple : leur préparation psychologique, physique, mentale et

émotionnelle et surtout la relation qu'ils entretiennent avec eux-mêmes. Au haut

niveau ( comme dans tous les sports ) c'est cette préparation qui l'emporte sur la

maîtrise technique ou stratégique.

Etudions par exemple le rapport du trader et l'argent.

La première évidence du métier de trader est de gagner de l'argent. Mais si

celui -ci n'a pas un rapport sain avec l'argent, il ne pourra pas réussir dans ce métier.

S'il a peur de perdre de l'argent,

S'il n'aime pas l'argent,

Il a le choix : soit il se retire des marchés financiers soit il se penche sérieusement

sur son rapport personnel avec l'argent. Mais il ne peut commencer à spéculer s'il n'a

pas mis en place cette relation. Je vous avertis tout de suite ; ce n'est pas facile du

tout !

Des spéculateurs croient aimer l'argent mais en fait ils ne l'aiment pas ! Cela

paraît bizarre mais c'est la réalité. Quand ils ont une position gagnante, ils ne

l'aiment pas et attendent qu'elle devienne perdante pour s'y intéresser. La perte les

fait beaucoup plus vibrer que le gain, c'est un phénomène très connu dans le milieu

des casinos et du jeu en général. Ceux là spéculent uniquement par passion du jeu,

et non pour faire des profits.

D'autres ont tellement peur de perdre de l'argent qu'ils arrêtent de respirer ( et de

vivre) quant ils prennent une position légèrement agressive. Ce n'est pas de la

spéculation, c'est un combat contre soi-même. A quoi bon maîtriser à la perfection

les techniques et les

" secrets " des marchés financiers, si c'est pour se couler un jour volontairement ?

Si vous spéculez depuis plus de 3 ans et que vous êtes presqu'au point de départ, il

faut arrêter de chercher un meilleur système, une meilleure stratégie, un bon

conseiller ou un logiciel performant. C'est de vous qu'il s'agit !

Regarder en face les croyances que vous avez acceptées le plus souvent

inconsciemment pendant votre enfance :

" L'argent ne fait pas le bonheur "

" Je ne suis pas suffisamment instruit pour faire de l'argent "

" Je suis né d'une famille pauvre ,je resterai pauvre "

" Sur les marchés financiers, on finit par perdre "

Ces croyances sont là quand vous décidez de passer un ordre d'achat ou de vente.

Vous n'en avez pas conscience mais elles bloquent votre prospérité. Il ne suffit

malheureusement pas de désirer ardemment devenir un excellent spéculateur.

Parce que ce que nous croyons mentalement est mille fois plus fort que ce que

nous désirons

.

Comment faire alors ?

Changer votre idée de l'argent. Le spéculateur en général considère que l'argent est

un

bien.

NON ! Ce n'est qu'un

moyen d'échanges pour obtenir des biens, du confort ...

Si vous acceptez et intégrez bien profondément que l'argent est tout simplement un

moyen d'échange , vous serez " centrés " pour aller en gagner sur les marchés

financiers. Parce que vous n'aurez plus besoin d'avoir peur de perdre et de manquer

de quoi que ce soit.

Voici un cas très fréquent :

Un spéculateur prend une position forte sur le Yen contre le dollar. Il est conscient de

la volatilité de ce marché. Il peut en moins de 10 minutes gagner comme perdre la

moitié de son capital. C'est un risque qu'il a pris.

Seulement, juste après avoir passé l'ordre , son mental prend le dessus :

" Je n'aurais pas dû, fallait attendre encore un peu, fallait pas trop s'engager, je vais

perdre tout mon investissement ... "

La peur s' installe. Le regret aussi. Il a déjà perdu confiance en sa position.

Que se passe-t-il alors ?

Ses chances d'être effectivement perdant sont multipliées par 10 ...Uniquement par

l'attitude qu'il a adoptée...Cela paraît irrationnel, mais je ne peux l'expliquer

autrement qu'en disant que je l'ai vécu. Et comme vous allez le constater plus loin

l'Univers de la Spéculation est plein de lois de ce type. On ne peut pas les expliquer ,

il faut les connaître , y croire et les appliquer, c'est tout.

Qu'aurait dû faire ce Trader après avoir passé son ordre ?

S'imprégner fortement de l'idée que l'argent est une énergie qui circule dans

l'Univers. Que ce qu'il a gagné ne lui appartient pas. Que tout ce qui sort de nous

nous revient un jour. Tout dépend de l'esprit dans lequel nous l'avons envoyé.

Quand on est acteur dans les marchés financiers on joue au boomerang. Tout nous

revient Il y a une loi qui est au dessus de notre compréhension humaine qui s'occupe

de ça.

Par le seul fait de passer des ordres en ayant pleinement conscience que nous ne

sommes qu'un lieu de passage d'une partie du flux financier mondial, notre

inconscient arrête de s'accrocher à la peur de manquer d'argent...Et ouvre la porte à

la prospérité.

Que pensez vous de ce discours ? Il vous parle ou vous vous sentez bien loin de

toute cette " spiritualité " ?

Il y a des milliers de systèmes de trading, de méthodes de spéculations, le mien est

basé en grande partie sur des lois que je ne comprends pas. Mais ai-je vraiment

besoin de les comprendre, du moment que je les ressens et qu'elles marchent .

On peut continuer ?

Nous connaissons plusieurs spéculateurs qui pensent que leur seule source de

revenus est leur performance sur les marchés. Ou ils sont bons et ils gagnent de

l'argent ou ils sont mauvais et alors ils en perdent.

Ceux là ne seront pas de grands spéculateurs, et quand bien même ils le deviennent

un jour, ils ne seront pas heureux...

Puisque leur performance cautionnant l'image qu'ils ont d'eux-mêmes, ils passent

leur vie à remettre en question leur Etre. Ils confondent sans arrêt leurs actions sur

les marchés et ce qu'ils sont réellement.

Non, la performance n'est pas la seule source de revenus. Il y en a bien d'autres !

Des sources inattendues, ine xplicables mais qu'on ne peut se permettre de négliger.

Un bon spéculateur est d'abord une personne qui a la « baraka », qui a la providence

avec lui. Souvent on dit de lui qu'il a de la chance mais en fait sa manière d'être et

son comportement dans la vie quotidienne lui ont construit un canal d'énergie

positive.

Voici une histoire :

Un jour, j'étais à l'aéroport pour accueillir un parent. Je vois une japonaise les larmes

aux yeux. Je m'approche et lui demande le pourquoi de son chagrin. Elle m'avoue

entre deux sanglots qu'elle vient de se faire voler tout l'argent dont elle s'était muni

pour passer des vacances à Paris. Je lui donne une carte téléphonique , un peu

d'argent et m'en vais accueillir mon oncle. Le lendemain au bureau, Simo me lance :

" Mous, il y a ce matin un bon coup sur le yen. On y va ? "

Il n'avait pas précisé si c'était à la vente ou à l'achat. Je n'avais pas besoin de cette

précision ; j'avais déjà reçu " le message " :

" OK, Simo je propose même de doubler le nombre de contrats ! "

Je n'avais pas fini de lui raconter mon histoire avec la japonaise qu'il avait déjà notre

broker en ligne : Achat de 4 contrats de yens ! Que nous avons revendus la journée

même. Bénéfice : 6 000 USD

Chacun va avoir une interprétation différente pour cette histoire. La mienne est

simple :

Nous récoltons toujours ce que nous semons

.

Le moyen le plus efficace de récolter de l'argent est d'en donner. On ne donne pas

pour récolter mais pour être en harmonie avec le flux financier et participer à sa

circulation. Et lui ne nous oublie jamais. (Georges Soros, un des plus

impressionnants traders de tous les temps, donne environ 100 millions de dollars

par an ) .

Quand on donne de l'argent, quelque soit la somme, on lève les barrages intérieurs

créés par la peur du manque et on laisse couler librement le courant de notre rivière

d'abondance.

Il en est exactement de même quant on accepte de recevoir et donc d'encaisser les

profits offerts par le marché. La majorité des traders ne comprennent pas qu'ils

devraient encaisser les petits profits qui se présentent, car ces derniers sont

annonciateurs de profits encore plus conséquents. Pour avoir la foi en cette étrange

loi, il faut l'avoir expérimentée à maintes reprises.

Souvent on est amené à refuser un cadeau, une offrande ou tout simplement une

chance par " éducation " , par " timidité ", par modestie ou par politesse....

Grosse erreur : refuser quelque chose qui vient à nous c'est bloquer la providence

Que ce soit un bien matériel ou un sentiment de l'autre, il faut savoir accueillir ce qui

vient à nous et nous souvenir à chaque instant que nous ne sommes qu'un canal de

passage dont la mission est de véhiculer dans de bonnes conditions tout ce qui vient

à passer.

Quant on vous propose un gâteau, un billet gratuit pour un spectacle, un petit profit

sur le CAC40, ne dites jamais non ! Prenez et dites merci au donateur, à la

providence, au marché ...Car ce que vous venez de prendre est annonciateur d'une

prochaine abondance (matérielle ou autre) qu'il s'agira bien entendu de savoir

redistribuer par la suite.

Comme vous commencez à le voir, la spéculation n'est pas seulement une affaire de

performance. C'est un tout. Il faut être alerte aux signes et y croire pour se laisser

connecter à la Nature, à l'éta t affectif et émotionnel des autres spéculateurs.

Un bon spéculateur est un homme ( ou une femme ) qui a l'humilité de reconnaître

qu'il (elle ) n'est qu'un pont, un simple lieu de passage. Et l'art de la spéculation

consiste à juger des moments opportuns pour fusionner dans l'harmonie les rivières

dont nous avons la charge avec les fleuves bouillonnants de l'Univers financier.

Comment fortifier votre mental de trader ?

Vous voilà devant la courbe du Nasdaq . La courbe est en train de monter

doucement mais sûrement. Vous regardez, fascinés par le profit possible d'une telle

position. Vous cherchez quoi faire ; acheter, vendre, attendre...La situation sent " la

poudre " mais vous avez envie d'entrer dans le jeu.

Avant de prendre une décision, il faut se poser la question suivante :

" Dans quel état suis-je aujourd'hui ? "

Pourquoi ?

Parce que la décision que vous êtes sur le point de prendre est étroitement liée à

l'interprétation personnelle que vous

croyez avoir de l'évolution de cette courbe. Et

cette interprétation est toujours loin d'être objective : nous percevons les choses non

pas comme

elles sont mais comme nous sommes.

En plus clair, vous aurez en général tendance à jouer une hausse si votre moral est

haut et une baisse s'il est bas.

Si vous vous êtes disputé avec votre femme et vous vous en voulez , vous allez

choisir une position perdante pour vous punir, de même que si vous êtes dérangé

par un bruit et que vous avez besoin de vous isoler, vous choisirez une position

contre le marché et vous perdrez.

Par contre, si vous apprenez une bonne nouvelle, votre position sera gagnante, etc.

Il faut rester très vigilant à toutes ces choses qui paraissent insignifiantes, mais

certaines inconsciemment peuvent troubler notre intuition, notre lucidité et augmenter

les risques d'erreurs.

Par conséquent la première chose à laquelle on doit penser avant de commencer à

trader c'est justement de ne pas trop penser.

