Voici un post que jai lu et qui m'a beaucoup fait du bien. prenez en grand soin et rendez fier de vous le concepteur de ce document, Mr MOUSTAFA. quant a moi, je suis dispoosé a vous donner quelques petits tuyaux pourvu que vous me soumetiez vos inquietude à fxadvanced_trading@yahoo.fr
"Je suis Moustafa Belkhayate, 42 ans, trader international sur les marchés boursiers.
C'est avec plaisir que je vous présente l'un des plus passionnants métiers au
monde : le métier qui consiste à aller à la source même de l'argent, c'est à dire les
marchés financiers, et y puiser de manière régulière largement de quoi vivre, et
même plus. Comme vous allez le constater, le but n'est pas seulement de s'enrichir
financièrement, aussi et surtout intellectuellement et humainement.
L'expérience et les informations que je partage volontiers avec vous m'ont coûté très
cher à acquérir. Du temps, de l'argent et des tonnes d'émotions. Je vous les offre
sans rien en échange. Mais si vous insistez, sachez que je réfléchis actuellement à la
création d'une Fondation pour les Enfants, et que je suis preneur de toute
compétence intellectuelle et humaine.
Qu'est ce qu'un trader ?
La définition académique :
Le trader a pour rôle essentiel d'établir la cotation des produits financiers du marché
et de prendre des positions sur les valeurs aux meilleurs cours ou taux. Il travaille
pour le compte de son propre établissement, d'organismes de placements collectifs
ou de clients.
Il prend des positions sur le marché, exécute les ordres des clients et recherche des
contreparties lorsque c'est nécessaire.
Il dispose des cotations en temps réelles, des indices mondiaux ainsi que des
informations d'ordre économique grâce aux écrans Reuter ou Bloomberg.
Il travaille avec le middle-office et le back-office qui sont chargés de l'enregistrement
administratif des opérations faites par le trader pendant la journée.
La définition pratique :
C'est un homme ou une femme qui passe des ordres d'achat ou de vente sur des
produits financiers : actions, obligations, matières premières, devises, indices
boursiers, taux d'intérêts, options etc.
C'est un spéculateur, c'est à dire une personne qui a pour unique objectif de faire
des profits dans un laps de temps assez court en négociant une valeur boursière.
Un bon trader ne spécule qu'une heure par jour en moyenne.
Nous sommes au début de 2003. Les Etats Unis sont aux portes de l'Irak. L'un
prétend combattre le terrorisme, l'autre prétend combattre l'impérialisme. Le risque
d'une catastrophe nucléaire n'a jamais été aussi grand. Tout va de plus en plus vite.
Nous avons tous la nette impression que notre civilisation vient de donner un sérieux
coup d'accélérateur. Pour aller où ?
Personne ne sait...
Ceux qui sont tétanisés par cette vitesse retiennent leur souffle et attendent...
Ceux qui, accrochés à leurs repères d'antan, cherchent derrière eux un quelconque
refuge contre ce qui leur paraît incontrôlable et donc dangereux...
Et il y a ceux qui vivent avec leur époque, advienne que pourra.
En fonction de l'interprétation que nous faisons de ce qui nous arrive par ces temps
modernes, nous décidons de CONTINUER à vivre ou d'ARRETER de vivre.
Ce livret s'adresse à ceux qui acceptent de continuer. A ceux qui pensent encore que
quelque chose d'extraordinaire peut leur arriver...Ils ont la foi. Ils sont heureux de
vivre, heureux de ce qu'il va leur arriver.
Ce livret parle d'argent. De la manière d'en gagner, mais surtout de la finalité
intellectuelle et humaine de la spéculation. C'est un sujet délicat car chacun de nous
a un rapport très personnel avec ce qu'on appelle le nerf de la guerre. En fonction de
ce rapport, vous serez un excellent spéculateur ou un tendre pigeon.
Non seulement les principes que vous allez découvrir marchent, mais ils marchent
TRES bien. Ils ont deux particularités fondamentales :
1. Ils sont valables aussi bien sur les actions que sur les devises, les matières
premières, les indices boursiers, les taux d'intérêt ou sur tout autre produit
financier.
2. Ils n'exigent aucune connaissance des lois de l'économie et de la finance. Nul
besoin d'être un expert en analyse financière ou en micro économie pour
gagner de l'argent sur les marchés.
Cela semble invraisemblable mais la lecture de ce livret va vous le prouver.
A qui s'adresse-t-il ?
Ce livre s'adresse à ceux qui ont une foi intime qu'en dehors des pures lois de la
finance et de l'économie, il y a certaines lois presque imperceptibles et inexplicables
qui gouvernent dans le milieu boursier. Pour les autres, irréductibles rationnels, qui
ne croient qu'en ce qu'ils voient, qu'en ce qu'ils peuvent calculer, expliquer,
comprendre...ce livret les fera sourire.
Ce livret s'adresse à ceux qui portent déjà en eux les principes que je compte
décrire. Le simple fait de les lire et de réaliser qu'ils peuvent les appliquer dans le
trading (dans ce livre ce mot sera synonyme de spéculation) peut les aider à les
mettre en place dans leur esprit et dans leur corps.
Des centaines (de bons !) livres existent sur les techniques boursières, les stratégies,
les philosophies etc. Des cours vidéo, des séminaires, des conférences ...Ce n'est
donc pas l'information qui manque. Et pourtant, seule une petite minorité de traders
(spéculateurs) arrive régulièrement à des résultats positifs. On estime que sur la
planète boursière 5% des traders gagnent l'argent des 95 autres %. C'est dire que
l'information et le savoir ne suffisent pas.
Ces traders d'exception ont quelque chose de plus...Et c'est justement l'objet
principal de ce livret : étudier en détail ces principes qui font la différence entre les
meilleurs et les ordinaires. Dans le trading, comme dans la vie, la majorité des
personnes
savent ce qu'ils doivent faire, mais pour des raisons plus ou moins
conscientes, ils se débrouillent
pour ne pas prendre la décision qui correspond à ce
savoir. Pourquoi ?
Voilà une des questions les plus importantes pour comprendre le succès ou l'échec
d'un spéculateur. Les principes que nous allons étudier tenteront une réponse.
Ce livret s'adresse à ceux qui osent porter un regard sur eux mêmes. Sans se juger
ni se critiquer. Juste constater des faits. Ce n'est pas donné à tout le monde, car rien
n'est plus difficile que de se regarder dans un miroir en toute objectivité. Et pourtant
c'est une étape fondamentale pour réussir dans le trading. Nous verrons plus loin
pourquoi.
Ce livre s'adresse enfin à ceux qui aiment le trading, qui est d'abord une passion
avant d'être un moyen pour vivre. A ceux qui sentent d'instinct qu'ils peuvent bien
réussir dans ce domaine, mais qui n'arrivent pas encore à tirer leur épingle du jeu. Ils
changent de logiciel, de marché, de méthode... Ils sont encore perdants... et ils ont
de très bonnes excuses.
Quant on perd sur les marchés financiers, aucune excuse n'est valable. Voilà le
premier principe fondamental pour faire des progrès. Aucune excuse car le seul et
unique responsable d'une opération de trading c'est le trader et jamais le courtier, ni
un journal financier, ni un conseiller médiocre, ni une malchance terrible ou une
mauvaise connexion internet. Quand un trader fait une opération négative et intègre
dans son intérieur qu'il en est seul responsable, il a non seulement le courage de
clôturer cette position mais surtout il est à même d'assumer un autre choix avec
moins de mauvaise conscience que s'il persistait à jouer à l'autruche.
Un jour, j'ai proposé dans un forum sur Internet d'offrir gratuitement mon analyse
personnalisée de portefeuille des 20 premiers messages. J'ai été très surpris : 19
portefeuilles sur 20 avaient un grand point commun : plus de 70% du portefeuille
étaient placés dans une position négative ...et ce depuis plus de 2 mois en
moyenne !! Ils ne sont pas sortis à temps et là ils attendent, ils espèrent que les
actions en question vont remonter. Et quand je leur conseille de clôturer les
positions, leur réponse est étonnamment identique :
«
Mais...j'ai beaucoup perdu sur ces positions...je ne peux me permettre de sortir
maintenant...plus grand chose à perdre....Si j'encaisse les pertes et cela
remonte...je ne le supporterai pas...j'ai attendu 3 mois (sous entendu j'ai souffert 3
mois ) je peux encore attendre...je ne suis pas pressé...Elles vont finir par
remonter... »
Un seul va suivre mes conseils et clôturer toutes ses positions perdantes. Deux
semaines plus tard, je reçois un message ...de sa femme :
«
Monsieur, je vous remercie vivement d'avoir convaincu mon mari de sortir ses
positions sur CMGI, AMDI et IBM. Je ne sais pas où elles en sont aujourd'hui mais
une chose est sûre : vous avez libéré mon mari, il est plus gentil avec les enfants,
avec moi ... l'ambiance à la maison est plus décontractée... »
D'une manière générale, une position qui vous fait souffrir est une mauvaise position.
Il faut impérativement la quitter, sans la moindre hésitation. C'est un principe
essentiel à respecter pour deux bonnes raisons :
·
Eviter que votre vie de trader vienne empiéter sur votre vie privée.
·
Vous épargner davantage de pertes.
Depuis que Georges Soros, trader sur les futures, a terrassé la Banque Centrale
d'Angleterre en empochant un milliard de dollars au passage, les professionnels
réalistes sont conscients que nous vivons désormais une ère révolutionnaire où les
Etats et les Banques Centrales ont perdu le pouvoir et le contrôle sur les marchés
financiers. C'est une réalité difficile à accepter mais le fait est que ce sont les gérants
de portefeuille (particulièrement les traders) qui font la loi sur les marchés
internationaux.
Plusieurs de ces gérants ont une puissance financière supérieure à bien des
Banques Centrales et leur objectif consiste uniquement à spéculer et non à investir.
C'est à dire à faire un profit le plus vite possible en anticipant non pas la valeur
potentielle d'un titre ou d'un produit financier mais la réaction émotionnelle des
investisseurs et autres spéculateurs.
La principale activité des opérateurs des marchés financiers consistant à prévoir la
psychologie des autres opérateurs (donc à spéculer et non pas à investir), toutes les
bonnes théories sur l'économie et la finance se retrouvent prises à contre pied. Nous
verrons dans ce livret pourquoi et comment les marchés se moquent des principes,
qui constituent pourtant leurs propres fondements.
Le but ici est de vous donner des éléments de réflexion pour constituer votre propre
méthode de trading, en fonction de votre personnalité, de vos objectifs et de votre
psychologie. Vous « sentirez » que désormais vous n'allez pas juste jouer mais que
vous êtes suffisamment outillés et motivés pour être un
gagnant sur les marchés
financiers.
Vous allez peut-être perdre au début mais vous apprendrez. Vous verrez, c'est
passionnant.
On n'a pas besoin de sortir d'une grande Ecole de commerce ou d'ingénieur pour
exceller dans le domaine de la spéculation. 75% des meilleurs gestionnaires au
monde sur ces marchés sont issus d'une formation autodidacte.
En décortiquant les différentes phases d'une opération de trading ( avant, pendant et
après) on comprend mieux le processus de la réussite ou de l'échec.
Avant :
1. Disponibilité psychologique et physique du trader.
2. Rumeurs et informations financières, économiques, politiques, social etc.
3. Analyse fondamentale de l'action ou du contrat.
4. Analyse technique et graphique de l'action ou du contrat.
5. Money management.
6. Intuition du trader.
7. Savoir-faire technique pour passer l'ordre de manière optimale.
8. Choix d'un courtier performant pour l'exécution des ordres.
Pendant :
9. Gestion psychologique et technique
10. Intuition du trader.
Après :
11. Gestion de la réussite ou de l'échec de l'opération.
Regardez de près ces 11 phases. Prenez le temps d'y réfléchir et classez les par
ordre d'importance. Appliquez vous car ce classement n'est pas banal...c'est
l'ossature de votre manière de voir les choses et d'approcher les marchés boursiers.
C'est le pilier de votre méthode de trading. Ne regardez pas mon classement avant
d'avoir fait le votre, sinon sur un bout de papier, au moins mentalement. Je le répète,
pour une lecture profitable de ce livre, il est essentiel que vous preniez le temps de
faire ce classement. En face de chaque phase, vous pouvez mettre un pourcentage
représentant le poids de cette phase dans la réussite ou l'échec de votre trade
(opération aller-retour). Soyez honnête avec vous même.
Voici mon classement. Il reflète ma vision du trading et bien entendu il n'engage que
moi :
1- Money management = 70%
2- Analyse technique et graphique = 15 %
3- Disponibilité psychologique et physique du trader. = 5 %
4- Gestion de la réussite ou de l'échec de l'opération. = 3 %
5- Savoir faire technique pour passer l'ordre = 3 %
6- Choix d'un courtier performant pour l'exécution des ordres. = 3 %
7- Intuition du trader ( avant et pendant ). = 0 %
8- Rumeurs et informations financières, économiques, = 0.5 %
9- Analyse fondamentale de l'action ou du contrat. = 0,5 %
----------------------
100 %
Conclusion :
a) Comme vous le constatez, je n'accorde pratiquement aucune importance aux
rumeurs, informations financières, économiques, politiques, ni à l'analyse
fondamentale.
Ces informations, quand elles sont valables, sont déjà utilisées par les traders
professionnels qui sont cent fois mieux outillés que nous dans ce domaine. Quand
elles sont publiées, c'est toujours trop tard pour le trader moyen. D'autant plus qu'il
n'y a aujourd'hui aucune logique économique ou financière, comme nous allons le
voir plus loin.
J'ai mis 0.5% car il arrive qu'une nouvelle attire mon attention sur une action ou un
contrat, et là je vais regarder son graphique.
b) La part de l'intuition doit être nulle. Alors que certains investisseurs prennent des
positions basées à 80 voire 100 % sur leur instinct, leur bonne intuition. Quand je
leur dis que je ne vois pas pourquoi ils ont acheté telle action, ils me répondent avec
un sourire assuré, mi amusé, que c'est un « choix du coeur », qu'ils l'ont senti, qu'ils
l'ont rêvé, qu'ils « en sont sûrs et certains et que je verrai ... », que leur intuition ne
les trompe que rarement....Ou alors ils ne répondent pas , se contentant de me
montrer de l'index leur nez, en s'appliquant à prendre un air mystérieux.