Il faut libérer votre esprit. C'est très difficile, je dois vous l'avouer. Il s'agit cependant

d'une des qualités clé de l'excellence dans ce domaine.

C'est un point que j'ai envie d'approfondir car il me semble primordial. Prenons un

exemple:

Un matin, en traversant la route pour aller au bureau, un taxi manque de me

renverser. Je saute sur le trottoir, et continue mon chemin.

J'ai le choix entre : " Quel salaud ! " et " Ouaih, j'ai encore de bons réflexes ".

Si je choisis la première réaction, il est évident que mes chances de passer un ordre

judicieux sont faibles. Pourquoi ?

Parce que j'ai émis une énergie négative en pensant " Quel salaud ! ".

Elle va me revenir, c'est certain...Qu'on y croit ou qu'on y croit pas !

Si je choisis la seconde réaction, je suis pratiquement sûr de passer un ordre

pertinent. Pourquoi ?

Parce que je me suis félicité de mon agilité. Le sentiment positif que j'ai eu à mon

égard va lui aussi me revenir.

La performance du spéculateur ne dépend donc jamais de ce qui se passe dans les

marchés mais de ce qu'il

ressent au moment où il passe ses ordres et de son

interprétation personnelle de ce qu'il voit sur les marchés .

La question devient simple : Comment interpréter au plus juste ce que nous

ressentons quand nous regardons les courbes des indices boursiers ?

Autrement dit, comment être le meilleur spéculateur du Monde ?

La réponse est aussi simple : en libérant l'esprit de toute pensée, de toute prévision,

de toute intuition.

Le champion du monde de la spéculation ne pense jamais que...ne sent jamais

que...ne prévoit jamais que...

Il écoute tout simplement ce q ue son corps lui dit. Ce dernier a accès au Savoir, je ne

sais pas exactement pour quelles raisons.

Une connexion avec nous mêmes, une libération de notre esprit, et l'on est prêt pour

affronter les autres spéculateurs.

Vous voilà assis devant votre écran.

Votre position est confortable et paisible. Vous voyez défiler les courbes du dollar, du

pétrole, des indices boursiers...Il y a des pensées qui surgissent, des pensées

agressives, des pensées heureuses, des pensées troublantes, des pensées

agréables...mais vous vous en occupez pas.

Vous ne vous raidissez pas, vous ne réagissez pas, vous n'y accordez aucune

attention.

Vous êtes assis tout simplement et vous regardez.

La forme de la spéculation la plus fondamentale est pure attention :

Observer sans s'accrocher, sans s'attacher, sans juger. Observer le va-et-vient des

cotations. Ecouter les émotions, les inquiétudes et le dialogue qu'il y a derrière ces

chiffres, ces graphiques.

Là vous êtes en plein dans le présent. Avec la pratique vous pourrez arriver à avoir

accès à une partie du Savoir Universel ...et la spéculation n'aura plus aucune

importance puisque vous serez dans une autre dimension...

Puis vous retombez au niveau émotif/mental. Et pour prendre une décision d'achat

ou de vente, vous allez essayer de vous rappeler ce que vous aviez reçu à l'état

...disons méditatif.

Gardez l'humilité de vous en tenir au rôle de témoin de ce qui se passe sur les

marchés. Ne tombez pas dans cette tentation de certains grands Traders qui sont

plus préoccupés d'être acteurs des marchés que de faire des profits.

Cette façon de trader m'est personnelle. Je la livre comme on livre un secret . En

l'utilisant régulièrement, vous apprendrez à moins penser et par conséquent à

ressentir davantage. Et c'est l'essence même de la communication avec soi .

Voyons maintenant les deux raisons qui peuvent vous empêcher de prendre la

bonne décision.

La prise de décision avant que cela ne soit nécessaire

:

la plupart des Traders veulent décider quelle direction ils vont prendre, à l'annonce

par

exemple des chiffres du chômage des USA, longtemps avant parution de ces

chiffres.

Ils finissent ainsi par osciller mentalement, soupeser les critères, mettre de l'ordre

dans leur calcul, tenant à s'assurer qu'ils prendront la décision parfaite.

Mais la seule et meilleure façon de prendre une décision , en tout cas dans le monde

de la spéculation boursière, c'est de la prendre au dernier moment !

Pourquoi ?

Parce que notre cerveau est au moins un million de fois plus puissant, plus rapide

que nous le pensons. Rappelez vous que Kasparov, le champion du Monde des

Echecs, a battu un ordinateur qui calcule 1 milliard de possibilités à la seconde !

Donc il nous suffit en réalité d'un milliardième de fraction de seconde pour prendre

une décision.

Plus on la prend tard, et moins notre cerveau est influencé par les analyses, les

rumeurs, les chiffres ...

La crainte de prendre une mauvaise décision

:

Voilà un Trader qui s'est porté vendeur à découvert sur le blé. Et supposons que le

temps se gâte et brusquement le blé commence à monter. Cela veut-il dire que ce

Trader s'est

trompé ? Bien sûr que non !

Il a simplement pris une décision que le marché n'a pas acceptée. Qu'à cela ne

tienne; il encaisse le plus tôt possible sa perte et se repositionne dans le sens du

train.

Ne pas avoir peur de se tromper fait partie de la qualité d'un bon spéculateur, mais

cette qualité doit aller de pair avec celle de reconnaître le plus vite possible qu'on

n'est pas dans le sens de la marche.

Conclusion : l'art de la spéculation consiste à libérer suffisamment notre esprit pour

arriver à un niveau où nous savons exactement quoi faire bien avant que notre tête

n'ait compris ce qui se passe.

Principe N°2 : Respecter notre corps.

Combien de spéculateurs s'occupent consciencieusement de leur corps ?

Très peu.

La plupart pense que c'est l'esprit, l'intellect qui décide quels ordres passer. Ils

négligent leur corps, mangent et boivent n'importe quoi et n'importe quand, ne se

rendent pas compte qu'ils n'ont plus d'activité physique.

Assis devant les écrans de cotation en direct, ils oublient leur corps. Et finissent par

se désaccorder. Notre corps doit être ce qui est de plus important pour nous. On ne

peut être

connecté aux autres si l'on est pas en harmonie avec lui. Comment voulez vous

recevoir une bonne inspiration sur un quelconque marché si votre corps est

désaccordé avec vous mêmes et avec le reste de l'orchestre ?

C'est impossible.

Notre corps est l'instrument de musique qui nous permet de recevoir et d'émettre,

d'être relié. Nous devons tous les jours et toutes les nuits le considérer comme un

cadeau extraordinaire. Et ce n'est que cette prise de conscience quotidienne qui

développera en nous la conviction et la force inébranlables d'en prendre soin.

Oui, il existe de grands spéculateurs qui ont un rapport malsain avec leur corps. Ils

sont vautrés à longueur de journée sur leur chaise, devant leur écran, des canettes

de bière et des emballages Mc Do tout autour du bureau, mal rasés, mal réveillés,

mal dans leur peau. Performants sur les marchés mais bien médiocres dans la vie

quotidienne, familiale ou affective. A quoi sert-il de gagner de l'argent toute la journée

et perdre régulièrement en qualité de relations humaines.

Etre un spéculateur d'exception, c'est d'abord avoir un rapport d'exception avec son

instinct. Et c'est justement le rapport que nous avons avec notre corps qui nous

permet d'optimiser cette relation.

Celui qui veut faire de la spéculation son métier, doit commencer à regarder en face

son seul et véritable partenaire : son corps !

Quelle relation a-t-il avec son corps ?

Il l'aime ? Il lui en veut ? Il en est fier ?

$

L'antenne du spéculateur c'est son corps. Il est donc primordial qu'elle soit dans le

meilleur état possible. Que faut-il faire exactement ?

Commencer à réaliser une fois pour toutes que notre corps est un ami fidèle.

Et

qu'il va demeurer avec nous jusqu'à la fin !

Cela n'a l'air de rien mais, du simple fait d'y penser de temps en temps, nous

commençons imperceptiblement à prendre grand soin de lui.

Avez-vous déjà entendu ou lu cette expression " Entrer dans son corps " ?

Savez vous ce que cela veut dire ? Et mesurez-vous l'importance de ce concept sur

la performance du spéculateur ?

Entrer dans son corps signifie entrer dans son présent. C'est à dire sentir tous les

messages que notre corps , notre âme et notre esprit nous transmettent. Etre à

l'écoute de ce qui est en train de nous arriver en ce moment même.

De ce qu'on est en train de vivre dans la seconde même.

L'esprit n'est pas ailleurs et le corps est bien là !

On n'est pas dans son corps quand on pense à ce qu'on doit faire ou à ce qu'on a

fait. On est dans son corps quant on ne pense pas , quant on ressent !

Et pourtant, en 24 heures, on est moins de 5 minutes dans notre corps . Parce que

le mental s'échappe très vite. On pense au lieu de s'entendre sentir, au lieu de vivre.

Pour vous c'est certainement de la philosophie, mais faîtes moi confiance c'est une

des clés essentielles si vous voulez créer et déve lopper en vous cet instinct qui fait

les grands Spéculateurs.

Quand vous prenez le temps d'écouter votre corps vous êtes obligés de l'accepter.

Quand vous acceptez votre corps, vous commencez à vous accepter. Et, bien sûr,

quand vous vous acceptez, votre instinct commence à vous parler.

On verra plus loin que c'est primordial pour réussir tout simplement.

Un spéculateur moyen perd le contact avec sa dimension physique, avec l'aspect

terre à

terre de lui-même, perd également contact avec sa dimension intuitive.

Un bon spéculateur touche les arbres, les plantes. Regarde son corps, le ciel et sens

le parfum de la Vie. Il prend le temps d'admirer la colère de la mer et le sourire du

soleil.

Pour jouer sur le café, l'or ou le blé, il suffit quelques fois de s'asseoir à même le sol

dans un jardin , de toucher l'herbe et d'arrêter de penser. On laisse venir...Et ça

vient.

Comme vous voyez c'est une manière bien étrange de se positionner sur les

marchés financiers. Avec la pratique, vous comprendrez pourquoi je dis que le métier

de spéculateur est l'un des plus beaux métiers du monde. Un métier où l'on ne

pense pas, on ne calcule pas, on n'analyse pas. On n'écoute surtout pas son mental,

mais uniquement son corps.

C'est un comportement inhabituel que nous avons à intégrer. Une nouvelle forme de

réflexion...où justement toute réflexion doit s'éclipser.

Voilà une idée que je voudrais soumettre à votre réflexion :

Notre corps est soumis aux mêmes lois que les planètes et les étoiles. Il a

directement accès au savoir universel. Il est notre maître si on veut bien l'écouter et

le respecter.

Que représente pour lui la connaissance ponctuelle de la tendance du café ou de

l'indice CAC40 un jour donné ? Un grain de poussière dans un désert de sable....

Il nous suffit de lui être correctement connecté. N'est ce pas ?

Donc notre corps.

Comment en prendre soin ?

Il s'agir en fait de se réconcilier avec notre corps. Et, remarque qui a son importance,

il n'est jamais trop tard, pour entamer une telle démarche.

Voilà de quoi le corps a besoin : d'une alimentation équilibrée et d'une activité

physique régulière. C'est tout et c'est beaucoup.

Il existe de bons livres sur l'alimentation et également sur l'activité physique. Je ne

vais donc donner que les éléments qui me semblent importants.

Au fur et à mesure que vous améliorez votre alimentation, votre instinct de

Spéculateur s'affine ; ne mangez pas n'importe quel sandwich sous prétexte que

vous devez surveiller les écrans.

Pour la plupart des Traders, manger consiste à engouffrer de la nourriture le plus

vite possible. Sans prendre le temps de savourer ce qu'ils mangent.

Considérez un repas comme un moment sacré !

Même si vous n'avez que 10 minutes pour manger, donnez entièrement ce moment



votre corps. Soyez présents à ce que vous mangez. C'est l'occasion de faire preuve

de respect à l'égard de votre corps. Abstenez-vous de manger si vous êtes tendus

ou irrités.

Souvenez-vous que le rapport que vous avez avec la nourriture reflète le rapport que

vous avez avec votre corps ...et donc le rapport que vous aurez avec le marché

financier.

Si vous faîtes réellement ces efforts vous allez constater

rapidement une nette

amélioration de vos performances de spéculateur. Pourquoi ?

Dès qu'on commence à avoir juste l'intention de respecter notre corps, il se passe un

phénomène extraordinaire

: on devient très fort dans plusieurs domaines à la fois. On

commence à sentir alors notre lien intime avec l'Univers.

En ce qui concerne l'activité physique, c'est tout aussi essentiel pour le corps...et

pour l'esprit. Voici le principe général :

Mieux vaut un peu de quelque chose que beaucoup de rien. Principe valable aussi

bien dans le trading que pour un exercice physique. On est pratiquement sûr de

progresser quand on décide de faire de petits pas. Mais de façon régulière.

Voilà une idée de mon activité physique quotidienne :

Je me suis organisé pour faire de la marche pour aller et venir au bureau. Je

commence tous les matins par faire des mouvements simples de bras, de cou,

d'épaule, de bassin et des jambes avant de m'asseoir et d'allumer les écrans. Cela

me prend 2 minutes.

Toutes les heures environ je me lève et je m'étire. Voilà une arme redoutable du

spéculateur

: l'étirement !

En s'étirant les muscles engourdis, on empêche en fait les noeuds énergiques de se

former. Quand je regarde l'écran sans avoir trop d'idée, je me lève, je fais quelques

mouvements et je m'étire.

Je m'assoie et l'idée vient d'elle-même, comme si elle était déjà là et que quelque

chose l'empêchait de paraître. J'ai rapidement compris que l'étirement réduisait mes

tensions et mes angoisses plus ou moins inconscientes lors d'une prise de position.

Comme je passe beaucoup de temps assis sur ma chaise, je m'applique à prendre

conscience de ma posture au moins toutes les 2 heures. Il faut éviter de passer des

ordres si l'on est affalé sur sa chaise. Notre corps nous demande d'avoir le plus

souvent possible une attitude digne. C'est important pour lui.

Je m'organise pour avoir au moins une fois par semaine une activité sportive.

J'aime mon corps et je me félicite de pouvoir communiquer avec lui . Et vous ?

Que lui reprochez vous ?

Rien. Vous n'avez rien à lui reprocher. Voilà la base fondamentale du respect de

votre corps.

Je sais que vous avez compris ce que je veux dire.

Principe N° 5 Money Management

La majorité des investisseurs privés et même institutionnels consacrent leur énergie,

leur temps et leur argent à chercher quel est le meilleur moment pour acheter et le

meilleur moment pour vendre. Ils considèrent, plus ou moins consciemment, que

le

timing

représente l'essentiel d'une opération boursière.

Je pense que c'est une erreur.

Pour gagner de l'argent sur les marchés financiers de manière régulière et en

contrôlant parfaitement le risque à to ut moment il faut que la stratégie adoptée soit

constituée d'au moins 70% de

money management et seulement 30% de timing,

savoir-faire et signaux de systèmes de trading compris.

La question n'est pas de savoir quand il faut acheter ni quand il faut vendre. Mais de

définir au départ deux éléments qui constituent la véritable clé du Trading :

3- Quel pourcentage de mon capital vais-je risquer sur le premier trade ?

4- De combien vais-je augmenter mon exposition lorsque je gagne et de combien

vais-je la diminuer lorsque je perds ?

Répondre à ces deux questions c'est faire usage de Money management. Et donc

trader correctement. Cette notion est si importante que j'y consacre presque 95 % de

mes recherches

.

Pour vous donner une idée de sa puissance, voici une histoire :

En Janvier 2002, je rencontre Max, un jeune allemand de 26 ans qui gère le

portefeuille boursier de son père. Je lui parle de la hausse probable de l'Or et lui

propose de consacrer 1 million de dollars ( sur un total de 11millions en gestion )

pour ce trade. Je lui explique la méthode de money management : prendre position

en janvier puis ne plus rien faire jusqu'en décembre. Le nombre de ses contrats vont

augmenter ou diminuer automatiquement en fonction du mouvement de l'Or. C'est

donc le marché qui décide de son exposition.

Il me répond :

« Oui je pense aussi que l'Or va monter. Mais je préfère le trader au fur et à mesure

de son évolution. Le scalper en quelque sorte. C'est ma spécialité. »

En décembre Max fait de justesse 12% de performance annuelle sur l'Or, après avoir

été perdant de 36% en novembre. Il a fait 124 trades.

Je lui envois mon

fichier excel dans lequel je lui montre les détails de la stratégie de

money management appliquée à l'Or : 350% de performance avec, en aucun

moment une exposition négative du portefeuille. Un ratio risque/rendement hors du

commun !

Et une tranquillité d'esprit inestimable.

Je n'ai plus de nouvelles de Max depuis.

Une fois en position, cette stratégie nous débarrasse définitivement du souci de

savoir si nous devons vendre ou acheter. C'est le marché qui décide à notre place, et

c'est là la force du money management.

Depuis maintenant la quinzaine d'années que je suis dans le monde du Trading, j'ai

eu le temps de voir à l'oeuvre des professionnels de toute sorte, les

fondamentalistes, les techniciens, les chartistes, ceux qui utilisent exclusivement les

systèmes de trading informatique etc. Voici mes conclusions :

1- Il n'existe aucun indicateur, ni aucun système de trading qui puisse gagner de

l'argent sur les marchés de manière régulière...à moins d'y ajouter le money

management.

2- On peut même aller plus loin, et avancer qu'en combinant presque n'importe

quel indicateur ou système avec le money management approprié, on va

gagner de l'argent.

3- Quand on est en train de gagner il faut augmenter sa position , c'est à dire

augmenter le nombres de contrats et le diminuer lorsque le marché est contre

nous. Ne jamais faire l'inverse, et cumuler sur une position perdante.

4- Lorsque vous gagnez, le marché vous secoue car il cherche à vous faire sortir

et lorsque vous perdez, le marché glisse doucement de manière à ne pas

vous effrayer car il cherche à vous garder le plus possible.

5- Il est totalement impossible de gagner de l'argent sur les marchés des futures

en commençant avec un seul contrat. Et pourtant des milliers de personnes le

font tous les jours. Ils jettent leur argent par la fenêtre. Il est impératif de

pouvoir modifier le nombre de contrats en fonction du mouvement du marché.

La sous-capitalisation au départ explique pourquoi 95% des amateurs

finissent par perdre tout leur capital.

6- La volatilité devenant de plus en plus fréquente, les positions ont besoin d'une

latitude de mouvement que les meilleurs indicateurs, ni les meilleures

analyses techniques et graphiques ne peuvent donner. Seul le money

management permet de coller à la véritable tendance de fond en évitant d'être

influencé par les caprices du marché.

7- Les zones de sur-achat et de sur -vente n'existent pas en réalité. Le marché

peut faire l'impossible. C'est lui qui a raison, et jamais notre indicateur, nos

signaux ou nos analyses.

8- Pour tout marché, la somme totale des perceptions de tous les intervenants,

professionnels et amateurs, constitue la perception collective. C'est cette

dernière qui détermine le prix chaque fraction de seconde. Celui qui n'est pas

en harmonie avec elle est immédiatement puni et perd de l'argent. Pour moi,

seul le money management permet d'avoir cette humilité intellectuelle

nécessaire pour toujours tout faire pour entrer et rester dans la pensée

collective.

Conclusion :

Un money management correct peut être basé sur les principes suivants :

·

Définir le nombre de contrats pour initier un trade, avec un risque maximum de

2 % du capital par trade.

·

Augmenter l'exposition au fur et à mesure que l'on gagne de l'argent.

·

Diminuer l'exposition au fur et à mesure que l'on perd de l'argent.

·

Adapter à chaque marché à terme le coefficient de hausse ou de baisse de

l'exposition approprié.

Principe N° 6 : La loi du 70% sur les profits

S'il y a un seul principe à retenir dans ce livre, c'est celui-là. Si je l'avais appliqué

depuis le début de mon activité boursière, je serai aujourd'hui au moins propriétaire

d'un immeuble. Je ne l'ai lu nulle part, pourtant j'ai étudié bien des ouvrages sur le

sujet. C'est un principe que j'ai découvert presque par hasard, il a marché...et il

marche toujours. Je suis fier de vous le présenter car il est vraiment la clé principale

du succès dans la spéculation boursière.

Je suis sûr et certain que quand vous comprendrez de quoi il s'agit, vous serez

entièrement d'accord.

Pierre entre au casino et achète pour 5 000 euros de jetons. Il se met à la roulette et

joue consciencieusement. Au bout d'une heure, il a un gros coup de chance et gagne

15 000 euros. Pourtant, à la fin de la soirée, vous le savez aussi bien que moi, il

sortira avec la perte de 5 000 euros de départ, sinon plus.

Paul ouvre un compte avec 50 000 euros. Après 2 mois de spéculation attentive, il

fait un profit de 40 000 euros. Sur sa lancée, il mise 30 000 sur une introduction en

bourse et gagne encore 20 000. Vous avez compris, au prochain coup il mise 50 000

et perd 70 000.

Pierre et Paul ont 3 points communs :

1- Peu importe le nombre de gains qu'ils réalisent, ils finissent toujours par

perdre la mise de départ.

2- En rejouant l'argent gagné, ils lui accordent moins d'importance que s'il

était de l'argent personnel.

3- Ils ne connaissent pas le principe des 70% sur le profit.

Ce principe est le suivant :

Quand un investisseur fait un profit X par rapport à son capital de départ, il

doit sortir impérativement de son portefeuille 70% de ce profit et continuer

ainsi de suite.

Il existe des centaines d'histoires de ces glorieux spéculateurs qui sont montés

jusqu'au ciel pour s'écraser au sol, et finir sans un seul dollar en poche. S'ils avaient

appliqué ce principe, ils n'auraient jamais connu une telle désillusion.

Si vous ouvrez un compte à 50 000 euros. Vous faites un profit de 5 000. Vous en

virez 70% sur le compte de votre femme, de votre enfant, ou sur votre compte bloqué

assurance-vie, soit 3 500 euros. Avec pour principe inébranlable de ne jamais y

revenir...

Vous continuez donc avec 51 500 euros. Vous faites une perte de 4 000 puis un

gain de

6 000. Vous virez combien sur le compte de votre maman préférée ? 1 400 euros et

pas moins !! Et ainsi de suite...