Résultat : en 10 ans d'expérience dans ce domaine, je ne connais aucun investisseur
ni aucun trader qui ait gagné de l'argent sur le long terme grâce à son intuition.
Pourquoi ?
D'abord l'intuition est une notion abstraite qui trompe plus souvent qu'on le pense
...peut être parce que 90% de ce qu'on prend pour de l'intuition n'est que la
sensation plus ou moins inconsciente de ce que l'on souhaite.
Ensuite l'intuition a ceci de particulier qu'on ne se rappelle que des bons tuyaux
qu'elle nous a soufflés, mais jamais des mauvais.
Enfin, l'intuition étant la mère de la présomption, un investisseur présomptueux perd
toute lucidité et toute objectivité, car il reste attaché à sa « croyance » même quand
elle le fait perdre.
Il faut cependant faire la différence entre l'intuition et l'instinct. Quand un trader prend
position par instinct, en général 95 de fois sur cent la position sera profitable...mais
le problème, vous l'avez deviné, c'est d'être sûr que c'est par instinct, et non par
intuition. Voilà un sujet de réflexion très important dans le trading, nous l'étudierons
avec plaisir dans un chapitre dédié.
c) Vous avez remarqué les 70% du money management. Pour moi c'est l'essentiel
du trading. Nous allons voir en détail pourquoi et comment. Juste une réflexion :
La majorité des investisseurs privés et même institutionnels consacrent leur énergie,
leur temps et leur argent à chercher quel est le meilleur moment pour acheter et le
meilleur moment pour vendre. Ils considèrent, plus ou moins consciemment, que
le
timing
représente l'essentiel d'une opération boursière.
Je suis convaincu que c'est une erreur. Et j'écris ce livret en partie pour le prouver.
Pour gagner de l'argent sur les marchés financiers de manière régulière et en
contrôlant parfaitement le risque à tout moment il faut que la stratégie adoptée soit
constituée d'au moins 70% de
money management et seulement 30% de timing,
savoir-faire et signaux de systèmes de trading compris.
La question n'est pas de savoir quand il faut acheter ni quand il faut vendre. Mais de
définir au départ deux éléments qui constituent la véritable clé du Trading :
1- Quel pourcentage de mon capital vais-je risquer sur le premier trade ?
2- De combien vais-je augmenter mon exposition lorsque je gagne et de combien
vais-je la diminuer lorsque je perds ?
Répondre à ces deux questions c'est faire usage de Money management. Et donc
trader correctement. Cette notion est si importante que j'y consacre presque 95 % de
mes études et recherches.
Vous allez souvent voir des pourcentages. J'aime la science des probabilités et je
dois reconnaître qu'elle me le rend bien. Pratiquement toute ma méthode de
spéculation est structurée autour des lois de probabilités très simples mais d'une
efficacité surprenante.
Préparez vous justement à devenir un trader surprenant.
Principe N°1 : La Responsabilité du Trader
Le premier principe qu'un trader doit imprimer dans son esprit avant toute décision
est celui ci : Toute ce qu'il va lui arriver pendant sa journée de trading est
entièrement et indiscutablement sous sa responsabilité.
Je commence par cette notion car elle constitue la pièce maîtresse de l'arsenal
psychologique du trader
Quand vous arrivez devant vos écrans le matin, avant de vous asseoir prenez
l'habitude de réaliser que vous allez créer ce qui va vous arriver. Que vous êtes à
l'origine de vos pertes comme de vos gains.
Ce n'est ni la connexion internet, ni la mauvaise analyse de votre collègue, encore
moins la faute à votre broker, si vous vous retrouvez dans une position perdante.
Avant de passer un ordre, acceptez que vous, et vous seul êtes entièrement
responsable de cet acte.
J'ai souvent vu dans les salles de marché les responsabilités diluées, ce qui permet
à chacun de se sentir innocent s'il s'agit de mauvais trade et auteur compositeur de
l'oeuvre si le trade est gagnant.
Cet esprit d'irresponsabilité n'est pas propre à une salle de marché. En ouvrant bien
les yeux, vous le trouvez partout : celui là se plaint que le journal a publié de faux
cours de clôture, que son broker l'a mal ou pas du tout informé de la date d'expiration
de ses options, celui ci se réfugie derrière la lenteur soudaine et malencontreuse de
la station de trading online etc.
Lorsque vous perdez de l'argent, il n'y a qu'un seul et unique responsable : VOUS.
Aucune excuse n'est valable . Ni même la malchance.
J'ai même entendu l'incroyable ; un particulier me dit un jour :
« L'action a chuté brutalement en une seule journée. Evidemment moi j'étais au
travail, pas devant mon écran. Ce n'est que le soir que j'ai constaté la
catastrophe...Ah si seulement j'avais été là à l'ouverture...j'aurai immédiatement
clôturé la position....Mais bon malheureusement moi je travaille ...je ne peux pas
être au four et au moulin... »
C'est ahurissant, n'est ce pas, d'être à ce point inconscient de son irresponsabilité
devant un fait somme toute assez grave. Engager de l'argent personnel, ou d'une
entreprise qui vous fait confiance, sur le terrain tumultueux de la bourse n'est pas
une chose anodine. C'est très sérieux. A vous de tout vérifier avant de passer à
l'acte, car une fois la décision prise, plus rien ne peut arriver dont vous ne serez tenu
responsable à 100%.
Michel décide d'acheter des actions Eurotunnel, d'après des analyses en lesquels il
a confiance. Eurotunnel chute. Il dit à sa femme :
« C'est la faute du PDG ; Il fait n'importe... »
Sa femme lui répond : « Non moi je pense que c'est la faute des mauvaises
analyses...de toute façons c'est politique ces choses là à ce niveau... »
Voilà ce que j'appelle un raisonnement complètement irresponsable. Michel se sent
une victime alors qu'il est le coupable.
Un trader doit savoir assumer sa décision, quoi qu'il arrive. Il n'existe pas d'imprévu
dans la spéculation boursière tout simplement parce que, dés le départ, tout doit être
prévu. Absolument tout.
Si des professionnels de tourisme viennent se plaindre que la tension de guerre en
Irak est en train de briser leurs affaires, les uns accusant Bush d'être le responsable
de leur malheur, les autres accusant Saddam, c'est qu'ils n'ont pas tout prévu. Il leur
fallait acheter de l'Or, par exemple pour couvrir le risque dont ils se plaignent
aujourd'hui. C'est ce qu'on appelle la couverture croisée : en cas de guerre, ce qu'ils
gagnent sur l'Or compense ce qu'ils perdent en clientèle, et en cas de règlement
rapide, ils seront heureux de ne pas faire jouer leur « assurance-or », si j'ose dire.
Ce n'est parce que je paye une assurance que j'espère faire un accident. C'est pour
me protéger...contre justement l'imprévu.
Comme vous commencez à le voir, cette notion de responsabilité est indispensable
à un trader. Il doit toujours structurer sa position de manière à ce qu'il n'y ait aucun
imprévu sur lequel il pourrait s'appuyer pour justifier une quelconque maladresse.
Etre toujours conscient qu'il lui incombe de tout vérifier, prévoir et analyser
avant
d'agir. Car une seconde après c'est trop tard, il a désormais basculé dans un monde
où il sera tenu responsable de
tout ce qui arrivera.
Principe N° 2 La Discipline du Trader
Le marché paye le trader qui fait preuve de discipline.
Seulement, que c'est difficile de développer cette rigueur et cette constance
lorsqu'on est devant un marché qui bouge sans arrêt.
Arrêtez vous là et posez vous cette question : « Suis je ce trader discipliné ? ».
Si vous répondez non, vous avez déjà fait la moitié du chemin ...pour le devenir.
Nous allons voir plus bas comment accomplir le reste du parcours.
Si vous répondez oui, je vais me permettre une autre question :
« Vous arrive-t-il , mais alors très rarement, peut être une fois sur cent , d'enfreindre
cette rigueur et de faire une action indisciplinée...pour rectifier un petit peu le tir ? »
Je pense que oui. Alors vous n'êtes pas un trader discipliné. Et vous êtes plus
dangereux que le premier, comme on va le voir.
La discipline est une notion qui a une dimension entière. Ou l'on est discipliné ou
bien l'on ne l'est pas.
Prenons le cas de la cigarette. J'entends souvent une personne qui dit qu'elle est
non fumeur. Mais il lui arrive, bien sûr exceptionnellement, de fumer une cigarette.
Cette personne peut elle prétendre au statut de non fumeur ? Non.
Son statut est « fumeur occasionnel ».
Christine dit qu'elle ne boit jamais d'alcool, puis précise « sauf bien sûr le Jour de
l'An ou lors d'une fête entre amis ».
L'importance de ses définitions est capitale. Car l'être humain répond aux définitions
qu'il s'est donné.
Un trader qui pense qu'il est discipliné, mais qui ne l'est pas en réalité fera un jour un
écart fatal et en 2 minutes il effacera tout ce qu'il a fait de positif sur toute une année.
Il doit fixer dés le départ son objectif ET le point d'invalidation qui remet en cause son
scénario. Puis il doit trader en fonction de ce plan et ne jamais y intervenir en cours
de route car alors il ne construira jamais une méthode rigoureuse.
Principe N° 3 Le mental du Trader
La spéculation est une activité qui a la particularité de créer au fur et à mesure ses
propres lois. Le spéculateur doit faire avec ou s'écarter. Il n'a pas d'autre choix. Il ne
doit pas aller sur les marchés pour les défier, pour essayer une intuition, une idée,
pour voir ce que cela peut donner, car la spéculation n'est pas un jeu, mais un art.
L'art de la guerre.
Un art qui se respecte autant qu'un art martial, par exemple. Si vous avez un point
faible vous ne pouvez l'ignorer ou faire semblant qu'il n'existe pas.
Il s'agit plus de combattre le maillon faible que de développer les maillons forts.
L'histoire a vu d'excellents spéculateurs sombrer brusquement dans un abîme si
profond qu'ils n'ont jamais plus pu se relever. Pourtant ils étaient des "génies " dans
leur domaine. Celui-ci a négligé son point faible lié à sa véritable motivation
professionnelle, celui-là avait pour talon d'Achille une passion pour le jeu proprement
dit.
Pour réussir dans ce métier, il faut un entraînement complet et équilibré du corps, de
l'esprit et des émotions. Ce n'est certainement pas juste une affaire de techniques et
de tactiques boursières. C'est beaucoup plus sérieux que ça !
Regardez les professionnels ; ils utilisent presque tous les mêmes logiciels d'analyse
technique, les mêmes sources d'informations, ont suivi pratiquement les mêmes
formations et ont en général dans le domaine technique et stratégique le même
niveau...la différence se fait donc uniquement sur la profondeur de leurs analyses
psychologiques du marché et des rapports qu'ils entretiennent avec eux mêmes.
Le seul et véritable adversaire d'un spéculateur est sa propre personne.
Quand il perd, c'est lui et non le marché qui est à l'origine de cette perte. Voilà une
phrase qui peut vous sembler évidente mais combien de spéculateurs en ont
conscience ? La majorité pense fortement que quand elle gagne c'est grâce à son
génie et quant elle perd c'est à cause du marché.
Le marché n'a jamais tort. Puisqu'il se contente de dire ce qui se passe.
Etes-vous réellement prêts à vous engager dans cette voie ?
A remettre en question certains de vos principes concernant l'argent, le jeu, l'amour
propre etc.?
Ne me dites pas de vous donner juste les techniques et le reste vous en ferez votre
affaire...Ces techniques , vous pouvez les trouver partout, dans des livres sur des
sites, dans des écoles etc.
Avant d'apprendre à spéculer il est essentiel, voire primordial d'avoir la franchise de
plonger en soi pour connaître la raison véritable qui vous pousse à devenir un
spéculateur. Cette raison est et sera pour toujours votre moteur de réussite... ou
d'échec. Vous comprenez l'importance de cette introspection.
Qu'est ce qui fait la différence entre les meilleurs spéculateurs du monde et les
autres ?
C'est très simple : leur préparation psychologique, physique, mentale et
émotionnelle et surtout la relation qu'ils entretiennent avec eux-mêmes. Au haut
niveau ( comme dans tous les sports ) c'est cette préparation qui l'emporte sur la
maîtrise technique ou stratégique.
Etudions par exemple le rapport du trader et l'argent.
La première évidence du métier de trader est de gagner de l'argent. Mais si
celui -ci n'a pas un rapport sain avec l'argent, il ne pourra pas réussir dans ce métier.
S'il a peur de perdre de l'argent,
S'il n'aime pas l'argent,
Il a le choix : soit il se retire des marchés financiers soit il se penche sérieusement
sur son rapport personnel avec l'argent. Mais il ne peut commencer à spéculer s'il n'a
pas mis en place cette relation. Je vous avertis tout de suite ; ce n'est pas facile du
tout !
Des spéculateurs croient aimer l'argent mais en fait ils ne l'aiment pas ! Cela
paraît bizarre mais c'est la réalité. Quand ils ont une position gagnante, ils ne
l'aiment pas et attendent qu'elle devienne perdante pour s'y intéresser. La perte les
fait beaucoup plus vibrer que le gain, c'est un phénomène très connu dans le milieu
des casinos et du jeu en général. Ceux là spéculent uniquement par passion du jeu,
et non pour faire des profits.
D'autres ont tellement peur de perdre de l'argent qu'ils arrêtent de respirer ( et de
vivre) quant ils prennent une position légèrement agressive. Ce n'est pas de la
spéculation, c'est un combat contre soi-même. A quoi bon maîtriser à la perfection
les techniques et les
" secrets " des marchés financiers, si c'est pour se couler un jour volontairement ?
Si vous spéculez depuis plus de 3 ans et que vous êtes presqu'au point de départ, il
faut arrêter de chercher un meilleur système, une meilleure stratégie, un bon
conseiller ou un logiciel performant. C'est de vous qu'il s'agit !
Regarder en face les croyances que vous avez acceptées le plus souvent
inconsciemment pendant votre enfance :
" L'argent ne fait pas le bonheur "
" Je ne suis pas suffisamment instruit pour faire de l'argent "
" Je suis né d'une famille pauvre ,je resterai pauvre "
" Sur les marchés financiers, on finit par perdre "
Ces croyances sont là quand vous décidez de passer un ordre d'achat ou de vente.
Vous n'en avez pas conscience mais elles bloquent votre prospérité. Il ne suffit
malheureusement pas de désirer ardemment devenir un excellent spéculateur.
Parce que ce que nous croyons mentalement est mille fois plus fort que ce que
nous désirons
.
Comment faire alors ?
Changer votre idée de l'argent. Le spéculateur en général considère que l'argent est
un
bien.
NON ! Ce n'est qu'un
moyen d'échanges pour obtenir des biens, du confort ...
Si vous acceptez et intégrez bien profondément que l'argent est tout simplement un
moyen d'échange , vous serez " centrés " pour aller en gagner sur les marchés
financiers. Parce que vous n'aurez plus besoin d'avoir peur de perdre et de manquer
de quoi que ce soit.
Voici un cas très fréquent :
Un spéculateur prend une position forte sur le Yen contre le dollar. Il est conscient de
la volatilité de ce marché. Il peut en moins de 10 minutes gagner comme perdre la
moitié de son capital. C'est un risque qu'il a pris.
Seulement, juste après avoir passé l'ordre , son mental prend le dessus :
" Je n'aurais pas dû, fallait attendre encore un peu, fallait pas trop s'engager, je vais
perdre tout mon investissement ... "
La peur s' installe. Le regret aussi. Il a déjà perdu confiance en sa position.
Que se passe-t-il alors ?
Ses chances d'être effectivement perdant sont multipliées par 10 ...Uniquement par
l'attitude qu'il a adoptée...Cela paraît irrationnel, mais je ne peux l'expliquer
autrement qu'en disant que je l'ai vécu. Et comme vous allez le constater plus loin
l'Univers de la Spéculation est plein de lois de ce type. On ne peut pas les expliquer ,
il faut les connaître , y croire et les appliquer, c'est tout.
Qu'aurait dû faire ce Trader après avoir passé son ordre ?
S'imprégner fortement de l'idée que l'argent est une énergie qui circule dans
l'Univers. Que ce qu'il a gagné ne lui appartient pas. Que tout ce qui sort de nous
nous revient un jour. Tout dépend de l'esprit dans lequel nous l'avons envoyé.
Quand on est acteur dans les marchés financiers on joue au boomerang. Tout nous
revient Il y a une loi qui est au dessus de notre compréhension humaine qui s'occupe
de ça.
Par le seul fait de passer des ordres en ayant pleinement conscience que nous ne
sommes qu'un lieu de passage d'une partie du flux financier mondial, notre
inconscient arrête de s'accrocher à la peur de manquer d'argent...Et ouvre la porte à
la prospérité.
Que pensez vous de ce discours ? Il vous parle ou vous vous sentez bien loin de
toute cette " spiritualité " ?
Il y a des milliers de systèmes de trading, de méthodes de spéculations, le mien est
basé en grande partie sur des lois que je ne comprends pas. Mais ai-je vraiment
besoin de les comprendre, du moment que je les ressens et qu'elles marchent .
On peut continuer ?
Nous connaissons plusieurs spéculateurs qui pensent que leur seule source de
revenus est leur performance sur les marchés. Ou ils sont bons et ils gagnent de
l'argent ou ils sont mauvais et alors ils en perdent.
Ceux là ne seront pas de grands spéculateurs, et quand bien même ils le deviennent
un jour, ils ne seront pas heureux...
Puisque leur performance cautionnant l'image qu'ils ont d'eux-mêmes, ils passent
leur vie à remettre en question leur Etre. Ils confondent sans arrêt leurs actions sur
les marchés et ce qu'ils sont réellement.
Non, la performance n'est pas la seule source de revenus. Il y en a bien d'autres !
Des sources inattendues, ine xplicables mais qu'on ne peut se permettre de négliger.
Un bon spéculateur est d'abord une personne qui a la « baraka », qui a la providence
avec lui. Souvent on dit de lui qu'il a de la chance mais en fait sa manière d'être et
son comportement dans la vie quotidienne lui ont construit un canal d'énergie
positive.
Voici une histoire :
Un jour, j'étais à l'aéroport pour accueillir un parent. Je vois une japonaise les larmes
aux yeux. Je m'approche et lui demande le pourquoi de son chagrin. Elle m'avoue
entre deux sanglots qu'elle vient de se faire voler tout l'argent dont elle s'était muni
pour passer des vacances à Paris. Je lui donne une carte téléphonique , un peu
d'argent et m'en vais accueillir mon oncle. Le lendemain au bureau, Simo me lance :
" Mous, il y a ce matin un bon coup sur le yen. On y va ? "
Il n'avait pas précisé si c'était à la vente ou à l'achat. Je n'avais pas besoin de cette
précision ; j'avais déjà reçu " le message " :
" OK, Simo je propose même de doubler le nombre de contrats ! "
Je n'avais pas fini de lui raconter mon histoire avec la japonaise qu'il avait déjà notre
broker en ligne : Achat de 4 contrats de yens ! Que nous avons revendus la journée
même. Bénéfice : 6 000 USD
Chacun va avoir une interprétation différente pour cette histoire. La mienne est
simple :
Nous récoltons toujours ce que nous semons
.
Le moyen le plus efficace de récolter de l'argent est d'en donner. On ne donne pas
pour récolter mais pour être en harmonie avec le flux financier et participer à sa
circulation. Et lui ne nous oublie jamais. (Georges Soros, un des plus
impressionnants traders de tous les temps, donne environ 100 millions de dollars
par an ) .
Quand on donne de l'argent, quelque soit la somme, on lève les barrages intérieurs
créés par la peur du manque et on laisse couler librement le courant de notre rivière
d'abondance.
Il en est exactement de même quant on accepte de recevoir et donc d'encaisser les
profits offerts par le marché. La majorité des traders ne comprennent pas qu'ils
devraient encaisser les petits profits qui se présentent, car ces derniers sont
annonciateurs de profits encore plus conséquents. Pour avoir la foi en cette étrange
loi, il faut l'avoir expérimentée à maintes reprises.
Souvent on est amené à refuser un cadeau, une offrande ou tout simplement une
chance par " éducation " , par " timidité ", par modestie ou par politesse....
Grosse erreur : refuser quelque chose qui vient à nous c'est bloquer la providence
Que ce soit un bien matériel ou un sentiment de l'autre, il faut savoir accueillir ce qui
vient à nous et nous souvenir à chaque instant que nous ne sommes qu'un canal de
passage dont la mission est de véhiculer dans de bonnes conditions tout ce qui vient
à passer.
Quant on vous propose un gâteau, un billet gratuit pour un spectacle, un petit profit
sur le CAC40, ne dites jamais non ! Prenez et dites merci au donateur, à la
providence, au marché ...Car ce que vous venez de prendre est annonciateur d'une
prochaine abondance (matérielle ou autre) qu'il s'agira bien entendu de savoir
redistribuer par la suite.
Comme vous commencez à le voir, la spéculation n'est pas seulement une affaire de
performance. C'est un tout. Il faut être alerte aux signes et y croire pour se laisser
connecter à la Nature, à l'éta t affectif et émotionnel des autres spéculateurs.
Un bon spéculateur est un homme ( ou une femme ) qui a l'humilité de reconnaître
qu'il (elle ) n'est qu'un pont, un simple lieu de passage. Et l'art de la spéculation
consiste à juger des moments opportuns pour fusionner dans l'harmonie les rivières
dont nous avons la charge avec les fleuves bouillonnants de l'Univers financier.
Comment fortifier votre mental de trader ?
Vous voilà devant la courbe du Nasdaq . La courbe est en train de monter
doucement mais sûrement. Vous regardez, fascinés par le profit possible d'une telle
position. Vous cherchez quoi faire ; acheter, vendre, attendre...La situation sent " la
poudre " mais vous avez envie d'entrer dans le jeu.
Avant de prendre une décision, il faut se poser la question suivante :
" Dans quel état suis-je aujourd'hui ? "
Pourquoi ?
Parce que la décision que vous êtes sur le point de prendre est étroitement liée à
l'interprétation personnelle que vous
croyez avoir de l'évolution de cette courbe. Et
cette interprétation est toujours loin d'être objective : nous percevons les choses non
pas comme
elles sont mais comme nous sommes.
En plus clair, vous aurez en général tendance à jouer une hausse si votre moral est
haut et une baisse s'il est bas.
Si vous vous êtes disputé avec votre femme et vous vous en voulez , vous allez
choisir une position perdante pour vous punir, de même que si vous êtes dérangé
par un bruit et que vous avez besoin de vous isoler, vous choisirez une position
contre le marché et vous perdrez.
Par contre, si vous apprenez une bonne nouvelle, votre position sera gagnante, etc.
Il faut rester très vigilant à toutes ces choses qui paraissent insignifiantes, mais
certaines inconsciemment peuvent troubler notre intuition, notre lucidité et augmenter
les risques d'erreurs.
Par conséquent la première chose à laquelle on doit penser avant de commencer à
trader c'est justement de ne pas trop penser.
Il faut libérer votre esprit. C'est très difficile, je dois vous l'avouer. Il s'agit cependant
d'une des qualités clé de l'excellence dans ce domaine.
C'est un point que j'ai envie d'approfondir car il me semble primordial. Prenons un
exemple:
Un matin, en traversant la route pour aller au bureau, un taxi manque de me
renverser. Je saute sur le trottoir, et continue mon chemin.
J'ai le choix entre : " Quel salaud ! " et " Ouaih, j'ai encore de bons réflexes ".
Si je choisis la première réaction, il est évident que mes chances de passer un ordre
judicieux sont faibles. Pourquoi ?
Parce que j'ai émis une énergie négative en pensant " Quel salaud ! ".
Elle va me revenir, c'est certain...Qu'on y croit ou qu'on y croit pas !
Si je choisis la seconde réaction, je suis pratiquement sûr de passer un ordre
pertinent. Pourquoi ?
Parce que je me suis félicité de mon agilité. Le sentiment positif que j'ai eu à mon
égard va lui aussi me revenir.
La performance du spéculateur ne dépend donc jamais de ce qui se passe dans les
marchés mais de ce qu'il
ressent au moment où il passe ses ordres et de son
interprétation personnelle de ce qu'il voit sur les marchés .
La question devient simple : Comment interpréter au plus juste ce que nous
ressentons quand nous regardons les courbes des indices boursiers ?
Autrement dit, comment être le meilleur spéculateur du Monde ?
La réponse est aussi simple : en libérant l'esprit de toute pensée, de toute prévision,
de toute intuition.
Le champion du monde de la spéculation ne pense jamais que...ne sent jamais
que...ne prévoit jamais que...
Il écoute tout simplement ce q ue son corps lui dit. Ce dernier a accès au Savoir, je ne
sais pas exactement pour quelles raisons.
Une connexion avec nous mêmes, une libération de notre esprit, et l'on est prêt pour
affronter les autres spéculateurs.
Vous voilà assis devant votre écran.
Votre position est confortable et paisible. Vous voyez défiler les courbes du dollar, du
pétrole, des indices boursiers...Il y a des pensées qui surgissent, des pensées
agressives, des pensées heureuses, des pensées troublantes, des pensées
agréables...mais vous vous en occupez pas.
Vous ne vous raidissez pas, vous ne réagissez pas, vous n'y accordez aucune
attention.
Vous êtes assis tout simplement et vous regardez.
La forme de la spéculation la plus fondamentale est pure attention :
Observer sans s'accrocher, sans s'attacher, sans juger. Observer le va-et-vient des
cotations. Ecouter les émotions, les inquiétudes et le dialogue qu'il y a derrière ces
chiffres, ces graphiques.
Là vous êtes en plein dans le présent. Avec la pratique vous pourrez arriver à avoir
accès à une partie du Savoir Universel ...et la spéculation n'aura plus aucune
importance puisque vous serez dans une autre dimension...
Puis vous retombez au niveau émotif/mental. Et pour prendre une décision d'achat
ou de vente, vous allez essayer de vous rappeler ce que vous aviez reçu à l'état
...disons méditatif.
Gardez l'humilité de vous en tenir au rôle de témoin de ce qui se passe sur les
marchés. Ne tombez pas dans cette tentation de certains grands Traders qui sont
plus préoccupés d'être acteurs des marchés que de faire des profits.
Cette façon de trader m'est personnelle. Je la livre comme on livre un secret . En
l'utilisant régulièrement, vous apprendrez à moins penser et par conséquent à
ressentir davantage. Et c'est l'essence même de la communication avec soi .
Voyons maintenant les deux raisons qui peuvent vous empêcher de prendre la
bonne décision.
La prise de décision avant que cela ne soit nécessaire
:
la plupart des Traders veulent décider quelle direction ils vont prendre, à l'annonce
par
exemple des chiffres du chômage des USA, longtemps avant parution de ces
chiffres.
Ils finissent ainsi par osciller mentalement, soupeser les critères, mettre de l'ordre
dans leur calcul, tenant à s'assurer qu'ils prendront la décision parfaite.
Mais la seule et meilleure façon de prendre une décision , en tout cas dans le monde
de la spéculation boursière, c'est de la prendre au dernier moment !
Pourquoi ?
Parce que notre cerveau est au moins un million de fois plus puissant, plus rapide
que nous le pensons. Rappelez vous que Kasparov, le champion du Monde des
Echecs, a battu un ordinateur qui calcule 1 milliard de possibilités à la seconde !
Donc il nous suffit en réalité d'un milliardième de fraction de seconde pour prendre
une décision.
Plus on la prend tard, et moins notre cerveau est influencé par les analyses, les
rumeurs, les chiffres ...