Ce principe n' a que des avantages :

1- Vous prenez à chaque fois conscience de ce que représentent

matériellement vos gains ( et également vos pertes ).

2- Cela vous évite de prendre des positions plus ou moins hasardeuses avec

de l'argent que vous avez gagné. La nature humaine est ainsi faite que,

lorsqu'on prend position avec de l'argent que l'on vient de gagner, on a

beaucoup plus de chances de perdre que de gagner.

3- Le fait de voir vos résultats convertis concrètement sera votre meilleure

motivation pour optimiser votre spéculation. Et la motivation est essentielle

dans cette activité, surtout pour les investisseurs qui sont à l'aise

financièrement.

4- Vous créez un pont sympathique entre votre monde boursier et vos

proches. Ceux-ci vont commencer à s'intéresser à votre passion et cela

vous aidera à prendre le recul nécessaire pour que la spéculation ne

mange pas votre vie privée.

5- Que vous investissiez 50 000 ou 200 000 cela ne change rien dans votre

probabilité de gain. Par contre si vous prenez l'habitude de sortir 90% du

profit, vous prenez conscience de la valeur réelle des sommes que vous

manipulez. Cette prise de conscience régulière est fondamentale pour ne

pas se laisser griser par le jeu proprement dit.

6- Tout ce que vous réussissez à sortir représente pour vous une sorte

assurance. Cela vous permet d'agir sur le marché avec beaucoup moins

de stress et de doute.

7- Enfin, et surtout, ce principe vous oblige à ne prendre que les meilleures

positions à chaque fois. Pas question « d'essayer » une action, sous

prétexte que, de toute façon on a 5 000 euros de marge.

Je pense que vous avez compris ce que je veux dire. Vous allez certainement,

vous aussi, trouver d'autres avantages. Il y a juste deux conditions pour que ce

principe marche :

a) Il ne faut absolument pas revenir sur cet argent que vous avez sorti.

Quitte à avertir votre femme, par exemple, qu'elle doit rester

intransigeante et sourde, quoique vous lui disiez, câlineries ou

pas...

b) Il ne s'agit pas de chercher à gagner à tout prix 8 000 euros parce

qu'il faut changer la toiture de la maison. Le profit vient parce que

l'opportunité se présente. Si elle n'est pas là, surtout ne pas

brusquer le marché.

Depuis que je respecte ce principe, mes performances se sont nettement

améliorées. Mes enfants ont pu avoir un matériel complet de chasse sous marine,

mes parents ont pu construire le garage dont ils rêvaient, ma soeur a changé de

voiture, mon cousin a pu s'installer à son compte...Maintenant to ut le monde sait ce

que c'est le Nasdaq, et ce que signifie un contrat future sur le pétrole.

Quel est votre objectif, quand vous investissez sur les marchés boursiers ?

Passer d'un compte à 50 000 euros à un compte à des millions de dollars ?

Tirer profit de vos résultats pour améliorer votre confort et celui de vos proches ?

Battre le marché ?

Vous amuser ?

Chacun de nous a un objectif personnel. Le mien est de tirer régulièrement un

revenu des marchés financiers, pour vivre ce que j'ai envie de vivre et pour aider

mes proches. C'est à la fois mon métier et ma passion. Et il me semble que la

meilleure façon de préserver un capital en bourse est d'appliquer rigoureusement le

présent principe. Je serai très intéressé d'avoir votre avis sur ce sujet

particulièrement. (

hegel@webmails.com )

Principe N° 7 : Apprendre à lire les graphiques.

La plupart des opérateurs sur les marchés financiers utilisent l'analyse graphique

comme complément de leurs analyses techniques, fondamentales, financières et

autres. Personnellement, j'utilise

uniquement et exclusivement l'analyse

graphique. Je ne lis pas les journaux, si ce n'est la rubrique sportive ou le problème

d'échecs, je ne suis abonné à aucune publication financière ou lettre de conseil.

Parce qu'au lieu d'essayer de savoir ce que le marché va faire, et pourquoi il va le

faire, je m'applique plutôt à regarder et comprendre ce qu'il est en train de faire

.

Sans être influencé par une quelconque rumeur, ou même une information officielle.

Pourquoi ?

Parce que si vous voulez utiliser les informations autres que celles que vous voyez

sur le graphique, c'est que vous croyez que les marchés vont réagir d'une manière

logique. Ce qu'ils ne font jamais.

Le comportement des spéculateurs, et donc de l'être humain est et sera toujours

irrationnel, ou empreint d'une certaine immoralité, comme on va le voir plus loin. La

seule manière d'être sûr de ne pas se tromper est de ne pas tenter d'anticiper

l'évolution d'un produit financier mais de lire simplement ce qui se passe.

Hier les marchés financiers étaient efficients, c'est à dire qu'ils correspondaient à la

réalité économique du tissu financier. Aujourd'hui, il n'en est rien. Les marchés sont

entièrement sous le contrôle des Traders. Ni les Etats, ni les Banques Centrales ne

peuvent désormais prétendre à un contrôle sous quelque forme que ce soit. Même

quand la Banque Fédérale Américaine décide d'augmenter son taux directeur et

montrer officiellement au monde entier qu'elle a encore une influence sur les

marchés, ce sont en fait les traders qui ont imposés indirectement cette intervention.

Hier, les traders avaient un même objectif : faire des profits rapides sur des

opérations en aller retour. Aujourd'hui, les traders ont des objectifs complètement

différents :

·

Ceux-ci s'occupent de faire des opérations « bizarres » avec pour seul but de

défiscaliser un portefeuille. Par exemple un trader va faire un mauvais achat

en France ( où les impôts sont élevés) pour se positionner en face avec un

compte dans un paradis fiscal . Ils se vendent à eux mêmes des contrats à

terme non pas pour faire des profits mais pour bouger d'une manière

« légale » et surtout très difficile à détecter un capital d'un pays à un autre.

·

Ceux-là s'occupent de blanchir l'argent de la drogue, des dessous de table, de

la corruption via le potentiel des marchés financiers internationaux avec des

montages faciles à faire mais également très difficiles à contrer. Ici aussi le but

n'est absolument pas de faire des profits.

·

Et enfin il y a les traders manipulateurs qui passent des ordres avec pour

principal but de donner une fausse impression aux autres traders. Cette

catégorie de spéculateurs est la plus dangereuse car elle dispose d'une

puissance financière colossale et est souvent à l'origine de mouvements

« inattendus » des marchés.

On voit donc que les marchés d'aujourd'hui ne sont plus régis uniquement par la loi

de l'offre et de la demande. De plus en plus de mouvements ont pour but de

transférer des fonds d'un pays à un autre, peu importent les profits.

Quel est le poids de ces « fausses » transactions dans le circuit financier mondial ?

Le FBI pense à 10%, alors que je reste convaincu que ce pourcentage peut monter

jusqu'à 80% pendant certaines pauses des marchés.

C'est un aspect relativement bien caché des marchés financiers. Il s'agit d'en être

conscient et de composer avec.

Voilà une des raisons qui me font dire que la seule manière d'analyser ce qui se

passe dans un marché ou sur une action est d'observer la courbe en question pour

en faire une analyse graphique.

Les lois de l'économie, de la finance internationale et toutes autres analyses

fondamentales ne peuvent que donner la mauvaise direction à suivre.

Je connais des traders qui perdent beaucoup de leur temps à essayer de

comprendre

pourquoi le marché baisse ou pourquoi il monte. Et le temps qu'ils

comprennent, il change de direction pour des raisons encore plus obscures. Ces

traders se retrouvent toujours en porte -à-faux par rapport à la réalité des marchés.

Je le répète, pour devenir un bon spéculateur, il s'agit de ne pas disperser sa

réflexion. Juste se concentrer sur ce que le marché est en train de faire et non

d'essayer de comprendre pourquoi il réagit d'une certaine manière. Quand vous

demandez à des experts en économie de prévoir un taux d'intérêt, l'évolution

probable d'un cours ou la réaction de leurs homologues, ils se trompent presque à

tous les coups. J'en ai conclu que non seulement on n'a pas besoin d'être expert en

économie pour réussir sur les marchés mais que surtout c'est un handicap très

difficile à surmonter. Car l'instinct reste influencé par les théories rationnelles des lois

de l'Economie et de la Finance.

Les seules données fiables sur l'état d'un marché sont disponibles dans un

graphique

. Il nous dit ce qui se passe et comment cela se passe. Il ne ment jamais

puisqu'il ne fait que traduire le sentiment de tout les intervenants. Il suffit donc de

savoir lire un graphique pour réaliser de belles opérations spéculatives.

Il y a plusieurs écoles d'analyse graphique. J'utilise volontiers et presque

exclusivement la méthode japonaise des chandeliers, cumulée avec les courbes de

certains indicateurs que j'affectionne particulièrement. Deux livres vous suffiront pour

devenir de bons analystes graphiques : Steve Nison « Les Chandeliers Japonais » et

Stan Weinstein « Secrets pour gagner en bourse ».

Pas besoin de connaître les dizaines et dizaines autres indicateurs. Un graphique en

bougies japonaises, la ligne de tendance, la moyenne mobile, le volume et la force

relative d'un mouvement sont les éléments nécessaires et suffisants pour prendre

une décision d'achat ou de vente. Ne vous encombrez pas d'autres choses.

Principe N° 8: Respecter scrupuleusement la moyenne mobile

Voilà un principe très simple et qui est fondamental à respecter : ne

jamais acheter

sous la moyenne mobile ...et donc ne jamais vendre au dessus de la moyenne

mobile. Quelque soient les rumeurs, nouvelles et autres résultats financiers.

Dans l'absolu, quand vous achetez ou vendez une action, vous avez une chance sur

deux d'avoir raison. Si vous respectez le présent principe, vous avez au moins 3

chances sur 4 d'avoir raison, au lieu d'une chance sur deux.

Qu'est ce donc la moyenne mobile ?

Une moyenne mobile est une moyenne des cours de clôture sur une période

déterminée. L'investisseur utilisera une moyenne mobile à 50 ou 30 jours, tandis que

le trader, une moyenne mobile à 10 ou 5 jours par exemple.

Pour construire la moyenne mobile à 30 jours, le logiciel d'analyse technique fait la

somme des 30 derniers cours de clôture et la divise par trente. Chaque jour un

nouveau nombre

( le dernier cours ) est ajouté au total et le cours de clôture le plus ancien est retiré à

la somme. Cette moyenne évolue chaque jour, c'est pourquoi on l'appelle moyenne

mobile.

Voilà pour la définition. ( graphe )

Si vous souhaitez acheter ou vendre un produit financier, jetez un coup d'oeil sur son

graphique ( disponible sur plusieurs sites internet ) en y ajoutant la moyenne mobile.

En une fraction de seconde, vous saurez si le tuyau ou le conseil que vous avez reçu

de la part de votre expert préféré est un tuyau à considérer ou à oublier.

Quand vous achetez alors que la moyenne mobile est au dessus du cours, cela

revient exactement à faire un pari double :

-

qu'un train, qui a une certaine vitesse, va bientôt s'arrêter.

-

Et qu'il va faire marche arrière.

Quand on achète dans ces conditions, c'est qu'on pense que le cours est tombé

suffisamment bas, qu'il est bon marché, et qu'il est judicieux d'acheter. C'est un pari.