La crainte de prendre une mauvaise décision
:
Voilà un Trader qui s'est porté vendeur à découvert sur le blé. Et supposons que le
temps se gâte et brusquement le blé commence à monter. Cela veut-il dire que ce
Trader s'est
trompé ? Bien sûr que non !
Il a simplement pris une décision que le marché n'a pas acceptée. Qu'à cela ne
tienne; il encaisse le plus tôt possible sa perte et se repositionne dans le sens du
train.
Ne pas avoir peur de se tromper fait partie de la qualité d'un bon spéculateur, mais
cette qualité doit aller de pair avec celle de reconnaître le plus vite possible qu'on
n'est pas dans le sens de la marche.
Conclusion : l'art de la spéculation consiste à libérer suffisamment notre esprit pour
arriver à un niveau où nous savons exactement quoi faire bien avant que notre tête
n'ait compris ce qui se passe.
Principe N°2 : Respecter notre corps.
Combien de spéculateurs s'occupent consciencieusement de leur corps ?
Très peu.
La plupart pense que c'est l'esprit, l'intellect qui décide quels ordres passer. Ils
négligent leur corps, mangent et boivent n'importe quoi et n'importe quand, ne se
rendent pas compte qu'ils n'ont plus d'activité physique.
Assis devant les écrans de cotation en direct, ils oublient leur corps. Et finissent par
se désaccorder. Notre corps doit être ce qui est de plus important pour nous. On ne
peut être
connecté aux autres si l'on est pas en harmonie avec lui. Comment voulez vous
recevoir une bonne inspiration sur un quelconque marché si votre corps est
désaccordé avec vous mêmes et avec le reste de l'orchestre ?
C'est impossible.
Notre corps est l'instrument de musique qui nous permet de recevoir et d'émettre,
d'être relié. Nous devons tous les jours et toutes les nuits le considérer comme un
cadeau extraordinaire. Et ce n'est que cette prise de conscience quotidienne qui
développera en nous la conviction et la force inébranlables d'en prendre soin.
Oui, il existe de grands spéculateurs qui ont un rapport malsain avec leur corps. Ils
sont vautrés à longueur de journée sur leur chaise, devant leur écran, des canettes
de bière et des emballages Mc Do tout autour du bureau, mal rasés, mal réveillés,
mal dans leur peau. Performants sur les marchés mais bien médiocres dans la vie
quotidienne, familiale ou affective. A quoi sert-il de gagner de l'argent toute la journée
et perdre régulièrement en qualité de relations humaines.
Etre un spéculateur d'exception, c'est d'abord avoir un rapport d'exception avec son
instinct. Et c'est justement le rapport que nous avons avec notre corps qui nous
permet d'optimiser cette relation.
Celui qui veut faire de la spéculation son métier, doit commencer à regarder en face
son seul et véritable partenaire : son corps !
Quelle relation a-t-il avec son corps ?
Il l'aime ? Il lui en veut ? Il en est fier ?
$
L'antenne du spéculateur c'est son corps. Il est donc primordial qu'elle soit dans le
meilleur état possible. Que faut-il faire exactement ?
Commencer à réaliser une fois pour toutes que notre corps est un ami fidèle.
Et
qu'il va demeurer avec nous jusqu'à la fin !
Cela n'a l'air de rien mais, du simple fait d'y penser de temps en temps, nous
commençons imperceptiblement à prendre grand soin de lui.
Avez-vous déjà entendu ou lu cette expression " Entrer dans son corps " ?
Savez vous ce que cela veut dire ? Et mesurez-vous l'importance de ce concept sur
la performance du spéculateur ?
Entrer dans son corps signifie entrer dans son présent. C'est à dire sentir tous les
messages que notre corps , notre âme et notre esprit nous transmettent. Etre à
l'écoute de ce qui est en train de nous arriver en ce moment même.
De ce qu'on est en train de vivre dans la seconde même.
L'esprit n'est pas ailleurs et le corps est bien là !
On n'est pas dans son corps quand on pense à ce qu'on doit faire ou à ce qu'on a
fait. On est dans son corps quant on ne pense pas , quant on ressent !
Et pourtant, en 24 heures, on est moins de 5 minutes dans notre corps . Parce que
le mental s'échappe très vite. On pense au lieu de s'entendre sentir, au lieu de vivre.
Pour vous c'est certainement de la philosophie, mais faîtes moi confiance c'est une
des clés essentielles si vous voulez créer et déve lopper en vous cet instinct qui fait
les grands Spéculateurs.
Quand vous prenez le temps d'écouter votre corps vous êtes obligés de l'accepter.
Quand vous acceptez votre corps, vous commencez à vous accepter. Et, bien sûr,
quand vous vous acceptez, votre instinct commence à vous parler.
On verra plus loin que c'est primordial pour réussir tout simplement.
Un spéculateur moyen perd le contact avec sa dimension physique, avec l'aspect
terre à
terre de lui-même, perd également contact avec sa dimension intuitive.
Un bon spéculateur touche les arbres, les plantes. Regarde son corps, le ciel et sens
le parfum de la Vie. Il prend le temps d'admirer la colère de la mer et le sourire du
soleil.
Pour jouer sur le café, l'or ou le blé, il suffit quelques fois de s'asseoir à même le sol
dans un jardin , de toucher l'herbe et d'arrêter de penser. On laisse venir...Et ça
vient.
Comme vous voyez c'est une manière bien étrange de se positionner sur les
marchés financiers. Avec la pratique, vous comprendrez pourquoi je dis que le métier
de spéculateur est l'un des plus beaux métiers du monde. Un métier où l'on ne
pense pas, on ne calcule pas, on n'analyse pas. On n'écoute surtout pas son mental,
mais uniquement son corps.
C'est un comportement inhabituel que nous avons à intégrer. Une nouvelle forme de
réflexion...où justement toute réflexion doit s'éclipser.
Voilà une idée que je voudrais soumettre à votre réflexion :
Notre corps est soumis aux mêmes lois que les planètes et les étoiles. Il a
directement accès au savoir universel. Il est notre maître si on veut bien l'écouter et
le respecter.
Que représente pour lui la connaissance ponctuelle de la tendance du café ou de
l'indice CAC40 un jour donné ? Un grain de poussière dans un désert de sable....
Il nous suffit de lui être correctement connecté. N'est ce pas ?
Donc notre corps.
Comment en prendre soin ?
Il s'agir en fait de se réconcilier avec notre corps. Et, remarque qui a son importance,
il n'est jamais trop tard, pour entamer une telle démarche.
Voilà de quoi le corps a besoin : d'une alimentation équilibrée et d'une activité
physique régulière. C'est tout et c'est beaucoup.
Il existe de bons livres sur l'alimentation et également sur l'activité physique. Je ne
vais donc donner que les éléments qui me semblent importants.
Au fur et à mesure que vous améliorez votre alimentation, votre instinct de
Spéculateur s'affine ; ne mangez pas n'importe quel sandwich sous prétexte que
vous devez surveiller les écrans.
Pour la plupart des Traders, manger consiste à engouffrer de la nourriture le plus
vite possible. Sans prendre le temps de savourer ce qu'ils mangent.
Considérez un repas comme un moment sacré !
Même si vous n'avez que 10 minutes pour manger, donnez entièrement ce moment
là
votre corps. Soyez présents à ce que vous mangez. C'est l'occasion de faire preuve
de respect à l'égard de votre corps. Abstenez-vous de manger si vous êtes tendus
ou irrités.
Souvenez-vous que le rapport que vous avez avec la nourriture reflète le rapport que
vous avez avec votre corps ...et donc le rapport que vous aurez avec le marché
financier.
Si vous faîtes réellement ces efforts vous allez constater
rapidement une nette
amélioration de vos performances de spéculateur. Pourquoi ?
Dès qu'on commence à avoir juste l'intention de respecter notre corps, il se passe un
phénomène extraordinaire
: on devient très fort dans plusieurs domaines à la fois. On
commence à sentir alors notre lien intime avec l'Univers.
En ce qui concerne l'activité physique, c'est tout aussi essentiel pour le corps...et
pour l'esprit. Voici le principe général :
Mieux vaut un peu de quelque chose que beaucoup de rien. Principe valable aussi
bien dans le trading que pour un exercice physique. On est pratiquement sûr de
progresser quand on décide de faire de petits pas. Mais de façon régulière.
Voilà une idée de mon activité physique quotidienne :
Je me suis organisé pour faire de la marche pour aller et venir au bureau. Je
commence tous les matins par faire des mouvements simples de bras, de cou,
d'épaule, de bassin et des jambes avant de m'asseoir et d'allumer les écrans. Cela
me prend 2 minutes.
Toutes les heures environ je me lève et je m'étire. Voilà une arme redoutable du
spéculateur
: l'étirement !
En s'étirant les muscles engourdis, on empêche en fait les noeuds énergiques de se
former. Quand je regarde l'écran sans avoir trop d'idée, je me lève, je fais quelques
mouvements et je m'étire.
Je m'assoie et l'idée vient d'elle-même, comme si elle était déjà là et que quelque
chose l'empêchait de paraître. J'ai rapidement compris que l'étirement réduisait mes
tensions et mes angoisses plus ou moins inconscientes lors d'une prise de position.
Comme je passe beaucoup de temps assis sur ma chaise, je m'applique à prendre
conscience de ma posture au moins toutes les 2 heures. Il faut éviter de passer des
ordres si l'on est affalé sur sa chaise. Notre corps nous demande d'avoir le plus
souvent possible une attitude digne. C'est important pour lui.
Je m'organise pour avoir au moins une fois par semaine une activité sportive.
J'aime mon corps et je me félicite de pouvoir communiquer avec lui . Et vous ?
Que lui reprochez vous ?
Rien. Vous n'avez rien à lui reprocher. Voilà la base fondamentale du respect de
votre corps.
Je sais que vous avez compris ce que je veux dire.
Principe N° 5 Money Management
La majorité des investisseurs privés et même institutionnels consacrent leur énergie,
leur temps et leur argent à chercher quel est le meilleur moment pour acheter et le
meilleur moment pour vendre. Ils considèrent, plus ou moins consciemment, que
le
timing
représente l'essentiel d'une opération boursière.
Je pense que c'est une erreur.
Pour gagner de l'argent sur les marchés financiers de manière régulière et en
contrôlant parfaitement le risque à to ut moment il faut que la stratégie adoptée soit
constituée d'au moins 70% de
money management et seulement 30% de timing,
savoir-faire et signaux de systèmes de trading compris.
La question n'est pas de savoir quand il faut acheter ni quand il faut vendre. Mais de
définir au départ deux éléments qui constituent la véritable clé du Trading :
3- Quel pourcentage de mon capital vais-je risquer sur le premier trade ?
4- De combien vais-je augmenter mon exposition lorsque je gagne et de combien
vais-je la diminuer lorsque je perds ?
Répondre à ces deux questions c'est faire usage de Money management. Et donc
trader correctement. Cette notion est si importante que j'y consacre presque 95 % de
mes recherches
.
Pour vous donner une idée de sa puissance, voici une histoire :
En Janvier 2002, je rencontre Max, un jeune allemand de 26 ans qui gère le
portefeuille boursier de son père. Je lui parle de la hausse probable de l'Or et lui
propose de consacrer 1 million de dollars ( sur un total de 11millions en gestion )
pour ce trade. Je lui explique la méthode de money management : prendre position
en janvier puis ne plus rien faire jusqu'en décembre. Le nombre de ses contrats vont
augmenter ou diminuer automatiquement en fonction du mouvement de l'Or. C'est
donc le marché qui décide de son exposition.
Il me répond :
« Oui je pense aussi que l'Or va monter. Mais je préfère le trader au fur et à mesure
de son évolution. Le scalper en quelque sorte. C'est ma spécialité. »
En décembre Max fait de justesse 12% de performance annuelle sur l'Or, après avoir
été perdant de 36% en novembre. Il a fait 124 trades.
Je lui envois mon
fichier excel dans lequel je lui montre les détails de la stratégie de
money management appliquée à l'Or : 350% de performance avec, en aucun
moment une exposition négative du portefeuille. Un ratio risque/rendement hors du
commun !
Et une tranquillité d'esprit inestimable.
Je n'ai plus de nouvelles de Max depuis.
Une fois en position, cette stratégie nous débarrasse définitivement du souci de
savoir si nous devons vendre ou acheter. C'est le marché qui décide à notre place, et
c'est là la force du money management.
Depuis maintenant la quinzaine d'années que je suis dans le monde du Trading, j'ai
eu le temps de voir à l'oeuvre des professionnels de toute sorte, les
fondamentalistes, les techniciens, les chartistes, ceux qui utilisent exclusivement les
systèmes de trading informatique etc. Voici mes conclusions :
1- Il n'existe aucun indicateur, ni aucun système de trading qui puisse gagner de
l'argent sur les marchés de manière régulière...à moins d'y ajouter le money
management.
2- On peut même aller plus loin, et avancer qu'en combinant presque n'importe
quel indicateur ou système avec le money management approprié, on va
gagner de l'argent.
3- Quand on est en train de gagner il faut augmenter sa position , c'est à dire
augmenter le nombres de contrats et le diminuer lorsque le marché est contre
nous. Ne jamais faire l'inverse, et cumuler sur une position perdante.
4- Lorsque vous gagnez, le marché vous secoue car il cherche à vous faire sortir
et lorsque vous perdez, le marché glisse doucement de manière à ne pas
vous effrayer car il cherche à vous garder le plus possible.
5- Il est totalement impossible de gagner de l'argent sur les marchés des futures
en commençant avec un seul contrat. Et pourtant des milliers de personnes le
font tous les jours. Ils jettent leur argent par la fenêtre. Il est impératif de
pouvoir modifier le nombre de contrats en fonction du mouvement du marché.
La sous-capitalisation au départ explique pourquoi 95% des amateurs
finissent par perdre tout leur capital.
6- La volatilité devenant de plus en plus fréquente, les positions ont besoin d'une
latitude de mouvement que les meilleurs indicateurs, ni les meilleures
analyses techniques et graphiques ne peuvent donner. Seul le money
management permet de coller à la véritable tendance de fond en évitant d'être
influencé par les caprices du marché.