Et qui dit pari, dit en général que vous avez autant de chance de gagner que de

perdre.

Mais là, en particulier, les chances de perte sont plus fortes. Pourquoi ?

La pratique a montré que le pari sur un retournement de tendance est à l'origine

d'environ 75% des mauvaises opérations boursières. Et comme pour confirmer

davantage cette idée, 80% des opérations boursières qui prennent le train en

marche, et donc la tendance, sont des gagnantes potentielles, pour peu que les

traders sachent les clôturer.

En fait, investir en bourse n'est pas si compliqué ; il suffit d'adopter une méthode

rigoureuse basée sur une loi logique : ne prendre une décision que si la probabilité

est largement en notre faveur.

Investir n'est donc pas parier. Mais nager dans le courant. Cela semble évident, mais

la plupart des investisseurs, pour des raisons diverses que je vous laisse le soin

d'analyser, parient sur ce retournement de tendance. C'est presque plus fort

qu'eux...Comme si le plus important en bourse est d'acheter au plus bas et de

vendre au plus haut. Ils peuvent avoir 3 fois raison et gagner 10 000 Euros, et avoir

tort une seule fois et perdre 15 000 Euros.

Le message que nous dicte la moyenne mobile est visuel et immédiat : ou le cours

est en dessous, ou le cours est au dessus. Ne compliquons pas les choses avec les

moyennes pondérées, les moyennes lissées, les double ou triple moyennes. Le

message est simple : le cours est au dessus = acheter, le cours est au dessous =

vendre ou du moins s'écarter.

Appliquez ce principe tel quel. Indépendamment de tout autre élément. Et vous

améliorerez vos résultats de manière considérable.

Bien entendu, d'autres éléments d'analyse graphique sont aussi importants pour le

timing

( choix du moment ) par exemple. Mais rien que le respect de ce principe vous

épargnera bien des tourments.

Principe N°9 Vendre du temps

Les marchés boursiers devenant de plus en plus imprévisibles, la volatilité de plus en

plus forte sans explication rationnelle, économique ou même graphique, les marchés

de plus en plus étroitement liés entre eux, il devient primordial d'adapter l'approche

de la spéculation boursière au caractère tumultueux et instable de tous les produits

financiers, des actions, obligations, et options aux contrats à terme sur les matières

premières, les taux d'intérêt, les devises, les indices boursiers etc.

Il ne s'agit plus de se positionner sur des produits bien étudiés et puis d'attendre un

an deux ans, 10 ans car pratiquement tous les gérants de portefeuille, même les plus

conservateurs, commencent à réaliser et à accepter plus ou moins difficilement qu'ils

ne peuvent se dispenser de surfer à court terme sur les vagues de cet océan agité.

D'abord il faut faire le choix parmi tous les produits financiers de plus en plus

nombreux : actions, obligations, fonds d'investissement, devises, marchés à terme,

options etc. La Mathématique est une science extraordinaire, et sa fille, la probabilité

est le seul et unique support sur lequel nous nous appuyons pour faire nos choix de

trading, d'une part pour déterminer quel type de produit traiter et d'autre part

comment le traiter de manière optimale.

Pour moi , les options sur les contrats futures sont incontestablement le meilleur

produit financier à trader de tous les produits qui existent sur la planète boursière.

Elles permettent d'avoir le plus haut rapport entre le gain potentiel et le risque

inhérent à la position. Par exemple, une stratégie d'options sur le pétrole peut

contenir comme risque maximum 1000 usd quelque soit l'évolution du cours et avoir

un profit potentiel de 8 000 usd .

Voyons tout d'abord le principe du marché financier puis étudions le principe du

« Croupier » , une méthode mathématique qui permet d'avoir 4 chances sur 5 de

gagner à une échéance donnée.

Le principe du marché financier

Un produit, que ce soit une action, une devise, une matière première ou un indice

boursier a trois possibilités de mouvement :

1) Il monte

2) Il baisse

3) Il flotte dans un couloir.

Si vous achetez vous avez une chance sur 3 d'avoir raison. De même si vous

vendez.

Par conséquent, dés que vous initiez une opération, vous avez au départ deux

chances sur 3 de vous tromper.

Bien que cette probabilité soit à votre désavantage, vous faites l'opération car vous

croyez, vous espérez que votre analyse, fondamentale ou graphique, va largement

compenser cet handicap.

Mais si vous réalisez qu'en fait vous n'avez qu'une chance sur 5 d'avoir raison,

vous chercherez une toute autre stratégie de spéculation.

Des études statistiques ont montré qu'un produit financier évolue en général de la

manière suivante pendant une période donnée :

1) il monte pendant 20% de cette période

2) il baisse pendant 20% de cette période

3) il stagne ou flotte dans un couloir 60% de cette période.

Donc quand vous spéculez sur une baisse ou une hausse vous n'avez effectivement

qu'une chance sur 5 d'avoir raison. Encore faut il intégrer le facteur temps pour

pouvoir clôturer la position au moment opportun :

Vous achetez un contrat à terme sur l'or à 300 usd et le voilà une heure après à 302

usd.

Vous avez sur le papier un gain de 2 usd. Que faites-vous ? Vous encaissez votre

profit ou vous laissez courir le gain ?

Vous êtes encore confronté à une décision d'achat ou de vente. Si vous laissez

courir, c'est exactement comme si vous aviez décidé d'acheter à 302 usd. Et par

conséquent, vous venez de faire un choix où, encore une fois, vous n'avez qu'une

chance sur 5 d'avoir raison. Et ainsi de suite vous cumulez des décisions ( en

diminuant de façon exponentielle vos chances de gain final ).

Comment renverser la donne pour avoir dès le départ 4 chances sur 5 de gagner, et

sans avoir à spéculer sans arrêt sur la direction future du marché ?

Le principe du Croupier

Quand vous jouez au Casino, vous avez en face de vous un croupier qui vous donne

les cartes et contre lequel vous jouez.

Mathématiquement, vous avez moins de

chances de gagner que lui.

En effet, le croupier ne distribue pas que des cartes. Il distribue du

temps !

Plus vous jouez, plus sa probabilité de gain augmente. Dans le marché financier il

est totalement possible de vendre du temps et d'entrer dans la logique du croupier :

Au lieu de chercher dans quel sens un produit financier va évoluer, il faut plutôt

chercher là où il ne va probablement pas évoluer. De manière à éliminer une des

trois possibilités de mouvement du produit. Si vous pensez que ce dernier devrait

monter, vous vous positionnez en stratégies d'options de manière à gagner s'il monte

et

s'il stagne. Ce qui revient à avoir 80% de chances de gagner à l'échéance ( 20%

pour la hausse + 60% pour la stagnation ).

C'est ce que fait la majorité des professionnels.

Etudions en détail deux exemples concrets tirés de nos dernières opérations :

Opération sur le grain de soja

Nous avons initié la position de telle manière que nous sommes assurés de gagner

non seulement si le grain de soja évolue tel que nous l'avons prévu, mais surtout

nous ne perdons pas ( et même à un certain niveau nous faisons un léger profit ) si le

marché se retourne contre nous.

Ce type de position n'est pas notre invention, elle est connue et utilisée par les

professionnels : c'est le « Ratio Spread ». Une position qui est initiée en achetant

une option proche du cours et en vendant deux ou plusieurs options assez loin du

cours.

Alors que le contrat future du grain de soja, échéance Novembre, se traitait à 6$

nous avons acheté un call soja Novembre avec un prix d'exercice 7$ ( strike ) et

vendu 2 calls avec un prix d'exercice 10$.

Le call 7$ valait 20 cents nous avons donc payé ( 0.20$ X 50$ par penny ) = 1000 $

et le call 10$ valait 12 cents nous avons donc encaissé ( 0.24 X 50 ) = 1200 $

Au total nous avons un crédit de 200 usd. Ce crédit est très important. Voici

pourquoi :

1) D'abord, si le marché monte comme nous l'avons prévu, nous recevons un

profit de 50$ pour chaque penny du grain de soja au dessus de 7$ à

l'expiration ( jusqu'à 10$ ) pour un gain potentiel maximum de 15 000 $.

2) Contrairement à un achat ordinaire d'options, nous n'avons rien eu à payer

pour acheter le call 7$, puisque nous l'avons financé par la vente des 2 calls

10 $.

3)

Nous avons pu initier cette opération en mettant à profit la disparité de prix

entre différentes options d'un même produit. Une disparité suffisamment

fréquente dans les marchés des métaux ( Or , Argent , Cuivre ) et des grains

où les options proches du cours ont une volatilité plus faible que celles

éloignées du cours.

Nous avons, en fait, vendu du temps en encaissant les primes de tous ceux qui

parient que le marché va aller au-delà de 10$ avant Novembre. Chaque jour qui

passe, compris Samedi, dimanche et jours fériés, les calls 10$ que nous avons

vendus baissent car l'échéance se rapproche et ceux qui nous les ont acheté

perdent lentement de l'argent.

De plus en plus de particuliers se lancent dans les options, mais avec un savoir-faire

relativement faible. Ce qui se traduit par une demande croissante des options disons

« peu chères » et qui sont loin du cours. Et c'est ainsi qu'on arrive à avoir quelques

fois les options proches du cours presqu'au même prix que celles qui en sont

éloignées. C'est le moment idéal d'initier alors le « Ratio Spread » .

Bref, ma stratégie de Trading est basée sur le principe suivant :

Vendre du temps ( comme font les institutionnels ) en me positionnant non pas sur la

direction future du marché mais sur sa non-direction probable.

Principe N°5 : Mettre IMPERATIVEMENT des ordres stop

Tous les portefeuilles qui m'ont été envoyés pour une analyse personnalisée

contiennent le même défaut. Un défaut énorme : les investisseurs ont complètement

négligé de mettre des ordres stop, que ce soit pour encaisser les pertes ou les gains.

Quand je vois des pertes qui dépassent 40, 50% sur une position, c'est la preuve

qu'il n'y a eu d'ordre stop. Pour moi, un bon gérant ne doit pas avoir une perte de

plus de 20% sur une position. Je sais bien que certains investisseurs ne sont pas

d'accord sur cette rigueur ; ils prennent position parce qu'ils ont de bonnes raisons.

Ensuite ils s'y cramponnent contre vents et tempêtes. Leur logique : ils finiront par

avoir raison dans le temps, car la valeur est

potentiellement bonne. Ils gardent leur

sang froid dans les moments difficiles, souffrent en silence et attendent...

Pour moi, cette manière d'investir, bien qu'elle puisse se révéler judicieuse (

quelques fois ) n'est certainement pas la meilleure. Pourquoi ?

Parce qu'aujourd'hui, nous vivons une époque extraordinaire de possibilités

d'investissement. On a accès, via internet, à tous les marchés financiers de la

planète. Et l'élément qui me semble primordial dans la spéculation, ou même dans

un investissement, est le facteur temps. C'est un élément extrêmement important

dans le trading moderne. Ou vous avez une attitude passive, et vous le subissez

sans pouvoir faire autre chose qu'attendre. Ou vous savez dès le départ que vous

devez lui « rentrer dedans », le surprendre, le battre, parce que vous avez décidé

d'avoir une attitude agressive à son égard.