7- Les zones de sur-achat et de sur -vente n'existent pas en réalité. Le marché
peut faire l'impossible. C'est lui qui a raison, et jamais notre indicateur, nos
signaux ou nos analyses.
8- Pour tout marché, la somme totale des perceptions de tous les intervenants,
professionnels et amateurs, constitue la perception collective. C'est cette
dernière qui détermine le prix chaque fraction de seconde. Celui qui n'est pas
en harmonie avec elle est immédiatement puni et perd de l'argent. Pour moi,
seul le money management permet d'avoir cette humilité intellectuelle
nécessaire pour toujours tout faire pour entrer et rester dans la pensée
collective.
Conclusion :
Un money management correct peut être basé sur les principes suivants :
·
Définir le nombre de contrats pour initier un trade, avec un risque maximum de
2 % du capital par trade.
·
Augmenter l'exposition au fur et à mesure que l'on gagne de l'argent.
·
Diminuer l'exposition au fur et à mesure que l'on perd de l'argent.
·
Adapter à chaque marché à terme le coefficient de hausse ou de baisse de
l'exposition approprié.
Principe N° 6 : La loi du 70% sur les profits
S'il y a un seul principe à retenir dans ce livre, c'est celui-là. Si je l'avais appliqué
depuis le début de mon activité boursière, je serai aujourd'hui au moins propriétaire
d'un immeuble. Je ne l'ai lu nulle part, pourtant j'ai étudié bien des ouvrages sur le
sujet. C'est un principe que j'ai découvert presque par hasard, il a marché...et il
marche toujours. Je suis fier de vous le présenter car il est vraiment la clé principale
du succès dans la spéculation boursière.
Je suis sûr et certain que quand vous comprendrez de quoi il s'agit, vous serez
entièrement d'accord.
Pierre entre au casino et achète pour 5 000 euros de jetons. Il se met à la roulette et
joue consciencieusement. Au bout d'une heure, il a un gros coup de chance et gagne
15 000 euros. Pourtant, à la fin de la soirée, vous le savez aussi bien que moi, il
sortira avec la perte de 5 000 euros de départ, sinon plus.
Paul ouvre un compte avec 50 000 euros. Après 2 mois de spéculation attentive, il
fait un profit de 40 000 euros. Sur sa lancée, il mise 30 000 sur une introduction en
bourse et gagne encore 20 000. Vous avez compris, au prochain coup il mise 50 000
et perd 70 000.
Pierre et Paul ont 3 points communs :
1- Peu importe le nombre de gains qu'ils réalisent, ils finissent toujours par
perdre la mise de départ.
2- En rejouant l'argent gagné, ils lui accordent moins d'importance que s'il
était de l'argent personnel.
3- Ils ne connaissent pas le principe des 70% sur le profit.
Ce principe est le suivant :
Quand un investisseur fait un profit X par rapport à son capital de départ, il
doit sortir impérativement de son portefeuille 70% de ce profit et continuer
ainsi de suite.
Il existe des centaines d'histoires de ces glorieux spéculateurs qui sont montés
jusqu'au ciel pour s'écraser au sol, et finir sans un seul dollar en poche. S'ils avaient
appliqué ce principe, ils n'auraient jamais connu une telle désillusion.
Si vous ouvrez un compte à 50 000 euros. Vous faites un profit de 5 000. Vous en
virez 70% sur le compte de votre femme, de votre enfant, ou sur votre compte bloqué
assurance-vie, soit 3 500 euros. Avec pour principe inébranlable de ne jamais y
revenir...
Vous continuez donc avec 51 500 euros. Vous faites une perte de 4 000 puis un
gain de
6 000. Vous virez combien sur le compte de votre maman préférée ? 1 400 euros et
pas moins !! Et ainsi de suite...
Ce principe n' a que des avantages :
1- Vous prenez à chaque fois conscience de ce que représentent
matériellement vos gains ( et également vos pertes ).
2- Cela vous évite de prendre des positions plus ou moins hasardeuses avec
de l'argent que vous avez gagné. La nature humaine est ainsi faite que,
lorsqu'on prend position avec de l'argent que l'on vient de gagner, on a
beaucoup plus de chances de perdre que de gagner.
3- Le fait de voir vos résultats convertis concrètement sera votre meilleure
motivation pour optimiser votre spéculation. Et la motivation est essentielle
dans cette activité, surtout pour les investisseurs qui sont à l'aise
financièrement.
4- Vous créez un pont sympathique entre votre monde boursier et vos
proches. Ceux-ci vont commencer à s'intéresser à votre passion et cela
vous aidera à prendre le recul nécessaire pour que la spéculation ne
mange pas votre vie privée.
5- Que vous investissiez 50 000 ou 200 000 cela ne change rien dans votre
probabilité de gain. Par contre si vous prenez l'habitude de sortir 90% du
profit, vous prenez conscience de la valeur réelle des sommes que vous
manipulez. Cette prise de conscience régulière est fondamentale pour ne
pas se laisser griser par le jeu proprement dit.
6- Tout ce que vous réussissez à sortir représente pour vous une sorte
assurance. Cela vous permet d'agir sur le marché avec beaucoup moins
de stress et de doute.
7- Enfin, et surtout, ce principe vous oblige à ne prendre que les meilleures
positions à chaque fois. Pas question « d'essayer » une action, sous
prétexte que, de toute façon on a 5 000 euros de marge.
Je pense que vous avez compris ce que je veux dire. Vous allez certainement,
vous aussi, trouver d'autres avantages. Il y a juste deux conditions pour que ce
principe marche :
a) Il ne faut absolument pas revenir sur cet argent que vous avez sorti.
Quitte à avertir votre femme, par exemple, qu'elle doit rester
intransigeante et sourde, quoique vous lui disiez, câlineries ou
pas...
b) Il ne s'agit pas de chercher à gagner à tout prix 8 000 euros parce
qu'il faut changer la toiture de la maison. Le profit vient parce que
l'opportunité se présente. Si elle n'est pas là, surtout ne pas
brusquer le marché.
Depuis que je respecte ce principe, mes performances se sont nettement
améliorées. Mes enfants ont pu avoir un matériel complet de chasse sous marine,
mes parents ont pu construire le garage dont ils rêvaient, ma soeur a changé de
voiture, mon cousin a pu s'installer à son compte...Maintenant to ut le monde sait ce
que c'est le Nasdaq, et ce que signifie un contrat future sur le pétrole.
Quel est votre objectif, quand vous investissez sur les marchés boursiers ?
Passer d'un compte à 50 000 euros à un compte à des millions de dollars ?
Tirer profit de vos résultats pour améliorer votre confort et celui de vos proches ?
Battre le marché ?
Vous amuser ?
Chacun de nous a un objectif personnel. Le mien est de tirer régulièrement un
revenu des marchés financiers, pour vivre ce que j'ai envie de vivre et pour aider
mes proches. C'est à la fois mon métier et ma passion. Et il me semble que la
meilleure façon de préserver un capital en bourse est d'appliquer rigoureusement le
présent principe. Je serai très intéressé d'avoir votre avis sur ce sujet
particulièrement. (
hegel@webmails.com )
Principe N° 7 : Apprendre à lire les graphiques.
La plupart des opérateurs sur les marchés financiers utilisent l'analyse graphique
comme complément de leurs analyses techniques, fondamentales, financières et
autres. Personnellement, j'utilise
uniquement et exclusivement l'analyse
graphique. Je ne lis pas les journaux, si ce n'est la rubrique sportive ou le problème
d'échecs, je ne suis abonné à aucune publication financière ou lettre de conseil.
Parce qu'au lieu d'essayer de savoir ce que le marché va faire, et pourquoi il va le
faire, je m'applique plutôt à regarder et comprendre ce qu'il est en train de faire
.
Sans être influencé par une quelconque rumeur, ou même une information officielle.
Pourquoi ?
Parce que si vous voulez utiliser les informations autres que celles que vous voyez
sur le graphique, c'est que vous croyez que les marchés vont réagir d'une manière
logique. Ce qu'ils ne font jamais.
Le comportement des spéculateurs, et donc de l'être humain est et sera toujours
irrationnel, ou empreint d'une certaine immoralité, comme on va le voir plus loin. La
seule manière d'être sûr de ne pas se tromper est de ne pas tenter d'anticiper
l'évolution d'un produit financier mais de lire simplement ce qui se passe.
Hier les marchés financiers étaient efficients, c'est à dire qu'ils correspondaient à la
réalité économique du tissu financier. Aujourd'hui, il n'en est rien. Les marchés sont
entièrement sous le contrôle des Traders. Ni les Etats, ni les Banques Centrales ne
peuvent désormais prétendre à un contrôle sous quelque forme que ce soit. Même
quand la Banque Fédérale Américaine décide d'augmenter son taux directeur et
montrer officiellement au monde entier qu'elle a encore une influence sur les
marchés, ce sont en fait les traders qui ont imposés indirectement cette intervention.
Hier, les traders avaient un même objectif : faire des profits rapides sur des
opérations en aller retour. Aujourd'hui, les traders ont des objectifs complètement
différents :
·
Ceux-ci s'occupent de faire des opérations « bizarres » avec pour seul but de
défiscaliser un portefeuille. Par exemple un trader va faire un mauvais achat
en France ( où les impôts sont élevés) pour se positionner en face avec un
compte dans un paradis fiscal . Ils se vendent à eux mêmes des contrats à
terme non pas pour faire des profits mais pour bouger d'une manière
« légale » et surtout très difficile à détecter un capital d'un pays à un autre.
·
Ceux-là s'occupent de blanchir l'argent de la drogue, des dessous de table, de
la corruption via le potentiel des marchés financiers internationaux avec des
montages faciles à faire mais également très difficiles à contrer. Ici aussi le but
n'est absolument pas de faire des profits.
·
Et enfin il y a les traders manipulateurs qui passent des ordres avec pour
principal but de donner une fausse impression aux autres traders. Cette
catégorie de spéculateurs est la plus dangereuse car elle dispose d'une
puissance financière colossale et est souvent à l'origine de mouvements
« inattendus » des marchés.
On voit donc que les marchés d'aujourd'hui ne sont plus régis uniquement par la loi
de l'offre et de la demande. De plus en plus de mouvements ont pour but de
transférer des fonds d'un pays à un autre, peu importent les profits.
Quel est le poids de ces « fausses » transactions dans le circuit financier mondial ?
Le FBI pense à 10%, alors que je reste convaincu que ce pourcentage peut monter
jusqu'à 80% pendant certaines pauses des marchés.
C'est un aspect relativement bien caché des marchés financiers. Il s'agit d'en être
conscient et de composer avec.
Voilà une des raisons qui me font dire que la seule manière d'analyser ce qui se
passe dans un marché ou sur une action est d'observer la courbe en question pour
en faire une analyse graphique.
Les lois de l'économie, de la finance internationale et toutes autres analyses
fondamentales ne peuvent que donner la mauvaise direction à suivre.
Je connais des traders qui perdent beaucoup de leur temps à essayer de
comprendre
pourquoi le marché baisse ou pourquoi il monte. Et le temps qu'ils
comprennent, il change de direction pour des raisons encore plus obscures. Ces
traders se retrouvent toujours en porte -à-faux par rapport à la réalité des marchés.
Je le répète, pour devenir un bon spéculateur, il s'agit de ne pas disperser sa
réflexion. Juste se concentrer sur ce que le marché est en train de faire et non
d'essayer de comprendre pourquoi il réagit d'une certaine manière. Quand vous
demandez à des experts en économie de prévoir un taux d'intérêt, l'évolution
probable d'un cours ou la réaction de leurs homologues, ils se trompent presque à
tous les coups. J'en ai conclu que non seulement on n'a pas besoin d'être expert en
économie pour réussir sur les marchés mais que surtout c'est un handicap très
difficile à surmonter. Car l'instinct reste influencé par les théories rationnelles des lois
de l'Economie et de la Finance.
Les seules données fiables sur l'état d'un marché sont disponibles dans un
graphique
. Il nous dit ce qui se passe et comment cela se passe. Il ne ment jamais
puisqu'il ne fait que traduire le sentiment de tout les intervenants. Il suffit donc de
savoir lire un graphique pour réaliser de belles opérations spéculatives.
Il y a plusieurs écoles d'analyse graphique. J'utilise volontiers et presque
exclusivement la méthode japonaise des chandeliers, cumulée avec les courbes de
certains indicateurs que j'affectionne particulièrement. Deux livres vous suffiront pour
devenir de bons analystes graphiques : Steve Nison « Les Chandeliers Japonais » et
Stan Weinstein « Secrets pour gagner en bourse ».
Pas besoin de connaître les dizaines et dizaines autres indicateurs. Un graphique en
bougies japonaises, la ligne de tendance, la moyenne mobile, le volume et la force
relative d'un mouvement sont les éléments nécessaires et suffisants pour prendre
une décision d'achat ou de vente. Ne vous encombrez pas d'autres choses.
Principe N° 8: Respecter scrupuleusement la moyenne mobile
Voilà un principe très simple et qui est fondamental à respecter : ne
jamais acheter
sous la moyenne mobile ...et donc ne jamais vendre au dessus de la moyenne
mobile. Quelque soient les rumeurs, nouvelles et autres résultats financiers.
Dans l'absolu, quand vous achetez ou vendez une action, vous avez une chance sur
deux d'avoir raison. Si vous respectez le présent principe, vous avez au moins 3
chances sur 4 d'avoir raison, au lieu d'une chance sur deux.
Qu'est ce donc la moyenne mobile ?
Une moyenne mobile est une moyenne des cours de clôture sur une période
déterminée. L'investisseur utilisera une moyenne mobile à 50 ou 30 jours, tandis que
le trader, une moyenne mobile à 10 ou 5 jours par exemple.
Pour construire la moyenne mobile à 30 jours, le logiciel d'analyse technique fait la
somme des 30 derniers cours de clôture et la divise par trente. Chaque jour un
nouveau nombre
( le dernier cours ) est ajouté au total et le cours de clôture le plus ancien est retiré à
la somme. Cette moyenne évolue chaque jour, c'est pourquoi on l'appelle moyenne
mobile.