Si j'écris ce livre c'est pour réellement partager avec vous mes convictions . Et j'ai

beaucoup de plaisir à vous parler de cette notion du temps. C'est l'une des clés

essentielles du succès en bourse. Prenons un exemple concret :

Si vous avez la possibilité de choisir entre un trader qui a un objectif de 100% par an

et un autre qui a un objectif de 2% par semaine, lequel préférerez-vous ? Le second

bien sûr !

Pour trois raisons :

1- 2% par semaine, avec le taux cumulé feront beaucoup plus que 100% par

an.

2- Le second trader est moins exposé aux aléas des marchés.

3- Et surtout il a relativement un certain contrôle sur le temps. Il peut liquider

à tout moment la totalité de son portefeuille.

Quand vous avez en tête, dés le départ, avant de prendre une position, que vous

devez maîtriser l'élément temps, vous changez sensiblement votre manière de

spéculer. Vous achetez une action à 100 Euros, elle baisse de 20%. Que faites

vous ? Trois cas :

1- Vous encaissez la perte.

2- Vous êtes déjà décidé à attendre, car elle va finir par remonter ( sinon vous

l'auriez pas achetée ).

3- Vous étudiez les nouvelles données, vous posez des questions à vos amis

experts, vous cherchez le pourquoi du comment, vous réfléchissez...pour

décider s'il faut vendre ou pas.

Si vous avez décidé de maîtriser le temps, aucun de ces cas ne vous concerne.

Parce que vous avez déjà vendu, grâce à votre ordre stop de protection. Votre

raisonnement est le suivant :

J'achète à 100 Euros, avec l'hypothèse que, dans un laps de temps assez

court, le cours ne chute pas plus de 15%, donc je mets un stop à 85 Euros.

S'il dépasse ce stop, je suis exécuté, peu importe si le cours remonte aussitôt

. Cela ne me concerne plus, puisque dans le temps que je me suis imparti, le

marché m'a donné tort.

Le fait que le cours remonte alors que vous venez juste d'encaisser la perte ne doit

en aucun cas vous atteindre le moral, car vous spéculez avec une méthode

rigoureuse qui, elle, à terme, vous fera vainqueur du marché.

Une méthode qui vous simplifie non seulement la vie de trader, mais aussi et surtout

la vie de tous les jours. Vous n'aurez pas à vous casser la tête pour décider s'il faut

encaisser vos pertes ou pas, si vous pouvez vous permettre une semaine de

vacances avec votre famille, en pleine déconnexion des marchés financiers.

Les ordres stop de protection sont les véritables outils du trader gagnant. Les

novices ne les utilisent pas tout simplement parce qu'ils ne savent pas comment les

utiliser. Effectivement, ce n'est pas facile de savoir où mettre les stops de protection ;

il n' y a de pourcentage qui marche à tous les coups. Ce que je peux vous dire

aujourd'hui, c'est d'adopter déjà cette stratégie d'ordres stop en utilisant un

pourcentage entre 10 et 15%. Et avec de l'expérience et surtout l'analyse graphique,

vous optimiserez ces stops jusqu'à apprendre à suivre une tendance en remontant à

chaque fois vos protections pour encaisser un maximum de profits.

Certains traders mettent également des stops à la hausse, c'est à dire qu'ils limitent

leurs gains. Par exemple, ils achètent à 100 Euros, mettent un ordre stop de

protection à la baisse à 85 Euros, et un autre stop à 125 Euros. Leur raisonnement

est que le cours a des chances d'arriver à 125 Euros, mais qu'il risque de

redescendre aussitôt, donc ils préfèrent encaisser dés qu'il arrive à ce qu'ils jugent

comme étant un sommet de la valeur.

Je ne suis pas adepte de cette stratégie, même si de temps en temps elle se révèle

payante. Si j'achète à 100 et que le cours monte à 125, je remonte mon stop de

protection à la baisse à 120, et ainsi de suite...pour suivre la tendance qui est en ma

faveur. Si elle se retourne, j'encaisse ce qu'il y a à encaisser puis me tourne vers une

autre valeur, sans me soucier de l'évolution de celle que j'avais.

Il faut arriver à se détacher affectivement et psychologiquement d'un produit

financier, car ce n'est et ce ne sera jamais qu'un support et non un bien physique ou

matériel. Je connais plusieurs investisseurs qui n'ont pas pu se détacher d'une valeur

parce qu'ils ont commencé presque à l'aimer, ils tiennent à rester être fidèles,

comme si elle était devenu leur femme. Peu leur importe la perte occasionnée, à la

rigueur ils ne la voient même pas. L'entité financière à laquelle ils se sont attachés

les rend aveugles, incapables de réaliser qu'ils ont pris cette position pour faire un

profit et uniquement pour cela.

Les ordres stop de protection permettent de ne pas tomber dans ce piège. Un piège

qui n'est pas si facile à éviter, car notre nature humaine est faible. Elle s'attache

facilement à un arbre, une maison, une voiture, un livre, une idée...une action.

Le but du spéculateur doit toujours être présent dans sa tête : faire du profit.

Aucun support n'a d'importance pour lui. Il ne va pas rester en position sur des

actions françaises par souci patriotique. Les supports financiers n'ont pas de

nationalité.

Quand vous avez acheté à 100 et que le cours est descendu à 85, votre esprit perd

au moins 75% de son objectivité. Il est douloureux d'accepter de prendre cette perte.

Notre ego est là, et inconsciemment il va se charger de vous trouver des excuses

pour garder la position et attendre...

Quand vous mettez l'ordre stop de vente à 85, ce n'est plus vous qui devez décider

s'il faut vendre ou pas, mais le marché. Et là est toute la différence.

En passant le relais au marché, vous mettez en place une stratégie structurée pour

spéculer avec un minimum d'émotivité ( et donc de subjectivité ) au moment crucial

de l'opération : celui de la clôture de la position.

J'espère vous avoir fait passer ce message important :

Ne jamais prendre de position sans mettre d'ordre stop de protection. Il ne suffit pas

de lire ce chapitre et de dire d'accord. Non seulement il faut en être intimement

convaincu, mais surtout il faut en faire un principe INEBRANLABLE de trading et

l'appliquer à chaque position.

En tout cas si vous voulez gagner régulièrement de l'argent...

Principe N° 10 : Miser gros au bon moment

Voilà un de mes principes préférés : prendre le temps de regarder les marchés,

étudier les graphiques de plusieurs actions & contrats futures, en quête du meilleur

coup possible dans la journée, ou dans les jours qui viennent. Puis miser gros.

Ce principe est si important que si vous l'appliquez, à lui seul, vous pouvez doubler

vos bénéfices. Au premier abord cela semble risqué; dès que votre cerveau a lu «

miser gros », il a compris presque spontanément « perdre gros » ...mais à la fin de

ce chapitre, il va désormais comprendre « gagner gros».

J'ai toujours été fasciné par le jeu de Garry Kasparov, le champion du Monde des

Echecs. Lors d'un tournoi en semi-rapide à Paris, j'ai eu la chance de pouvoir lui

parler, alors qu'il se baladait à la FNAC des Champs Elysées. Je lui ai demandé avec

un grand sourire :

« Pouvez vous me dire en une seule phrase comment je peux vous battre sur un

match de dix parties et devenir champion du Monde des Echecs ? »

Je n'oublierai jamais son attitude et sa réponse. Il a été surpris par la question. Il a

souri et a continué à marcher entre les rayons. Je le suivais sans rien dire. Je sentais

qu'il réfléchissait. Je sentais qu'il allait me répondre quelque chose de pas banal. Il

s'est retourné :

« Il faut apprendre à chercher toujours le meilleur coup dans une position, que ce soit

une partie que tu joues, que tu regardes ou que tu analyses. »

Son air était sérieux. Il me disait quelque chose d'important...en tout cas pour lui. Je

n'ai réalisé que quelques années plus tard que c'était également important pour moi.

Voilà pour l'histoire.

L'application de ce conseil m'a fait faire des progrès rapides dans le jeu d'échecs.

Puis j'ai essayé de l'appliquer dans la spéculation boursière. Et je suis sûr que mon

résultat dans le concours international doit beaucoup à ce principe.

Les portefeuilles qui m'ont été envoyés pour analyse ont un autre point commun : ils

ont une répartition diversifiée et homogène. Et c'est justement ce qu'il faut éviter de

faire. Diversifier son portefeuille est une bonne idée pour les investisseurs

institutionnels, les gros comptes. Mais pas pour nous.

On est convaincu du potentiel d'une action, on y croit vraiment et on la met en

portefeuille, sinon on la laisse de côté. On ne l'essaye pas, sous prétexte qu'elle a de

bonnes chances...Pour moi le maximum d'actions ou de futures à détenir dans un

portefeuille dynamique est le chiffre 5. Pourquoi 5 ?

1- Ce chiffre est pratique ; il représente les doigts de la main. J'attribue à

chaque doigt un caractère propre , ensuite je lui associe l'action ou le

contrat future qui lui correspond. Par exemple, le petit doigt c'est l'instinct.

Je lui attribue une position que j'ai prise ...instinctivement. L'index, c'est la

logique. Le pouce, le panache etc.

2- Diversifier sur 10, 20 ou 25 actions permet certes de répartir le risque mais

c'est aussi et surtout diminuer le potentiel de gain.

3- Quand on sait qu'on ne doit pas dépasser ce chiffre, on ne choisit plus les

actions qui ont de fortes probabilités d'être gagnantes, mais les actions qui

ont les meilleures probabilités de gain. Et c'est la grande différence.

Là, on rejoint le conseil de Garry Kasparov. Développer notre technique et notre

stratégie pour repérer non pas les

bonnes opportunités mais les meilleures. Et sur

ces meilleures, on fait encore une sélection pour miser gros. Si l'action candidate ne

se présente pas, on attend sagement, avec la liquidité disponible.

Voilà pourquoi notre portefeuille ne doit pas être homogène. S'il contient 9 valeurs

qui représente chacune environ 10%, il a donc une liquidité disponible de 10%.

Comment peut-on alors profiter d'une opportunité qui apparaît et sur laquelle il

semble judicieux d'investir 40% ? On ne le fait pas tout simplement. D'ailleurs quand

le portefeuille est homogène, l'investisseur ne consacre pas suffisamment de temps

à chercher le meilleur coup mais à surveiller ses positions. Pour lesquelles il ne peut

plus rien.

On peut avoir 10 à 15% sur trois positions, puis une position à 50% et le reste en

liquidités. C'est une gestion qui peut sembler kamikaze de prime abord, mais c'est

celle là qu'il faut utiliser si l'on veut dynamiser au maximum son portefeuille.

J'ai eu la chance d'être un jour invité à Las Vegas. Au royaume du hasard et du jeu

pur. J'ai rapidement été attiré par un jeune homme d'une vingtaine d'année, assis

devant une table de black jack. Il avait un gros tas de jetons et semblait très sûr de

lui. Il était en train de battre la banque...Je me suis approché, et quelques passes

plus tard, j'ai compris son système. Un système très simple, légal et qui pourtant ce

jour là était largement en sa faveur.

Quand la première carte était moyennement en sa faveur, il misait 1 $, le minimum.

Par contre quand elle était NETTEMENT en sa faveur, il misait 50 $, le maximum. Il

faisait jouer intuitivement les lois de probabilités à son avantage.