Voilà pour la définition. ( graphe )
Si vous souhaitez acheter ou vendre un produit financier, jetez un coup d'oeil sur son
graphique ( disponible sur plusieurs sites internet ) en y ajoutant la moyenne mobile.
En une fraction de seconde, vous saurez si le tuyau ou le conseil que vous avez reçu
de la part de votre expert préféré est un tuyau à considérer ou à oublier.
Quand vous achetez alors que la moyenne mobile est au dessus du cours, cela
revient exactement à faire un pari double :
-
qu'un train, qui a une certaine vitesse, va bientôt s'arrêter.
-
Et qu'il va faire marche arrière.
Quand on achète dans ces conditions, c'est qu'on pense que le cours est tombé
suffisamment bas, qu'il est bon marché, et qu'il est judicieux d'acheter. C'est un pari.
Et qui dit pari, dit en général que vous avez autant de chance de gagner que de
perdre.
Mais là, en particulier, les chances de perte sont plus fortes. Pourquoi ?
La pratique a montré que le pari sur un retournement de tendance est à l'origine
d'environ 75% des mauvaises opérations boursières. Et comme pour confirmer
davantage cette idée, 80% des opérations boursières qui prennent le train en
marche, et donc la tendance, sont des gagnantes potentielles, pour peu que les
traders sachent les clôturer.
En fait, investir en bourse n'est pas si compliqué ; il suffit d'adopter une méthode
rigoureuse basée sur une loi logique : ne prendre une décision que si la probabilité
est largement en notre faveur.
Investir n'est donc pas parier. Mais nager dans le courant. Cela semble évident, mais
la plupart des investisseurs, pour des raisons diverses que je vous laisse le soin
d'analyser, parient sur ce retournement de tendance. C'est presque plus fort
qu'eux...Comme si le plus important en bourse est d'acheter au plus bas et de
vendre au plus haut. Ils peuvent avoir 3 fois raison et gagner 10 000 Euros, et avoir
tort une seule fois et perdre 15 000 Euros.
Le message que nous dicte la moyenne mobile est visuel et immédiat : ou le cours
est en dessous, ou le cours est au dessus. Ne compliquons pas les choses avec les
moyennes pondérées, les moyennes lissées, les double ou triple moyennes. Le
message est simple : le cours est au dessus = acheter, le cours est au dessous =
vendre ou du moins s'écarter.
Appliquez ce principe tel quel. Indépendamment de tout autre élément. Et vous
améliorerez vos résultats de manière considérable.
Bien entendu, d'autres éléments d'analyse graphique sont aussi importants pour le
timing
( choix du moment ) par exemple. Mais rien que le respect de ce principe vous
épargnera bien des tourments.
Principe N°9 Vendre du temps
Les marchés boursiers devenant de plus en plus imprévisibles, la volatilité de plus en
plus forte sans explication rationnelle, économique ou même graphique, les marchés
de plus en plus étroitement liés entre eux, il devient primordial d'adapter l'approche
de la spéculation boursière au caractère tumultueux et instable de tous les produits
financiers, des actions, obligations, et options aux contrats à terme sur les matières
premières, les taux d'intérêt, les devises, les indices boursiers etc.
Il ne s'agit plus de se positionner sur des produits bien étudiés et puis d'attendre un
an deux ans, 10 ans car pratiquement tous les gérants de portefeuille, même les plus
conservateurs, commencent à réaliser et à accepter plus ou moins difficilement qu'ils
ne peuvent se dispenser de surfer à court terme sur les vagues de cet océan agité.
D'abord il faut faire le choix parmi tous les produits financiers de plus en plus
nombreux : actions, obligations, fonds d'investissement, devises, marchés à terme,
options etc. La Mathématique est une science extraordinaire, et sa fille, la probabilité
est le seul et unique support sur lequel nous nous appuyons pour faire nos choix de
trading, d'une part pour déterminer quel type de produit traiter et d'autre part
comment le traiter de manière optimale.
Pour moi , les options sur les contrats futures sont incontestablement le meilleur
produit financier à trader de tous les produits qui existent sur la planète boursière.
Elles permettent d'avoir le plus haut rapport entre le gain potentiel et le risque
inhérent à la position. Par exemple, une stratégie d'options sur le pétrole peut
contenir comme risque maximum 1000 usd quelque soit l'évolution du cours et avoir
un profit potentiel de 8 000 usd .
Voyons tout d'abord le principe du marché financier puis étudions le principe du
« Croupier » , une méthode mathématique qui permet d'avoir 4 chances sur 5 de
gagner à une échéance donnée.
Le principe du marché financier
Un produit, que ce soit une action, une devise, une matière première ou un indice
boursier a trois possibilités de mouvement :
1) Il monte
2) Il baisse
3) Il flotte dans un couloir.
Si vous achetez vous avez une chance sur 3 d'avoir raison. De même si vous
vendez.
Par conséquent, dés que vous initiez une opération, vous avez au départ deux
chances sur 3 de vous tromper.
Bien que cette probabilité soit à votre désavantage, vous faites l'opération car vous
croyez, vous espérez que votre analyse, fondamentale ou graphique, va largement
compenser cet handicap.
Mais si vous réalisez qu'en fait vous n'avez qu'une chance sur 5 d'avoir raison,
vous chercherez une toute autre stratégie de spéculation.
Des études statistiques ont montré qu'un produit financier évolue en général de la
manière suivante pendant une période donnée :
1) il monte pendant 20% de cette période
2) il baisse pendant 20% de cette période
3) il stagne ou flotte dans un couloir 60% de cette période.
Donc quand vous spéculez sur une baisse ou une hausse vous n'avez effectivement
qu'une chance sur 5 d'avoir raison. Encore faut il intégrer le facteur temps pour
pouvoir clôturer la position au moment opportun :
Vous achetez un contrat à terme sur l'or à 300 usd et le voilà une heure après à 302
usd.
Vous avez sur le papier un gain de 2 usd. Que faites-vous ? Vous encaissez votre
profit ou vous laissez courir le gain ?
Vous êtes encore confronté à une décision d'achat ou de vente. Si vous laissez
courir, c'est exactement comme si vous aviez décidé d'acheter à 302 usd. Et par
conséquent, vous venez de faire un choix où, encore une fois, vous n'avez qu'une
chance sur 5 d'avoir raison. Et ainsi de suite vous cumulez des décisions ( en
diminuant de façon exponentielle vos chances de gain final ).
Comment renverser la donne pour avoir dès le départ 4 chances sur 5 de gagner, et
sans avoir à spéculer sans arrêt sur la direction future du marché ?
Le principe du Croupier
Quand vous jouez au Casino, vous avez en face de vous un croupier qui vous donne
les cartes et contre lequel vous jouez.
Mathématiquement, vous avez moins de
chances de gagner que lui.
En effet, le croupier ne distribue pas que des cartes. Il distribue du
temps !
Plus vous jouez, plus sa probabilité de gain augmente. Dans le marché financier il
est totalement possible de vendre du temps et d'entrer dans la logique du croupier :
Au lieu de chercher dans quel sens un produit financier va évoluer, il faut plutôt
chercher là où il ne va probablement pas évoluer. De manière à éliminer une des
trois possibilités de mouvement du produit. Si vous pensez que ce dernier devrait
monter, vous vous positionnez en stratégies d'options de manière à gagner s'il monte
et
s'il stagne. Ce qui revient à avoir 80% de chances de gagner à l'échéance ( 20%
pour la hausse + 60% pour la stagnation ).
C'est ce que fait la majorité des professionnels.
Etudions en détail deux exemples concrets tirés de nos dernières opérations :
Opération sur le grain de soja
Nous avons initié la position de telle manière que nous sommes assurés de gagner
non seulement si le grain de soja évolue tel que nous l'avons prévu, mais surtout
nous ne perdons pas ( et même à un certain niveau nous faisons un léger profit ) si le
marché se retourne contre nous.
Ce type de position n'est pas notre invention, elle est connue et utilisée par les
professionnels : c'est le « Ratio Spread ». Une position qui est initiée en achetant
une option proche du cours et en vendant deux ou plusieurs options assez loin du
cours.
Alors que le contrat future du grain de soja, échéance Novembre, se traitait à 6$
nous avons acheté un call soja Novembre avec un prix d'exercice 7$ ( strike ) et
vendu 2 calls avec un prix d'exercice 10$.
Le call 7$ valait 20 cents nous avons donc payé ( 0.20$ X 50$ par penny ) = 1000 $
et le call 10$ valait 12 cents nous avons donc encaissé ( 0.24 X 50 ) = 1200 $
Au total nous avons un crédit de 200 usd. Ce crédit est très important. Voici
pourquoi :
1) D'abord, si le marché monte comme nous l'avons prévu, nous recevons un
profit de 50$ pour chaque penny du grain de soja au dessus de 7$ à
l'expiration ( jusqu'à 10$ ) pour un gain potentiel maximum de 15 000 $.
2) Contrairement à un achat ordinaire d'options, nous n'avons rien eu à payer
pour acheter le call 7$, puisque nous l'avons financé par la vente des 2 calls
10 $.
3)
Nous avons pu initier cette opération en mettant à profit la disparité de prix
entre différentes options d'un même produit. Une disparité suffisamment
fréquente dans les marchés des métaux ( Or , Argent , Cuivre ) et des grains
où les options proches du cours ont une volatilité plus faible que celles
éloignées du cours.
Nous avons, en fait, vendu du temps en encaissant les primes de tous ceux qui
parient que le marché va aller au-delà de 10$ avant Novembre. Chaque jour qui
passe, compris Samedi, dimanche et jours fériés, les calls 10$ que nous avons
vendus baissent car l'échéance se rapproche et ceux qui nous les ont acheté
perdent lentement de l'argent.
De plus en plus de particuliers se lancent dans les options, mais avec un savoir-faire
relativement faible. Ce qui se traduit par une demande croissante des options disons
« peu chères » et qui sont loin du cours. Et c'est ainsi qu'on arrive à avoir quelques
fois les options proches du cours presqu'au même prix que celles qui en sont
éloignées. C'est le moment idéal d'initier alors le « Ratio Spread » .
Bref, ma stratégie de Trading est basée sur le principe suivant :
Vendre du temps ( comme font les institutionnels ) en me positionnant non pas sur la
direction future du marché mais sur sa non-direction probable.
Principe N°5 : Mettre IMPERATIVEMENT des ordres stop
Tous les portefeuilles qui m'ont été envoyés pour une analyse personnalisée
contiennent le même défaut. Un défaut énorme : les investisseurs ont complètement
négligé de mettre des ordres stop, que ce soit pour encaisser les pertes ou les gains.
Quand je vois des pertes qui dépassent 40, 50% sur une position, c'est la preuve
qu'il n'y a eu d'ordre stop. Pour moi, un bon gérant ne doit pas avoir une perte de
plus de 20% sur une position. Je sais bien que certains investisseurs ne sont pas
d'accord sur cette rigueur ; ils prennent position parce qu'ils ont de bonnes raisons.
Ensuite ils s'y cramponnent contre vents et tempêtes. Leur logique : ils finiront par
avoir raison dans le temps, car la valeur est
potentiellement bonne. Ils gardent leur
sang froid dans les moments difficiles, souffrent en silence et attendent...
Pour moi, cette manière d'investir, bien qu'elle puisse se révéler judicieuse (
quelques fois ) n'est certainement pas la meilleure. Pourquoi ?
Parce qu'aujourd'hui, nous vivons une époque extraordinaire de possibilités
d'investissement. On a accès, via internet, à tous les marchés financiers de la
planète. Et l'élément qui me semble primordial dans la spéculation, ou même dans
un investissement, est le facteur temps. C'est un élément extrêmement important
dans le trading moderne. Ou vous avez une attitude passive, et vous le subissez
sans pouvoir faire autre chose qu'attendre. Ou vous savez dès le départ que vous
devez lui « rentrer dedans », le surprendre, le battre, parce que vous avez décidé
d'avoir une attitude agressive à son égard.
Si j'écris ce livre c'est pour réellement partager avec vous mes convictions . Et j'ai
beaucoup de plaisir à vous parler de cette notion du temps. C'est l'une des clés
essentielles du succès en bourse. Prenons un exemple concret :
Si vous avez la possibilité de choisir entre un trader qui a un objectif de 100% par an
et un autre qui a un objectif de 2% par semaine, lequel préférerez-vous ? Le second
bien sûr !
Pour trois raisons :
1- 2% par semaine, avec le taux cumulé feront beaucoup plus que 100% par
an.
2- Le second trader est moins exposé aux aléas des marchés.
3- Et surtout il a relativement un certain contrôle sur le temps. Il peut liquider
à tout moment la totalité de son portefeuille.
Quand vous avez en tête, dés le départ, avant de prendre une position, que vous
devez maîtriser l'élément temps, vous changez sensiblement votre manière de
spéculer. Vous achetez une action à 100 Euros, elle baisse de 20%. Que faites
vous ? Trois cas :
1- Vous encaissez la perte.
2- Vous êtes déjà décidé à attendre, car elle va finir par remonter ( sinon vous
l'auriez pas achetée ).
3- Vous étudiez les nouvelles données, vous posez des questions à vos amis
experts, vous cherchez le pourquoi du comment, vous réfléchissez...pour
décider s'il faut vendre ou pas.
Si vous avez décidé de maîtriser le temps, aucun de ces cas ne vous concerne.
Parce que vous avez déjà vendu, grâce à votre ordre stop de protection. Votre
raisonnement est le suivant :
J'achète à 100 Euros, avec l'hypothèse que, dans un laps de temps assez
court, le cours ne chute pas plus de 15%, donc je mets un stop à 85 Euros.
S'il dépasse ce stop, je suis exécuté, peu importe si le cours remonte aussitôt
. Cela ne me concerne plus, puisque dans le temps que je me suis imparti, le
marché m'a donné tort.
Le fait que le cours remonte alors que vous venez juste d'encaisser la perte ne doit
en aucun cas vous atteindre le moral, car vous spéculez avec une méthode
rigoureuse qui, elle, à terme, vous fera vainqueur du marché.
Une méthode qui vous simplifie non seulement la vie de trader, mais aussi et surtout
la vie de tous les jours. Vous n'aurez pas à vous casser la tête pour décider s'il faut
encaisser vos pertes ou pas, si vous pouvez vous permettre une semaine de
vacances avec votre famille, en pleine déconnexion des marchés financiers.
Les ordres stop de protection sont les véritables outils du trader gagnant. Les
novices ne les utilisent pas tout simplement parce qu'ils ne savent pas comment les
utiliser. Effectivement, ce n'est pas facile de savoir où mettre les stops de protection ;
il n' y a de pourcentage qui marche à tous les coups. Ce que je peux vous dire
aujourd'hui, c'est d'adopter déjà cette stratégie d'ordres stop en utilisant un
pourcentage entre 10 et 15%. Et avec de l'expérience et surtout l'analyse graphique,
vous optimiserez ces stops jusqu'à apprendre à suivre une tendance en remontant à
chaque fois vos protections pour encaisser un maximum de profits.
Certains traders mettent également des stops à la hausse, c'est à dire qu'ils limitent
leurs gains. Par exemple, ils achètent à 100 Euros, mettent un ordre stop de
protection à la baisse à 85 Euros, et un autre stop à 125 Euros. Leur raisonnement
est que le cours a des chances d'arriver à 125 Euros, mais qu'il risque de
redescendre aussitôt, donc ils préfèrent encaisser dés qu'il arrive à ce qu'ils jugent
comme étant un sommet de la valeur.
Je ne suis pas adepte de cette stratégie, même si de temps en temps elle se révèle
payante. Si j'achète à 100 et que le cours monte à 125, je remonte mon stop de
protection à la baisse à 120, et ainsi de suite...pour suivre la tendance qui est en ma
faveur. Si elle se retourne, j'encaisse ce qu'il y a à encaisser puis me tourne vers une
autre valeur, sans me soucier de l'évolution de celle que j'avais.
Il faut arriver à se détacher affectivement et psychologiquement d'un produit
financier, car ce n'est et ce ne sera jamais qu'un support et non un bien physique ou
matériel. Je connais plusieurs investisseurs qui n'ont pas pu se détacher d'une valeur
parce qu'ils ont commencé presque à l'aimer, ils tiennent à rester être fidèles,
comme si elle était devenu leur femme. Peu leur importe la perte occasionnée, à la
rigueur ils ne la voient même pas. L'entité financière à laquelle ils se sont attachés
les rend aveugles, incapables de réaliser qu'ils ont pris cette position pour faire un
profit et uniquement pour cela.
Les ordres stop de protection permettent de ne pas tomber dans ce piège. Un piège
qui n'est pas si facile à éviter, car notre nature humaine est faible. Elle s'attache
facilement à un arbre, une maison, une voiture, un livre, une idée...une action.
Le but du spéculateur doit toujours être présent dans sa tête : faire du profit.
Aucun support n'a d'importance pour lui. Il ne va pas rester en position sur des
actions françaises par souci patriotique. Les supports financiers n'ont pas de
nationalité.
Quand vous avez acheté à 100 et que le cours est descendu à 85, votre esprit perd
au moins 75% de son objectivité. Il est douloureux d'accepter de prendre cette perte.
Notre ego est là, et inconsciemment il va se charger de vous trouver des excuses
pour garder la position et attendre...
Quand vous mettez l'ordre stop de vente à 85, ce n'est plus vous qui devez décider
s'il faut vendre ou pas, mais le marché. Et là est toute la différence.
En passant le relais au marché, vous mettez en place une stratégie structurée pour
spéculer avec un minimum d'émotivité ( et donc de subjectivité ) au moment crucial
de l'opération : celui de la clôture de la position.
J'espère vous avoir fait passer ce message important :
Ne jamais prendre de position sans mettre d'ordre stop de protection. Il ne suffit pas
de lire ce chapitre et de dire d'accord. Non seulement il faut en être intimement
convaincu, mais surtout il faut en faire un principe INEBRANLABLE de trading et
l'appliquer à chaque position.
En tout cas si vous voulez gagner régulièrement de l'argent...
Principe N° 10 : Miser gros au bon moment
Voilà un de mes principes préférés : prendre le temps de regarder les marchés,
étudier les graphiques de plusieurs actions & contrats futures, en quête du meilleur
coup possible dans la journée, ou dans les jours qui viennent. Puis miser gros.
Ce principe est si important que si vous l'appliquez, à lui seul, vous pouvez doubler
vos bénéfices. Au premier abord cela semble risqué; dès que votre cerveau a lu «
miser gros », il a compris presque spontanément « perdre gros » ...mais à la fin de
ce chapitre, il va désormais comprendre « gagner gros».
J'ai toujours été fasciné par le jeu de Garry Kasparov, le champion du Monde des
Echecs. Lors d'un tournoi en semi-rapide à Paris, j'ai eu la chance de pouvoir lui
parler, alors qu'il se baladait à la FNAC des Champs Elysées. Je lui ai demandé avec
un grand sourire :
« Pouvez vous me dire en une seule phrase comment je peux vous battre sur un
match de dix parties et devenir champion du Monde des Echecs ? »
Je n'oublierai jamais son attitude et sa réponse. Il a été surpris par la question. Il a
souri et a continué à marcher entre les rayons. Je le suivais sans rien dire. Je sentais
qu'il réfléchissait. Je sentais qu'il allait me répondre quelque chose de pas banal. Il
s'est retourné :
« Il faut apprendre à chercher toujours le meilleur coup dans une position, que ce soit
une partie que tu joues, que tu regardes ou que tu analyses. »
Son air était sérieux. Il me disait quelque chose d'important...en tout cas pour lui. Je
n'ai réalisé que quelques années plus tard que c'était également important pour moi.
Voilà pour l'histoire.
L'application de ce conseil m'a fait faire des progrès rapides dans le jeu d'échecs.
Puis j'ai essayé de l'appliquer dans la spéculation boursière. Et je suis sûr que mon
résultat dans le concours international doit beaucoup à ce principe.
Les portefeuilles qui m'ont été envoyés pour analyse ont un autre point commun : ils
ont une répartition diversifiée et homogène. Et c'est justement ce qu'il faut éviter de
faire. Diversifier son portefeuille est une bonne idée pour les investisseurs
institutionnels, les gros comptes. Mais pas pour nous.
On est convaincu du potentiel d'une action, on y croit vraiment et on la met en
portefeuille, sinon on la laisse de côté. On ne l'essaye pas, sous prétexte qu'elle a de
bonnes chances...Pour moi le maximum d'actions ou de futures à détenir dans un
portefeuille dynamique est le chiffre 5. Pourquoi 5 ?
1- Ce chiffre est pratique ; il représente les doigts de la main. J'attribue à
chaque doigt un caractère propre , ensuite je lui associe l'action ou le
contrat future qui lui correspond. Par exemple, le petit doigt c'est l'instinct.
Je lui attribue une position que j'ai prise ...instinctivement. L'index, c'est la
logique. Le pouce, le panache etc.
2- Diversifier sur 10, 20 ou 25 actions permet certes de répartir le risque mais
c'est aussi et surtout diminuer le potentiel de gain.
3- Quand on sait qu'on ne doit pas dépasser ce chiffre, on ne choisit plus les
actions qui ont de fortes probabilités d'être gagnantes, mais les actions qui
ont les meilleures probabilités de gain. Et c'est la grande différence.
Là, on rejoint le conseil de Garry Kasparov. Développer notre technique et notre
stratégie pour repérer non pas les
bonnes opportunités mais les meilleures. Et sur
ces meilleures, on fait encore une sélection pour miser gros. Si l'action candidate ne
se présente pas, on attend sagement, avec la liquidité disponible.
Voilà pourquoi notre portefeuille ne doit pas être homogène. S'il contient 9 valeurs
qui représente chacune environ 10%, il a donc une liquidité disponible de 10%.
Comment peut-on alors profiter d'une opportunité qui apparaît et sur laquelle il
semble judicieux d'investir 40% ? On ne le fait pas tout simplement. D'ailleurs quand
le portefeuille est homogène, l'investisseur ne consacre pas suffisamment de temps
à chercher le meilleur coup mais à surveiller ses positions. Pour lesquelles il ne peut
plus rien.
On peut avoir 10 à 15% sur trois positions, puis une position à 50% et le reste en
liquidités. C'est une gestion qui peut sembler kamikaze de prime abord, mais c'est
celle là qu'il faut utiliser si l'on veut dynamiser au maximum son portefeuille.
J'ai eu la chance d'être un jour invité à Las Vegas. Au royaume du hasard et du jeu
pur. J'ai rapidement été attiré par un jeune homme d'une vingtaine d'année, assis
devant une table de black jack. Il avait un gros tas de jetons et semblait très sûr de
lui. Il était en train de battre la banque...Je me suis approché, et quelques passes
plus tard, j'ai compris son système. Un système très simple, légal et qui pourtant ce
jour là était largement en sa faveur.
Quand la première carte était moyennement en sa faveur, il misait 1 $, le minimum.
Par contre quand elle était NETTEMENT en sa faveur, il misait 50 $, le maximum. Il
faisait jouer intuitivement les lois de probabilités à son avantage.
J'ai attendu une bonne heure avant q u'il ne se levât. Je lui ai tendu la main :
« Bonsoir, je suis Moustafa Bel Khayat, du Maroc. Bravo, c'était une belle
démonstration. Pourquoi arrêtez-vous ? »
« Bonsoir, Ali Mahfoud, de la République d'Iran. Enchanté de faire votre
connaissance. J'arrête parce que je commence à fatiguer et perdre confiance.
Je vais aller manger. »
Pendant le dîner, il me confirma que sa technique était bien basée sur les lois de
probabilités, et que cette science était une véritable passion pour lui. D'après lui, le
Black Jack était le seul jeu à Las Vegas où le client pouvait se retrouver gagnant, à
condition de ne pas jouer longtemps.
Spéculer c'est jouer contre le marché. Si votre probabilité de gain n'est pas
largement en votre faveur, ne misez même pas un dollar. Si elle l'est, il faut être
capable d'y aller franchement.
Georges Soros a misé très gros pour gagner ce fameux milliard de dollars contre la
livre sterling. Il a largement dépassé les 90% du portefeuille qu'il avait en gestion,
allant même jusqu'à s'endetter !
C'est une grande leçon de trading pour nous. Car elle signifie tout simplement que
l'art de la spéculation consiste à attendre que notre probabilité de gain soit
largement en notre avantage et là , on mise le maximum . Entre temps, il ne faut pas
avoir le portefeuille « bloqué » sur des actions qui sont
excellentes et qui ne vont pas
tarder à cartonner. Mais plutôt un portefeuille prêt à faire feu !
Depuis deux ans déjà, je ne détiens jamais plus de 3 positions dans mon portefeuille.
J'ai acheté au Maroc une maison au bord de la mer avec un capital de départ de 10
000 $.
Il y a également une autre raison qui explique le succès de ce système. Et une raison
de taille.
Plus on est sur le marché et plus le risque de perte est grand.
Je vous demande de bien réfléchir sur cette idée. Dans les milieux universitaires,
scientifiques et financiers comme dans certains séminaires sur les techniques
d'investissement, on enseigne le contraire : prendre position, y croire et ne pas
perdre son sang froid. Autrement dit rester un maximum de temps sur le marché.
Ceci était peut être valable il y a une dizaine d'années. Aujourd'hui les marchés sont
brûlants, il s'agit de ne pas s'y attarder. Mais plutôt d'agir comme l'épervier : rester le
maximum de temps dans le ciel, bien haut et à l'abri de toute surprise, pour plonger
tel un éclair, ramasser la pitance et remonter aussitôt.
De même que l'épervier a dû
adapter sa technique de chasse aux réalités de la
jungle terrestre, nous devons adapter notre technique de spéculation à la réalité des
marchés financiers modernes. Quand on est en position, tout peut arriver et surtout
le pire car les marchés modernes, en déséquilibre perpétuel et reliés pratiquement
tous entre eux, peuvent avoir des réactions brutales et to talement imprévisibles.
Pour ma part je ne suis absolument pas confiant sur une position à moyen terme.
C'était jouable hier, plus aujourd'hui.
Si vous êtes coincés sur une position depuis plusieurs semaines, c'est que vous
n'êtes pas entrés au bon moment. Quoiqu'elle fasse l'action par la suite, une chose
est indiscutable, vous êtes trompé sur le timing. C'est un fait qui est très important, et
la manière de gérer ce fait peut faire de vous un champion, un bon trader ou une
victime.
La première chose à faire est de le reconnaître. Développez en vous cette lucidité
pour pouvoir prendre la décision qui s'impose.
La seconde est de loin la plus difficile : étudier s'il n'y a maintenant sur le marché une
opportunité meilleure. Et dans ce cas, encaisser la perte pour se repositionner sur
l'action qui a, en toute priorité, une probabilité de gain supérieure.
La troisième est de vous détacher affectivement et psychologiquement de l'action
que vous venez de lâcher. Le fait qu'elle monte ou qu'elle descende ne vous
concerne plus. Je vous recommande même de l'oublier, car désormais votre
jugement ne sera plus objectif.
Tout ce chapitre est dédié au principe de miser gros au bon moment. Est ce que
vous entendez toujours « perdre gros » ? J'espère que non.
Le message que je voulais transmettre à ce sujet n'est pas évident à intégrer, car
chacun de nous a son histoire propre, ses valeurs auxquelles il croit fermement et un
objectif d'investissement différent. Certes vous avez parfaitement compris le principe,
et certains d'entre vous sont même d'accord. Seulement entre approuver et
appliquer il y a un long chemin...Mon sentiment est que ce chemin commence à
vous intéresser.
Principe N° 11 : Interdiction de faire la moyenne à la perte
Je travaillais en 1997 pour une société américaine de gestion de portefeuille à
Genève. Le trader principal, Guy, était un jeune français de 28 ans, avec déjà une
expérience professionnelle de six années dans le domaine des futures. Il était la
vedette de la salle de marché. En le voyant à l'oeuvre, j'ai appris beaucoup de
choses.