J'ai attendu une bonne heure avant q u'il ne se levât. Je lui ai tendu la main :

« Bonsoir, je suis Moustafa Bel Khayat, du Maroc. Bravo, c'était une belle

démonstration. Pourquoi arrêtez-vous ? »

« Bonsoir, Ali Mahfoud, de la République d'Iran. Enchanté de faire votre

connaissance. J'arrête parce que je commence à fatiguer et perdre confiance.

Je vais aller manger. »

Pendant le dîner, il me confirma que sa technique était bien basée sur les lois de

probabilités, et que cette science était une véritable passion pour lui. D'après lui, le

Black Jack était le seul jeu à Las Vegas où le client pouvait se retrouver gagnant, à

condition de ne pas jouer longtemps.

Spéculer c'est jouer contre le marché. Si votre probabilité de gain n'est pas

largement en votre faveur, ne misez même pas un dollar. Si elle l'est, il faut être

capable d'y aller franchement.

Georges Soros a misé très gros pour gagner ce fameux milliard de dollars contre la

livre sterling. Il a largement dépassé les 90% du portefeuille qu'il avait en gestion,

allant même jusqu'à s'endetter !

C'est une grande leçon de trading pour nous. Car elle signifie tout simplement que

l'art de la spéculation consiste à attendre que notre probabilité de gain soit

largement en notre avantage et là , on mise le maximum . Entre temps, il ne faut pas

avoir le portefeuille « bloqué » sur des actions qui sont

excellentes et qui ne vont pas

tarder à cartonner. Mais plutôt un portefeuille prêt à faire feu !

Depuis deux ans déjà, je ne détiens jamais plus de 3 positions dans mon portefeuille.

J'ai acheté au Maroc une maison au bord de la mer avec un capital de départ de 10

000 $.

Il y a également une autre raison qui explique le succès de ce système. Et une raison

de taille.

Plus on est sur le marché et plus le risque de perte est grand.

Je vous demande de bien réfléchir sur cette idée. Dans les milieux universitaires,

scientifiques et financiers comme dans certains séminaires sur les techniques

d'investissement, on enseigne le contraire : prendre position, y croire et ne pas

perdre son sang froid. Autrement dit rester un maximum de temps sur le marché.

Ceci était peut être valable il y a une dizaine d'années. Aujourd'hui les marchés sont

brûlants, il s'agit de ne pas s'y attarder. Mais plutôt d'agir comme l'épervier : rester le

maximum de temps dans le ciel, bien haut et à l'abri de toute surprise, pour plonger

tel un éclair, ramasser la pitance et remonter aussitôt.

De même que l'épervier a dû

adapter sa technique de chasse aux réalités de la

jungle terrestre, nous devons adapter notre technique de spéculation à la réalité des

marchés financiers modernes. Quand on est en position, tout peut arriver et surtout

le pire car les marchés modernes, en déséquilibre perpétuel et reliés pratiquement

tous entre eux, peuvent avoir des réactions brutales et to talement imprévisibles.

Pour ma part je ne suis absolument pas confiant sur une position à moyen terme.

C'était jouable hier, plus aujourd'hui.

Si vous êtes coincés sur une position depuis plusieurs semaines, c'est que vous

n'êtes pas entrés au bon moment. Quoiqu'elle fasse l'action par la suite, une chose

est indiscutable, vous êtes trompé sur le timing. C'est un fait qui est très important, et

la manière de gérer ce fait peut faire de vous un champion, un bon trader ou une

victime.

La première chose à faire est de le reconnaître. Développez en vous cette lucidité

pour pouvoir prendre la décision qui s'impose.

La seconde est de loin la plus difficile : étudier s'il n'y a maintenant sur le marché une

opportunité meilleure. Et dans ce cas, encaisser la perte pour se repositionner sur

l'action qui a, en toute priorité, une probabilité de gain supérieure.

La troisième est de vous détacher affectivement et psychologiquement de l'action

que vous venez de lâcher. Le fait qu'elle monte ou qu'elle descende ne vous

concerne plus. Je vous recommande même de l'oublier, car désormais votre

jugement ne sera plus objectif.

Tout ce chapitre est dédié au principe de miser gros au bon moment. Est ce que

vous entendez toujours « perdre gros » ? J'espère que non.

Le message que je voulais transmettre à ce sujet n'est pas évident à intégrer, car

chacun de nous a son histoire propre, ses valeurs auxquelles il croit fermement et un

objectif d'investissement différent. Certes vous avez parfaitement compris le principe,

et certains d'entre vous sont même d'accord. Seulement entre approuver et

appliquer il y a un long chemin...Mon sentiment est que ce chemin commence à

vous intéresser.

Principe N° 11 : Interdiction de faire la moyenne à la perte

Je travaillais en 1997 pour une société américaine de gestion de portefeuille à

Genève. Le trader principal, Guy, était un jeune français de 28 ans, avec déjà une

expérience professionnelle de six années dans le domaine des futures. Il était la

vedette de la salle de marché. En le voyant à l'oeuvre, j'ai appris beaucoup de

choses.

Un après midi, j'arrive en retard d'une bonne heure sur l'ouverture du marché

américain. Je le trouve tout enjoué et excité ; il m'annonce qu'il a commencé à

taper

sur le Nasdaq. Il a vendu à découvert 10 contrats Nasdaq. Etonné par cette

confiance, je jette un coup d'oeil sur le graphique et constate que la moyenne mobile

à 30 jours est toujours au dessous du cours, c'est à dire que la tendance est

haussière. Je lui fais la remarque. Il me fait un grand sourire :

« Tu vas voir, Mous, il ne peut plus s'envoler. C'est fini !

Le Nasdaq va passer à la casse...Avant 17 heures, c'est la dégringolade ! »

A 17h, le cours est déjà à 20 points au dessus du cours de vente. La position perd :

20 X 10 X 100 = 20 000 dollars. Je commence à m'inquiéter et demande s'il a passé

un ordre stop de protection.

« Pas pour le moment...tu vois, là la force relative ralentit fortement...Et puis

regarde le volume...Plus personne pour l'achat...D'ailleurs, le cours ne bouge plus

depuis une demi heure...C'est un sommet je te dis !...Tiens maintenant à ce cours

c'est encore plus intéressant de le vendre ».

Comme pour me prouver ( ou se prouver à lui même ) qu'il a une entière confiance

dans sa position perdante, il vend 10 autres contrats, faisant ainsi une moyenne à la

perte. Etre vendeur de 10 Nasdaq à 1200 et de 10 autres à 1220 revient à être

vendeur de 20 contrats à 1210. Beaucoup d'investisseurs font ce type de moyenne,

surtout quand ils sont perdants. C'est ce qu'on peut faire de pire quand on est dans

le mauvais sens. Cette stratégie n'est

jamais valable sur une position perdante. Le

trader qui l'utilise ne cherche plus à réaliser réellement un profit. Il est vexé, touché

dans je ne sais quel orgueil et ce n'est que par présomption qu'il défie la position. Ce

n'est plus du trading, c'est un règlement de compte psycho-affectif entre le trader et

le marché.

A une heure de la clôture du Nasdaq, le cours est encore monté de 10 points. Que

pensez que notre ami Guy ait voulu faire ? Encore une moyenne ! Parce qu'en

général, lorsqu'on est « pris » par la frustration, on perd entièrement contact avec la

lucidité et l'objectivité. On préfère aller jusqu'au bout que reconnaître qu'on était dans

l'erreur. J'ai intervenu :

«

Ecoute Guy, on a eu une matinée exceptionnelle aujourd'hui. Sur le Yen, les

T.bonds et les bunds allemands, on a fait 21 000 dollars. Là, à 1230, on perd 40 000

dollars et on est toujours au dessus de la moyenne mobile. C'est toi même qui m'a

appris à la respecter, quoique disent les autres indicateurs. Je propose de passer un

ordre de rachat limite à 1221, et un ordre stop à 1232. Il y a des chances qu'il vienne

nous chercher à 1221 et là, on va sortir quitte pour la journée. »

Il a suivi mon conseil et nous avons été exécutés à 1221. Ouf !

La semaine suivante, le Nasdaq prenait 150 points en ligne droite !! On aurait pu

perdre 300 000 dollars...

Morale de l'histoire :

Quand on est dans le mauvais sens on ne doit pas essayer « d'améliorer » sa

position en faisant une moyenne. Le risque de se tromper et d'alourdir la perte est

très important. Savoir dés le départ que nous ne pouvons avoir recours à ce

« remède » nous permet de prendre toujours le temps d'étudier le meilleur moment

de prendre position. C'est ce qu'on appelle le timi ng.

Optimiser le timing est fondamental dans la spéculation. Pour cela, il faut se rappeler

que si la sélection d'une action est essentielle, le choix de son timing est encore plus

important.

80% des trades négatifs ont pour origine le problème du timing. Les actions ou les

futures ont bien été des gagnants potentiels, mais ils ont été achetés ou vendus au

mauvais moment. Je ne connais qu'un seul moyen d'avoir une maîtrise relative sur le

timing : l'analyse graphique. C'est elle qui donne le signal d'achat et de vente. Et non

pas autre chose...

Principe N°12 : Initiez vous à la spéculation sur les contrats futures et leurs options.

En Europe, 95% des investisseurs privés n'utilisent pas les marchés à terme,

appelés communément les contrats futures, ou produits dérivés. Alors qu'aux USA,

plus de la moitié des investisseurs spéculent sur ces marchés de plus en plus

croissants. On estime à plus de 6 mille milliards de dollars les transactions

quotidiennes sur ces marchés, ce qui représente le montant annuel des transactions

du commerce physique mondial.

Aujourd'hui, un spéculateur qui limite son champs uniquement dans les actions,

comme plus de 90% des particuliers français, limite de manière considérable son

potentiel de gain.

Il s'agit de vivre avec son temps et des possibilités offertes par les marchés

financiers. Ces marchés à terme souffrent de trois maux :

1- Ils semblent compliqués, réservés aux professionnels.

2- Ils ont la réputation d'être très dangereux, puisque le potentiel de gain

comme de perte est énorme.

3- Ils sont « immoraux », car la majorité des traders sur ces marchés

n'investissent pas , ils ne font que de la spéculation pure.

Voilà ce que je pense de ces marchés :

1- Ils sont beaucoup moins compliqués que les actions. Aujourd'hui un

particulier a plus de chances de faire des opérations positives sur un

contrat future que sur une action.

2- Ils ne sont absolument pas plus dangereux que les actions. Il suffit de

respecter une méthode rigoureuse de spéculation. Ces marchés sont très

intéressants et je me ferai un plaisir de vous initier. 90 % de mes

opérations de trading ont pour support les contrats futures. Je suis

persuadé qu'une fois que vous en assimilerez le mécanisme, vous

spéculerez presque exclusivement sur ces marchés.

3- La spéculation, qu'elle soit sur les actions ou sur les marchés à terme, ne

peut être taxée « d'immorale » car elle est l'essence même de la régulation

des marchés financiers et donc de l'économie mondiale. C'est un sujet de

philosophie, d'économie et de conscience sociale que nous n'allons pas

traiter ici. Je n'ai pas un gramme de mauvaise conscience à gagner de

l'argent sur les marchés financiers grâce à la spéculation.

Qu'est ce donc un contrat future ?