Un après midi, j'arrive en retard d'une bonne heure sur l'ouverture du marché
américain. Je le trouve tout enjoué et excité ; il m'annonce qu'il a commencé à
taper
sur le Nasdaq. Il a vendu à découvert 10 contrats Nasdaq. Etonné par cette
confiance, je jette un coup d'oeil sur le graphique et constate que la moyenne mobile
à 30 jours est toujours au dessous du cours, c'est à dire que la tendance est
haussière. Je lui fais la remarque. Il me fait un grand sourire :
« Tu vas voir, Mous, il ne peut plus s'envoler. C'est fini !
Le Nasdaq va passer à la casse...Avant 17 heures, c'est la dégringolade ! »
A 17h, le cours est déjà à 20 points au dessus du cours de vente. La position perd :
20 X 10 X 100 = 20 000 dollars. Je commence à m'inquiéter et demande s'il a passé
un ordre stop de protection.
« Pas pour le moment...tu vois, là la force relative ralentit fortement...Et puis
regarde le volume...Plus personne pour l'achat...D'ailleurs, le cours ne bouge plus
depuis une demi heure...C'est un sommet je te dis !...Tiens maintenant à ce cours
c'est encore plus intéressant de le vendre ».
Comme pour me prouver ( ou se prouver à lui même ) qu'il a une entière confiance
dans sa position perdante, il vend 10 autres contrats, faisant ainsi une moyenne à la
perte. Etre vendeur de 10 Nasdaq à 1200 et de 10 autres à 1220 revient à être
vendeur de 20 contrats à 1210. Beaucoup d'investisseurs font ce type de moyenne,
surtout quand ils sont perdants. C'est ce qu'on peut faire de pire quand on est dans
le mauvais sens. Cette stratégie n'est
jamais valable sur une position perdante. Le
trader qui l'utilise ne cherche plus à réaliser réellement un profit. Il est vexé, touché
dans je ne sais quel orgueil et ce n'est que par présomption qu'il défie la position. Ce
n'est plus du trading, c'est un règlement de compte psycho-affectif entre le trader et
le marché.
A une heure de la clôture du Nasdaq, le cours est encore monté de 10 points. Que
pensez que notre ami Guy ait voulu faire ? Encore une moyenne ! Parce qu'en
général, lorsqu'on est « pris » par la frustration, on perd entièrement contact avec la
lucidité et l'objectivité. On préfère aller jusqu'au bout que reconnaître qu'on était dans
l'erreur. J'ai intervenu :
«
Ecoute Guy, on a eu une matinée exceptionnelle aujourd'hui. Sur le Yen, les
T.bonds et les bunds allemands, on a fait 21 000 dollars. Là, à 1230, on perd 40 000
dollars et on est toujours au dessus de la moyenne mobile. C'est toi même qui m'a
appris à la respecter, quoique disent les autres indicateurs. Je propose de passer un
ordre de rachat limite à 1221, et un ordre stop à 1232. Il y a des chances qu'il vienne
nous chercher à 1221 et là, on va sortir quitte pour la journée. »
Il a suivi mon conseil et nous avons été exécutés à 1221. Ouf !
La semaine suivante, le Nasdaq prenait 150 points en ligne droite !! On aurait pu
perdre 300 000 dollars...
Morale de l'histoire :
Quand on est dans le mauvais sens on ne doit pas essayer « d'améliorer » sa
position en faisant une moyenne. Le risque de se tromper et d'alourdir la perte est
très important. Savoir dés le départ que nous ne pouvons avoir recours à ce
« remède » nous permet de prendre toujours le temps d'étudier le meilleur moment
de prendre position. C'est ce qu'on appelle le timi ng.
Optimiser le timing est fondamental dans la spéculation. Pour cela, il faut se rappeler
que si la sélection d'une action est essentielle, le choix de son timing est encore plus
important.
80% des trades négatifs ont pour origine le problème du timing. Les actions ou les
futures ont bien été des gagnants potentiels, mais ils ont été achetés ou vendus au
mauvais moment. Je ne connais qu'un seul moyen d'avoir une maîtrise relative sur le
timing : l'analyse graphique. C'est elle qui donne le signal d'achat et de vente. Et non
pas autre chose...
Principe N°12 : Initiez vous à la spéculation sur les contrats futures et leurs options.
En Europe, 95% des investisseurs privés n'utilisent pas les marchés à terme,
appelés communément les contrats futures, ou produits dérivés. Alors qu'aux USA,
plus de la moitié des investisseurs spéculent sur ces marchés de plus en plus
croissants. On estime à plus de 6 mille milliards de dollars les transactions
quotidiennes sur ces marchés, ce qui représente le montant annuel des transactions
du commerce physique mondial.
Aujourd'hui, un spéculateur qui limite son champs uniquement dans les actions,
comme plus de 90% des particuliers français, limite de manière considérable son
potentiel de gain.
Il s'agit de vivre avec son temps et des possibilités offertes par les marchés
financiers. Ces marchés à terme souffrent de trois maux :
1- Ils semblent compliqués, réservés aux professionnels.
2- Ils ont la réputation d'être très dangereux, puisque le potentiel de gain
comme de perte est énorme.
3- Ils sont « immoraux », car la majorité des traders sur ces marchés
n'investissent pas , ils ne font que de la spéculation pure.
Voilà ce que je pense de ces marchés :
1- Ils sont beaucoup moins compliqués que les actions. Aujourd'hui un
particulier a plus de chances de faire des opérations positives sur un
contrat future que sur une action.
2- Ils ne sont absolument pas plus dangereux que les actions. Il suffit de
respecter une méthode rigoureuse de spéculation. Ces marchés sont très
intéressants et je me ferai un plaisir de vous initier. 90 % de mes
opérations de trading ont pour support les contrats futures. Je suis
persuadé qu'une fois que vous en assimilerez le mécanisme, vous
spéculerez presque exclusivement sur ces marchés.
3- La spéculation, qu'elle soit sur les actions ou sur les marchés à terme, ne
peut être taxée « d'immorale » car elle est l'essence même de la régulation
des marchés financiers et donc de l'économie mondiale. C'est un sujet de
philosophie, d'économie et de conscience sociale que nous n'allons pas
traiter ici. Je n'ai pas un gramme de mauvaise conscience à gagner de
l'argent sur les marchés financiers grâce à la spéculation.
Qu'est ce donc un contrat future ?
Un contrat future est un produit financier qu'on peut acheter ou vendre à découvert et
qui peut concerner les matières premières ( pétrole, or, blé, sucre ), les devises, les
taux d'intérêt ou encore les indices boursiers comme le CAC40, le Nasdaq, le S&P
des USA.
Exemple :
Je vends à découvert, en Octobre 2000, un contrat CAC40 échéance Décembre
2000 au cours de 6300.
Chaque point de variation de ce cours vaut 10 Euros. Dont la valeur de ce contrat est
de 6300 X 10 = 63 000 Euros. Mais il ne me suffit d'avoir sur le compte que 6 000
USD pour prendre position sur ce contrat, soit à la vente soit à l'achat. C'est ce qu'on
appelle la couverture ou
the deposit en anglais. Comme si le courtier nous fait crédit
de 10 fois la mise.
Sur certains contrats (les devises en particulier), et en fonction du courtier, cela peut
monter jusqu'à 100 fois la mise. C'est le fameux effet de levier qui caractérise le
marché des futures. On peut gagner gros et ...perdre gros. Cependant, comme on le
verra plus loin, en appliquant avec méthode et rigueur les principes déjà énoncés et
ceux qui suivent, il est impossible de perdre gros. Je dis bien impossible !
Revenons à notre exemple :
En vendant en Octobre un contrat CAC40 à 6300, je spécule que le marché français
va connaître une baisse d'ici Décembre 2000.
Supposons que j'ai raison et qu'en Novembre déjà, le contrat ne vaut plus que 5700.
Je n'ai as besoin d'attendre l'échéance pour réaliser mon profit et donc je rachète ma
position.
Je gagne 6300 – 5700 = 600 points. Les frais de courtage étant de 10 Euros pour
l'aller retour, je fais un profit net de : (600 points X 10 Euros) – 10 Euros = 5990
Euros.
Pour une mise de 6000 euros. Une performance de 100% en moins d'un mois.
Supposons que j'ai tort et que le contrat soit monté à 6900, entre le moment où je l'ai
vendu à découvert et son échéance de Décembre. Je perds donc théoriquement 600
points. Je dis bien théoriquement, car dans la pratique une perte de 600 points sur
un seul CAC40 ne pourra jamais arriver. Pourquoi ?
Vous l'avez deviné : j'ai passé, en même temps que l'ordre de vente à découvert, un
ordre stop de protection à moins de 100 points. Autrement dit un ordre d'achat stop à
6400.
Donc, dans le pire des cas, le maximum que je peux perdre dans cette position
c'est :
100 X 10 = 1000 euros + les 10 euros des frais de courtage. Soit 1010 euros toujours
sur une mise de 6 000 euros.
Conclusion : voilà une opération de spéculation où, en pratique ( et non en théorie
seulement ! ), le potentiel de gain est largement supérieur au potentiel de perte. Si en
plus on cumule les principes étudiés ci dessus pour augmenter la probabilité d'avoir
raison, on comprend le grand succès des contrats futures. Et ce n'est pas tout ;
d'autres critères viennent expliquer pourquoi des centaines de milliers d'américains
spéculent sur ces marchés.
a) Le marché des futures bénéficie une grande fluidité, contrairement
au marché des actions. Quand on veut passer des dizaines de
contrats d'achat ou de vente, le marché les engloutit presque
automatiquement, ce qui n'est pas le cas du marché des actions.
b) De part sa puissance financière, le marché des futures limite
considérablement les possibilités de manipulation. Par exemple
pour pouvoir peser sur le marché du CAC40, il faut passer des
ordres sur 400 ou 500 contrats, ce qui n'est pas à la portée de tout
le monde.
c) Le fait de pouvoir jouer la baisse avec la vente à découvert est un
critère important, car les investisseurs détestent acheter et n'avoir
rien d'autre à faire qu'attendre que les valeurs veuillent bien monter.
Le marché des futures, en permettant de suivre la tendance, qu'elle
soit baissière ou haussière, offre la possibilité d'une spéculation
toujours active.
d) Les frais de courtage sont très largement inférieurs à ceux du
marché des actions. Pour acheter en actions l'équivalent d'un
contrat future CAC40 ( 63 000 ¤) il faut débourser environ 0,5%
c'est à dire 315 ¤ contre 5¤ seulement pour le contrat future. La
différence est gigantesque.
e) Il est prouvé qu'il est beaucoup plus facile de prévoir le mouvement
d'un indice boursier que le mouvement d'une action.
La spéculation sur les futures est incontestablement plus intéressante pour le
particulier que la spéculation sur les actions. Plus besoin de calculer le PER, ni de
faire des analyses financières poussées, encore moins de surveiller les résultats
d'une entreprise.
Laisser moi vous poser une question : d'après vous lequel de ces deux poissons est
plus facile à suivre dans l'océan , la baleine ou une sardine ? C'est exactement la
même chose pour un indice boursier et une action.
Pour dynamiser un portefeuille boursier moderne, il me semble utile d'ouvrir un
compte dédié au marché des futures. Et je recommanderai de ne faire dans un
premier temps que les futures sur indices boursiers. Jusqu'à en maîtriser
parfaitement le mécanisme.
Spéculer sur les futures est aussi simple que cela. Ce n'est absolument pas réservé
aux experts de la finance. Commencez doucement, avec un seul contrat à la fois et
ne vous laissez pas emporter par l'euphorie des premiers gains. Les futures, eux
aussi ont des principes propres que vous allez découvrir et apprendre à respecter.
L'essentiel est d'aller progressivement.
Il n'existe malheureusement pas de livres en français sur les futures. J'ai dû réviser
sérieusement mon pauvre anglais pour étudier ces marchés sur les sites américains.
Peut être que certains sites francophones s'y sont mis...Si vous en trouvez, je vous
serai reconnaissant de m'en envoyer l'adresse.
Conclusion
Si vous achetez et étudiez les livres de Stan Weinstein ( Secrets pour gagner en
bourse ) et Steve Nison ( Les Chandeliers japonais ) et que vous utilisez les principes
que nous venons de voir, je peux vous assurer que vous avez les outils nécessaires
et suffisants pour , en tous les cas arrêter de perdre sur les marchés financiers.
Bien sûr, cela ne va pas marcher à tous les coups. Mais une chose est sûre ; vous
avez désormais toutes les chances de devenir un spéculateur de talent.
-
Ne vous embarrassez plus des informations économiques ou financières.
-
Ne tendez pas l'oreille aux rumeurs.
-
Ne lisez pas les conseils des experts, et surtout ne les suivez pas.
-
Ne vous positionnez pas au « flair ».
-
Apprenez à faire les replis stratégiques pour clôturer une position
perdante.
-
Faites du graphique votre UNIQUE et véritable source d'informations
fiable.
-
Ne prenez jamais de position sans mettre un ordre stop de protection.
-
Attendez le bon moment puis entrez avec force dans le marché.
-
Dynamisez une partie de votre portefeuille sur les futures.
Je sais bien que la majorité des investisseurs prend ses décisions en fonction de
l'analyse fondamentale, de certaines informations plus ou moins
privilégiées, ou pour
suivre des recommandations par des experts. Voilà un moyen efficace pour perdre
de l'argent avec bonne conscience, car ce sont les autres qui se sont trompés.
Le premier principe d'un spéculateur qui a de l'ambition est de ne suivre AUCUN
conseil. J'ai toujours été sidéré par le manque de perspicacité dont faisaient preuve
les experts boursiers. Surtout certains journalistes de revues spécialisées.
Comme vous avez dû le remarquer, ma méthode est assez catégorique. Elle ne va
pas convenir à tout le monde. Ce n'est pas son but d'ailleurs...car il nous faut bien
quelqu'un en face, pour réaliser des profits...A vous de choisir votre camp."