Un contrat future est un produit financier qu'on peut acheter ou vendre à découvert et

qui peut concerner les matières premières ( pétrole, or, blé, sucre ), les devises, les

taux d'intérêt ou encore les indices boursiers comme le CAC40, le Nasdaq, le S&P

des USA.

Exemple :

Je vends à découvert, en Octobre 2000, un contrat CAC40 échéance Décembre

2000 au cours de 6300.

Chaque point de variation de ce cours vaut 10 Euros. Dont la valeur de ce contrat est

de 6300 X 10 = 63 000 Euros. Mais il ne me suffit d'avoir sur le compte que 6 000

USD pour prendre position sur ce contrat, soit à la vente soit à l'achat. C'est ce qu'on

appelle la couverture ou

the deposit en anglais. Comme si le courtier nous fait crédit

de 10 fois la mise.

Sur certains contrats (les devises en particulier), et en fonction du courtier, cela peut

monter jusqu'à 100 fois la mise. C'est le fameux effet de levier qui caractérise le

marché des futures. On peut gagner gros et ...perdre gros. Cependant, comme on le

verra plus loin, en appliquant avec méthode et rigueur les principes déjà énoncés et

ceux qui suivent, il est impossible de perdre gros. Je dis bien impossible !

Revenons à notre exemple :

En vendant en Octobre un contrat CAC40 à 6300, je spécule que le marché français

va connaître une baisse d'ici Décembre 2000.

Supposons que j'ai raison et qu'en Novembre déjà, le contrat ne vaut plus que 5700.

Je n'ai as besoin d'attendre l'échéance pour réaliser mon profit et donc je rachète ma

position.

Je gagne 6300 – 5700 = 600 points. Les frais de courtage étant de 10 Euros pour

l'aller retour, je fais un profit net de : (600 points X 10 Euros) – 10 Euros = 5990

Euros.

Pour une mise de 6000 euros. Une performance de 100% en moins d'un mois.

Supposons que j'ai tort et que le contrat soit monté à 6900, entre le moment où je l'ai

vendu à découvert et son échéance de Décembre. Je perds donc théoriquement 600

points. Je dis bien théoriquement, car dans la pratique une perte de 600 points sur

un seul CAC40 ne pourra jamais arriver. Pourquoi ?

Vous l'avez deviné : j'ai passé, en même temps que l'ordre de vente à découvert, un

ordre stop de protection à moins de 100 points. Autrement dit un ordre d'achat stop à

6400.

Donc, dans le pire des cas, le maximum que je peux perdre dans cette position

c'est :

100 X 10 = 1000 euros + les 10 euros des frais de courtage. Soit 1010 euros toujours

sur une mise de 6 000 euros.

Conclusion : voilà une opération de spéculation où, en pratique ( et non en théorie

seulement ! ), le potentiel de gain est largement supérieur au potentiel de perte. Si en

plus on cumule les principes étudiés ci dessus pour augmenter la probabilité d'avoir

raison, on comprend le grand succès des contrats futures. Et ce n'est pas tout ;

d'autres critères viennent expliquer pourquoi des centaines de milliers d'américains

spéculent sur ces marchés.

a) Le marché des futures bénéficie une grande fluidité, contrairement

au marché des actions. Quand on veut passer des dizaines de

contrats d'achat ou de vente, le marché les engloutit presque

automatiquement, ce qui n'est pas le cas du marché des actions.

b) De part sa puissance financière, le marché des futures limite

considérablement les possibilités de manipulation. Par exemple

pour pouvoir peser sur le marché du CAC40, il faut passer des

ordres sur 400 ou 500 contrats, ce qui n'est pas à la portée de tout

le monde.

c) Le fait de pouvoir jouer la baisse avec la vente à découvert est un

critère important, car les investisseurs détestent acheter et n'avoir

rien d'autre à faire qu'attendre que les valeurs veuillent bien monter.

Le marché des futures, en permettant de suivre la tendance, qu'elle

soit baissière ou haussière, offre la possibilité d'une spéculation

toujours active.

d) Les frais de courtage sont très largement inférieurs à ceux du

marché des actions. Pour acheter en actions l'équivalent d'un

contrat future CAC40 ( 63 000 ¤) il faut débourser environ 0,5%

c'est à dire 315 ¤ contre 5¤ seulement pour le contrat future. La

différence est gigantesque.

e) Il est prouvé qu'il est beaucoup plus facile de prévoir le mouvement

d'un indice boursier que le mouvement d'une action.

La spéculation sur les futures est incontestablement plus intéressante pour le

particulier que la spéculation sur les actions. Plus besoin de calculer le PER, ni de

faire des analyses financières poussées, encore moins de surveiller les résultats

d'une entreprise.

Laisser moi vous poser une question : d'après vous lequel de ces deux poissons est

plus facile à suivre dans l'océan , la baleine ou une sardine ? C'est exactement la

même chose pour un indice boursier et une action.

Pour dynamiser un portefeuille boursier moderne, il me semble utile d'ouvrir un

compte dédié au marché des futures. Et je recommanderai de ne faire dans un

premier temps que les futures sur indices boursiers. Jusqu'à en maîtriser

parfaitement le mécanisme.

Spéculer sur les futures est aussi simple que cela. Ce n'est absolument pas réservé

aux experts de la finance. Commencez doucement, avec un seul contrat à la fois et

ne vous laissez pas emporter par l'euphorie des premiers gains. Les futures, eux

aussi ont des principes propres que vous allez découvrir et apprendre à respecter.

L'essentiel est d'aller progressivement.

Il n'existe malheureusement pas de livres en français sur les futures. J'ai dû réviser

sérieusement mon pauvre anglais pour étudier ces marchés sur les sites américains.

Peut être que certains sites francophones s'y sont mis...Si vous en trouvez, je vous

serai reconnaissant de m'en envoyer l'adresse.

Conclusion

Si vous achetez et étudiez les livres de Stan Weinstein ( Secrets pour gagner en

bourse ) et Steve Nison ( Les Chandeliers japonais ) et que vous utilisez les principes

que nous venons de voir, je peux vous assurer que vous avez les outils nécessaires

et suffisants pour , en tous les cas arrêter de perdre sur les marchés financiers.

Bien sûr, cela ne va pas marcher à tous les coups. Mais une chose est sûre ; vous

avez désormais toutes les chances de devenir un spéculateur de talent.

-

Ne vous embarrassez plus des informations économiques ou financières.

-

Ne tendez pas l'oreille aux rumeurs.

-

Ne lisez pas les conseils des experts, et surtout ne les suivez pas.

-

Ne vous positionnez pas au « flair ».

-

Apprenez à faire les replis stratégiques pour clôturer une position

perdante.

-

Faites du graphique votre UNIQUE et véritable source d'informations

fiable.

-

Ne prenez jamais de position sans mettre un ordre stop de protection.

-

Attendez le bon moment puis entrez avec force dans le marché.

-

Dynamisez une partie de votre portefeuille sur les futures.

Je sais bien que la majorité des investisseurs prend ses décisions en fonction de

l'analyse fondamentale, de certaines informations plus ou moins

privilégiées, ou pour

suivre des recommandations par des experts. Voilà un moyen efficace pour perdre

de l'argent avec bonne conscience, car ce sont les autres qui se sont trompés.

Le premier principe d'un spéculateur qui a de l'ambition est de ne suivre AUCUN

conseil. J'ai toujours été sidéré par le manque de perspicacité dont faisaient preuve

les experts boursiers. Surtout certains journalistes de revues spécialisées.

Comme vous avez dû le remarquer, ma méthode est assez catégorique. Elle ne va

pas convenir à tout le monde. Ce n'est pas son but d'ailleurs...car il nous faut bien

quelqu'un en face, pour réaliser des profits...A vous de choisir votre camp."
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# Online seit Mittwoch, 21. November, 2007 um 15:33

FORMATION TRADING ET COMPTES GERES

FORMATION TRADING ET COMPTES GERES
Bonjour

voici ci-après, les informations relatives aux cours sur le trading des devises que nous dispensons ainsi que les offres de comptes gerés:

I) FORMATION TRADING FOREX FUTURES CFDS

Type de Formation
la formation que nous dispensons est personnalisée pour un besoin de discretion. elle porte sur les marchés (produits boursiers) suivants: Devises, Futures, CFDS, Options. cette formation se veut pratique et non theorique directement sur l'outil de trading qu'est la plateforme choisie par le formateur en fonction de divers éléments.

Durée de la Formation
la Formation se veut pratique et divisible en seances de deux (2) Heures chacunes. la formation dure trente (30) Heures. cependant l'etudiant peut demander a etre enseigné sous la forme d'une mission (rapide). en ce moment l'etudiant precisera sa disponibilité et ses conditions. elle pourra avoir lieu sur le site choisi par l'etudiant pourvu qu'il dispose d'un Ordinateur P4 et une connection Internet

Broker
le Formateur choisi le Broker avec lequel il dispense la formation en fonction des meilleurs conditions proposées par ce dernier (spread, durées des transactions bancaires etc.)

Plateforme
le Formateur choisira la plateforme qui sera le support de la formation pratique en fonction de son ergonomie et la rapidité d'execution des ordres . la plateforme choisie est Metatrader 4

Objectifs
l'etudiant devra a la fin de sa formation:
- etre a mesure de maitriser les composantes de la BOURSE
- comprendre et diagnostiquer les informations techniques
- etre a mesure de faire un profit minimum journalier de 10 pips
- etre a mesure de maitriser et resorber les cas de perte avec un money management adequat

Cout de la Formation
la formation coute 350 000 F CFA dont 200 000 F CFA en debut des cours et 150 000 f CFA a la fin des 30 heures

II) COMPTES GERES

Disposition 1
Un trader ou un particulier peut demander a nos services, la gestion du compte de trading de ce dernier. dans un tel cas, le client devra faire un deposit d'au moins 2000 dollars US, soit sur son propre compte (de preference epargne) , soit sur le compte du gerant du compte.

Disposition 2
dans le cas ou le depot se fait sur le compte personnel du client, le trader aidera le client a faire le virement vers la plateforme. ainsi, le trader speculera sur le compte et au bout d'un delais d'au moins 45 jours ouvrés, l'etat du compte conduira au partage des profits a hauteur de 50% pour le client detenteur du compte et 50% au trader. ici, il ya lieu de preciser qu'aucun objectif de profit ne sera au prealable fixé vu que le trader sera remuneré au prorata des profits realisés.

Dans le cas ou le depot se fait sur le compte personnel du trader, ce dernier fera l'etat des profits au bout d'un delais d'au moins 45 jours ouvrés. le trader fixe alors les profits du client à 55% de la valeur initiale de son investissement. l'investissement demeurant re-investi durant 12 mois. apres cette periode, le contrat liant les parties pourra prendre fin avec le non-remboursement de l'investissement initial.

Disposition 3
Dans le cas des comptes gerés, le client contribuera à hauteur de 165 000 F CFA au titre des apports pour l'ordinateur de trading et les charges annexes.

Dispositions 4
toutes autres dispositions et questions seront debattues entre le trader et le client ulterieurement


J'espere vous avoir eclairé suffisament sur les divers produits. pour toutes questions utiles, veuillez me contacter au +225 04 85 28 70 ou +225 66 44 58 16

# Online seit Mittwoch, 21. November, 2007 um 12:59